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lundi 10 novembre 2025

Pauline KROLIC - La Cascade des Folles

Auto-édition - 25€ - 381 p. - 08/10/25


Résumé : 
Nous sommes ici dans un livre à mi-chemin entre le roman de fantasy et le conte, le tout avec des airs de dystopie féministe et d'aventure. On y suit Adèle qui doit accepter d'embrasser une grenouille pour se lier avec un prétendant. Sauf que jusque là, Adèle a refusé toutes les grenouilles qu'on lui a présentées, même celles de son meilleur ami Wolfgang. Alors que l'heure de se fiancer approche, Lucie, une jeune trouvère, fait étape dans leur contrée et porte avec elle des idées nouvelles...

Ma critique :
Tout d'abord, sachez que ce qui m'a attirée au départ vers ce livre, c'est tout simplement sa belle couverture aux couleurs chatoyantes et son magnifique jaspage (quoi ? vous ne saviez pas encore que j'ai depuis toujours une passion pour les jaspages, et ce depuis bien avant qu'ils soient à la mode ? et bien maintenant, vous le savez.)
Ensuite, quand j'ai lu conte et lgbt, ma curiosité a été attisée.
Il n'aura fallu qu'un échange rapide avec l'autrice sur Instagram pour finir de me convaincre. (Faible moi ? vous déconnez ?)

On a donc ici une super idée de départ avec cette histoire de grenouille, et un conte différent car en la faveur des femmes : ce que nous narre ici l'autrice n'est autre que l'affranchissement d'Adèle et des femmes de son royaume. J'ai adoré ce postulat et suivre cette aventure pour savoir si la quête serait victorieuse.
J'ai aussi beaucoup aimé les différents personnages, particulièrement Wolfgang je crois, que j'ai déploré être un peu évincé au départ mais aussi Adèle qui s'émancipe et Lucie, que j'aurais aimé connaître un peu plus en dehors de ses qualités louangées et justifiées de trouvère.
Il y a dans cette histoire quelques retournements de situation pour ne pas nous déplaire : l'autrice sème le doute sur certains personnages : sont-ils vraiment ce qu'ils semblent être ? traitre ? allié ?

Par contre, j'aurais quelques reproches tout de même à faire qui sont propres au modèle d'édition choisi. Il y a pas mal de coquilles et je trouve qu'il manque d'un travail éditorial de relecture. Un travail qui aurait corrigé des fautes mais aussi permis de réajuster l'ensemble. 
Il y a en effet pour moi un léger problème de rythme : au départ, on est accroché, on veut absolument savoir la suite. Puis quelques longueurs, on décroche, on n'attend plus la session de lecture avec impatience. Et enfin, on nous raccroche, on veut savoir ! Bref, c'est un peu inégal.
Et il semble y avoir un gros couac sur la fin, ou alors est-ce moi qui n'ai rien compris ? 😅

Pour autant, je ne regrette pas du tout de m'être laissé tenter car les points forts l'emportent sur ceux à améliorer : le combo beau livre + autrice sympathique + conte + LGBT est un combo gagnant pour moi.
Je continuerai juste à rester sur mes gardes vis à vis de l'auto-édition.

Mots clefs : Fantasy - Conte - LGBT - Femme

Ma note : 16/20

samedi 6 septembre 2025

Ciara Smyth - Je déteste les comédies romantiques

Slalom - 18€95 - 368 p. - 23/03/23

Présentation de l'éditeur :
Saoirse fuit toute relation sérieuse, elle est allergique aux clichés romantiques autant qu'à l'engagement, d'ailleurs elle n'est plus certaine de vouloir faire des études... À quoi bon si c'est pour perdre la mémoire comme sa mère ? Son équilibre réside dans des règles strictes : pas de sentiments, rien de personnel. Mais lorsque la belle Ruby, de passage pour l'été, lui propose seulement des premiers rendez-vous, inspirés de ses films d'amour préférés, Saoirse accepte. Que risque-t-elle après tout si ça ne va pas plus loin ? Sauf que... bien entendu, rien ne va se dérouler comme prévu !

Ma critique :
Cet été, j'ai voulu me plier au jeu de la lecture de saison, estivale donc et sans prise de tête. 

Ce roman, avec son titre, sa couverture et sa 4ème de couverture me semblait cocher toutes les cases : Roman d'amour d'adolescentes, en été, à la plage.
Ce fut un peu le cas, mais pas seulement.
Pas seulement, car, déjà, ici, il s'agit de romance lesbienne et non hétéronormée. Et c'est génial :D
Pas seulement non plus car il y est, beaucoup, question de maladie mentale. Et même si ça casse un peu le trip du roman feel-good d'été, c'est quand-même très très plaisant que ce sujet soit abordé dans un roman pour ado, voire même, dans un roman tout-court.

Pourtant, ce roman me laisse un souvenir en demi-teinte [Souvenir car je l'ai lu il y a déjà un mois]
Déjà, à cause du personnage principal : Saoirse. Elle est insupportable. J'ai failli lâcher le roman à cause de son attitude avec ses proches ou avec ce que l'on sait de ses pensées. Au final, je me suis accrochée pour les thématiques du roman, mais pas pour elle.
Car il y a vraiment de bons sujets, avec la situation amoureuse du père de Saoirse en plus de ceux que j'ai déjà cités.
Ensuite, je m'attendais vraiment à beaucoup de références sur les comédies romantiques et à ce que ce livre en soit une elle-même, ce n'est pas le cas.
Enfin, à cause de sa fin. Peut-être qu'elle conviendra à bon nombre d'entre vous, mais moi, elle me laisse un petit goût de tristesse. Ce n'est pas cette fin dont j'avais besoin en choisissant cette lecture.

Ca reste toutefois un roman efficace qui se lit très bien et qui a des personnages secondaires intéressants, que j'aurais aimé voir creusés davantage.

En somme : bon sujet mais des défauts et un livre qui s'oubliera sans doute très vite...

Mots clefs : Romance - LGBTQI+ - Maladie mentale - Divorce

Ma note : 15/20

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vendredi 17 janvier 2025

Baptiste Beaulieu - Tous les silences ne font pas le même bruit

L'Iconoclaste - 20€90 - 366 p. - Octobre 2024


Présentation de l'éditeur : 
L'Histoire d'une différence. Tu es un garçon de 8 ans. Un dimanche soir, en famille, tu regardes un film qui se moque d'un couple d'hommes. Qu'y a-t-il de si drôle ? Tu deviens un adolescent que l'on insulte : " Sale pédé ! " Tu contemples l'eau noire du canal du Midi, prêt à abandonner. Sur tes épaules, un sac à dos rempli de pierres et ton secret. Te voilà jeune homme, tenant la main de ton amoureux au risque d'être tabassé, puis père à ton tour. Un médecin révolté, un écrivain qui ne peut plus se taire. C'est l'histoire d'un homosexuel, aujourd'hui, en France. Son récit nous fait entrer dans sa peau et adopter son regard. Il raconte les préjugés, le harcèlement, la mise à l'écart et les silences qu'il doit affronter. Il y a l'homophobie qui nous révolte et celle que l'on ne soupçonne pas, logée en chacun de nous. Un grand texte, bouleversant et universel.

Ma critique :
J’ai lu ce livre il y a quelques semaines déjà. Quand je l’ai lu, je pensais lire un roman autobiographique. Mais en fait on est ici beaucoup plus proche d’un essai sur « être homosexuel en France de nos jours » que sur un roman. Mais tout ça par la plume de Baptiste Beaulieu, donc très accessible et agréable à lire. Et du fait du sujet, très intéressant, très documenté. 

Déjà, Baptiste Beaulieu sait de quoi il parle, car il est lui-même concerné : concerné par l’homosexualité puis qu’il aime les hommes, par l’homophobie puisqu’il la subit, par l’homoparentalité car il a un petit garçon en bas âge avec son conjoint. 

De plus Baptiste Beaulieu est médecin et romancier. Et tout ça, il le vit encore plus dans son premier métier, puisqu’il côtoie du monde, pros de la santé, patients ; homosexuels outé, homosexuel qui ne le dit pas, personnes en questionnement, personnes fières, personnes honteuses qui ne devraient surtout pas l’être, bref, des humains, de tous âges, de tout milieu pro, etc Et il nous le raconte avec émotions et engagements grâce à son second métier.

C’est par cette expérience, la sienne propre, qu’il nous conte tout ça. Comment il s’est construit, ce qu’il a vécu, ce qu’il a vu. 
Et par ses connaissances et recherches, on aperçoit comment la société a évolué autour de cette question qui n’en est pas une. 

Je voulais en dire beaucoup plus et beaucoup mieux autour de ce livre, mais parce que la vie, notamment la vie de maman, j’ai laissé passé du temps et mes souvenirs entrecoupés de nuits hachées et de charges mentales ne sont pas aussi précis que ce que j’aurais souhaité.

Dans tous les cas, n'hésitez pas à lire ce livre, il est de nécessité publique, et vous y apprendrez forcément quelque chose.

Ma note : 19/20

 

Citations : "On ne devrait pas apprendre à mentir avant de savoir aimer"

 "Pire encore : il est gay et il le montre. IL. LE. MONTRE. Ben, vous savez quoi ? Composez avec. La gêne, elle est de votre côté." 

 "[...]ce n'est pas parcequ'un enfant est homosexuel qu'il est viré de chez lui, c'est parce qu'il a des parents homophobes"

  "La tolérance, c'est pour le gluten ou le lactose, tu ne veux pas qu'on te tolère, tu veux qu'on te respecte et jouir des mêmes droits que les autres" 


Mots clefs : Essai - Homosexualité - Société - Homophobie


Du même auteur...




lundi 18 mars 2024

Lydie TABARIN - Les Fleurs les plus Dangereuses n'ont pas d'Epines

Hachette - 20€ - 407 P. - Janvier 2024

Ma critique :
Une fois n'est pas coutume, je rédige ma critique alors même que je referme le roman !
Déjà, à savoir que je suis depuis quelque temps l'autrice sur insta et que j'avais hâte hâte hâte de lire cette histoire !

L'histoire, c'est deux jeunes filles confectionneuses de thé, maintenant rivales mais autrefois amies, qui se retrouvent au cœur de l'enquête sur un crime de grande envergure. Pour prouver l'innocence de leurs familles, elles vont de voir s'allier et enquêter ensemble.

Déjà, l'univers construit autour du thé et de sa fabrication m'a captivé d'emblée. Cela change et c'était, pour moi, diablement attrayant. D'ailleurs, je rédige cette chronique avec une tasse de thé.

Ensuite, la magie liée au thé, très subtile, est très originale et très bien amenée.

Enfin, les personnages sont vraiment chouettes. J'ai beaucoup aimé Isabel et Andarina, certains personnages secondaires aussi. Le personnage de Feng, important dans l'histoire et la narration, est très intéressant aussi même si je me suis moins attachée à lui. 
La relation d'Isabel et d'Andarina et son évolution est très bien développée.

Et tout cela s'articule autour de conflits politiques, de secrets et de trahisons.

En somme, c'est un cocktail qui passe très très bien. Il m'a manqué quelque chose pour que cela soit un coup de cœur mais je n'arrive pas à savoir quoi. Peut-être quelque chose dans le rythme ? je ne sais pas.

En tous cas, c'est un roman que je vous recommande sans hésitation, pour son univers différent, ses personnages et la représentativité dont il fait preuve.

PS : Est-ce qu'on parle de la beauté de la couverture ? Non, elle se suffit à elle-même.

Mots clefs : Fantasy - Rivalité - Secrets - Politique - Ownvoice - Représentativité - LGBT

Ma note : 16/20

vendredi 9 février 2024

TJ KLUNE - La Maison au milieu de la Mer Céruléenne

De Saxus (Collector) - 26€90 - 473 p. - Juillet 2021


Ma critique :
Voici un livre que l'on voit régulièrement passer ces derniers mois. J'ai longtemps hésité, et quand j'ai vu l'édition Collector qui sortait pour Noël, je me suis dit que c'était le moment !
Et sans surprise, j'ai adoré ma lecture :D

On a ici un employé du Ministère de la Jeunesse Magique, Linus Baker, qui est envoyé en inspection sur une île, afin de vérifier que tout se passe bien pour les enfants placés là-bas.
Mais voilà, les enfants ne sont pas n'importe quels enfants, ce sont tous des créatures extraordinaires. Ils sont sous la tutelle du directeur de leur maison, le mystérieux mais sympathique Arthur Parnassus.

Sous cette histoire de prime abord assez classique, nous avons un roman enchanteur de cosy fantasy.
Ici, bien que quelques éléments soient intrigants, point de roman d'aventure.
Nous avons un décor paradisiaque où s'élève une maison au charmant jardin et des personnages tous plus attachants les uns que les autres qui y cohabitent pour certains, et qui prennent le temps de s'apprivoiser pour d'autres.

Linus Baker est un employé modèle, travailleur, sérieux, à la vie simple. Un peu inquiet lorsqu'il est choisi pour enquêter sur les enfants.
Arthur Parnassus, le mystérieux directeur est un peu son opposé. Il est avenant, souriant, lumineux.
Les enfants sont... des enfants. Différents mais joviaux, farceurs, curieux.
Ce panel de personnages est très attachant. L'histoire prend le temps de nous les présenter tour à tour et c'est un plaisir.

Ce roman, c'est une balade qui permet de déconnecter avec la réalité.
C'est aussi et surtout une ode à la différence. Car je n'en ai pas parlé mais il est très inclusif, chacun y a sa place, peu importe son espèce, son genre, son caractère, etc.

C'est un très beau roman doudou que j'ai adoré lire.
Et c'est un des plus beaux objet-livres de ma bibliothèque.

Mots clefs : Cosy fantasy - Créature - Différence - Famille - LGBT

Ma note : 17/20

mercredi 29 novembre 2023

Panayotis PASCOT - La prochaine fois que tu mordras la poussière

Stock - 19€50 - 240 p. - 23 août 2023


Ma critique :
Encore un titre vers lequel je suis allée les yeux fermés par sympathie envers son auteur. Fin, je ne le connais pas du tout personnellement, mais j'ai adoré le voir débuter dans Le Petit Journal puis Quotidien aux côtés de Yann Barthès.

Quand le livre est sorti, en magasin, nous n'étions pas sûrs d'où le ranger : témoignage ? littérature ? Après lecture, franchement, c'est un peu des deux, mais très très autobiographique.
Les premières critiques que j'ai vues passer de confrères libraires étaient très élogieuses, je partais confiante.

Qu'en est-il au final me direz-vous ?
C'est une lecture très facile d'accès où Panayotis se confie notamment sur son rapport au père en particulier, aux hommes en général, mais surtout à lui-même. 
Ainsi, sont passées en revue : sa famille, ses premières amours et sa découverte de son homosexualité, et sa dépression en gros. Tout cela dans une introspection faite pendant des moments plutôt solitaires.

Ce que je me suis dit tout au long de ma lecture, c'est que ce livre me plaisait et m'intéressait car je m'intéressais à la personne. De mon côté, je n'ai pas été frappée par les qualités littéraires que j'ai vues évoquées à droite à gauche.

Je trouve ce livre nécessaire par ses sujets abordés par une personnalité publique. De plus, un comédien qui parle de dépression, ça met le doigt sur un fait qui n'en est pas un pour tout le monde : ce n'est pas parce qu'on rit, sourit et fait rire, qu'on n'est pas en pleine dépression et remise en question de tout, de soi. Alors pour ça, merci Panayotis !
Citation : "Quand je découvre une musique que j'aime bien je peux l'écouter cinquante fois de suite jusqu'à m'en lasser, parfois jusqu'à ce qu'elle me dégoûte. J'ai parfois l'impression de faire la même chose avec les gens."
Mots clefs : Autobiographie - Père/fils - Dépression - Homosexualité

Ma note : 14/20

jeudi 9 novembre 2023

Baptiste BEAULIEU - Où vont les larmes quand elles sèchent

L'Iconoclaste - 20€90 - 272 p. - 5 octobre 2023


Ma critique :
Vous connaissez Baptiste Beaulieu ? Médecin, écrivain, homo militant, plus féministe que moi.
Moi, je ne sais même plus comment je l'ai connu. Sur insta certainement. Car son compte est pour moi et pour beaucoup, une pépite d'humanité, à laquelle on ajoute une touche d'humour à en rire seule devant son téléphone.

Maintenant que vous avez, un peu, cerné le personnage, parlons de ce roman-vrai. Et bien, c'est une belle synthèse, un beau complément, de ses stories insta.
C'est à dire qu'on y suit son quotidien de médecin, homme cis, homo, misandre, aux côtés de ses patients presque tous plus fantastiques et attachants les uns que les autres.

C'est un livre doudou. Doudou traitre parfois. Car on s'émeut, on rigole, mais franchement on pleure aussi des fois. Parce qu'un médecin, mine de rien, ça soigne les malades. Et des fois ça ne peut pas guérir.

Baptiste Beaulieu alterne les anecdotes sur ses patients, tristes ou joyeuses, toujours humaines, tout en gardant en fil conducteur une question : où sont passées ses larmes ? Pourquoi n'arrive-t-il plus à pleurer ? Et ce sont sa vie, ses expériences, qui vont tenter de lui (nous) faire comprendre le pourquoi du comment.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre. Sous couvert de roman, c'est un vrai témoignage du quotidien d'un soignant. Ne passez pas votre tour.

Mots clefs : Témoignage - Santé - Emotion - Ouverture d'esprit

Ma note : 18/20

Du même auteur...


mercredi 25 janvier 2023

K. O'NEILL - La trilogie des Dragons-thé

Bliss Comics - 59 € - 3 tomes - 9 décembre 2022


Ma critique : Très longtemps que je n'ai pas rédigé de critique BD par ici. 
Mais la lecture de cette trilogie que je me suis offerte pour Noël m'a fait un bien fou alors je souhaitais vous en dire quelques mots.


Dans un univers fantasy, nous suivons différents personnages, humains, animaux anthropomorphes ou encore dragon métamorphe qui côtoient et s'occupent de dragons-thés.
Les dragon-thés sont de petits animaux avec leur caractère propre, qui sont la plupart du temps associé à un humain qui serait leur gardien. Ces dragons produisent sur leur tête des feuilles de thé, qui, quand elles sont consommées, permettent à ceux qui boivent le thé de partager les souvenirs de ces dragons.


Ce que je retiens particulièrement de ces BDs, c'est la douceur qui s'en dégage. Par la rondeur des traits de dessins, les couleurs chaleureuses mais surtout par la bienveillance et l'empathie dont font preuve les personnages les uns avec les autres.

Ce sont des histoires très douces, qui apaisent et qui sont très inclusives. Les personnages ne sont pas tous hétéronormés ou valides, on y côtoie un panel de personnages différents, chacun avec leur personnalité. 
Mais cette inclusivité et cette douceur ne sont pas "trop" : elles font partie de l'histoire sans en être le sujet principal et cela fait un bien fou.

Ainsi j'ai eu un énorme coup de cœur pour cette trilogie doudou et je ne peux que chaudement vous la recommander. Moi, elle m'a réchauffée le cœur en ces jours d'hiver difficiles.

Mots clefs : Fantasy - Réconfort - Famille - Amitié - Inclusivité - LGBT - Handicap

Ma note : 19/20

samedi 8 octobre 2022

Sophie GONZALES - Perfect on paper

Slalom - 17€95 - 432 p. - Août 2022

Ma critique : 
Dans Perfect on paper, on suit Darcy qui donne des conseils sentimentaux à ses camarades de lycée grâce au casier 89. Personne ne sait que c'est elle, et elle garde l'identité de ceux qu'elle devine pour elle. Enfin normalement. 
Aussi, Darcy, bi assumée et acceptée, est amoureuse de sa meilleure amie et ne sait pas le lui dire. 
Un jour, Alexander Brougham surprend Darcy a récupérer les lettres du casier 89. C'est le début d'une relation étrange entre eux, basée préalablement sur un chantage.

C'est un roman que j'ai beaucoup aimé, pour beaucoup de choses, notamment sa thématique, mais aussi par l'omniprésence de personnages LGBT+ et grâce aux personnages de Darcy et Brougham.
La thématique du sentiment amoureux et des conseils sentimentaux est une thématique qui m'intéresse. Surtout que les conseils que donne Darcy sont à la limite du développement personnel, très bien renseignés car elle regarde des tas de vidéos YouTube concernant ce sujet. Ainsi, les conseils sont plutôt judicieux.
Pour ce qui est des personnages LGBT+, je vous laisserai les découvrir par vous-même, mais le fait que beaucoup soient assumés, sans que cela soit LE truc du roman et sans que cela fasse trop est top. Il y a même la présence d'une asso LGBT+ au sein du lycée pour que les gens puissent s'exprimer dans un endroit safe s'ils le désirent.
Enfin, Darcy est très attachante. Elle veut bien faire et ne réussit pas toujours ce qui la rend à nos yeux humaines et semblables à nous-même et fait qu'on s'y attache. Quant à Brougham, s'il est de prime abord plutôt particulier et exécrable, on sent assez vite (peut-être un peu trop vite) qu'au fond il doit valoir plus que ça, et le personnage que l'on découvre au fur et à mesure du roman est très intéressant.

Vous l'aurez compris, encore un livre que j'ai beaucoup aimé et que je vous recommande chaudement, encore plus aux amis profs et documentalistes ;-)
Citations : 





Mots clefs : LGBT - Romance - Lycée - Amitié

Ma note : 17/20

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mardi 13 septembre 2022

Elodie GARNIER - Juste une fois pour essayer

Harper Collins - 7€30 - 288 p. - Avril 2022

Ma critique :
Une fois n'est pas coutume, petit article à chaud alors que je referme juste le livre (et que j'ai bien d'autres chroniques en retard...)

Juste une fois pour essayer nous raconte l'histoire de la rencontre entre Elodie, lesbienne assumée, et Sara, mère de jumeaux, en couple et fiancée. Avant son mariage, Sara lance par défi qu'elle coucherait bien avec une femme, juste une fois pour essayer. Cette femme, ça sera Elodie.
Sauf que, contre toute attente, une idylle naitra entre les deux femmes, bientôt suivie d'une passion avec tout ce que cela peut avoir de destructeur. Car Sara ne compte pas quitter sa famille malgré la naissance de sentiments, et parce qu'Elodie tombe amoureuse à en avoir mal, d'être dans l'attente de la moindre miette que pourra lui laisser celle qu'elle aime.

Bien qu'ici les protagonistes soient deux femmes, c'est une histoire universelle dans laquelle chacun pourra se retrouver, ce que j'ai apprécié.

J'ai beaucoup aimé ce roman pour son sujet qui est, avant tout, la passion et ses ravages.

Un petit bémol sur le style d'écriture qui serait, selon moi, à améliorer car trop scolaire. Mais la lecture n'en reste pas moins très fluide, facile d'accès et addictive.
Citation : "Mais vouloir oublier quelqu'un, c'est finalement y penser tout le temps"

Mots clefs : LGBT - Passion - Expérience - Relation amoureuse - Romance

Ma note : 16/20

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mardi 19 juillet 2022

Benjamin Alire Saenz - Aristote et Dante plongent dans les eaux du monde

PKJ - 18€90 - 624 p. - Mai 2022

Ma critique :
7 ans après avoir grandement apprécié le tome 1, le tome 2 est sorti ! 
Afin de me rafraichir la mémoire, j'ai relu le 1, puis directement à la suite, le 2. Et j'ai encore plus apprécié ce tome 1 qu'à l'époque alors c'est dire que l'enchainement avec le 2 s'est fait naturellement.

Dans ce tome 2, on retrouve donc Aristote et Dante et leur histoire d'amour naissante. C'est un réel plaisir que de les voir évoluer, que de voir les questionnements d'Aristote sur sa famille trouver des réponses. De voir leurs parents si bienveillants les accompagner dans leur relation naissante et leurs questionnements.

Dur de vous en parler sans trop en dire, mais si vous avez aimé le tome 1, vous allez vous régaler. 
Si vous ne connaissez pas, foncez lire ma critique de 2015 puis lire le livre <3
Et préparez-vous à être brinquebalé émotionnellement parlant ;-)

Mots clefs : Adolescence - LGBT - Découverte de soi - Secret de famille - Mexicano-américains

Citations :
 "Quand on se sent seul [...], ceux qui le remarquent sont ceux sur qui compter. Ce sont les gens qui nous aiment"
"A cet instant, j'avais l'impression d'avoir épuisé mon stock de larmes. J'aurais tout donné pour devenir une chaise, un canapé ou un sol en béton. N'importe quel objet inaimé, n'importe quelle chose dénuée d'émotions"

Ma note : 18/20

Ma critique du tome 1 :



dimanche 26 juin 2022

Anne-Fleur Multon - Allô Sorcières T.3 Un peu plus près des étoiles

Poule Fiction - 9€95 - 216 p. - Mai 2022


Ma critique :
Ce que j'ai pu l'attendre ce tome 3, d'Allo sorcières, ohlala ! Mais le résultat est à la hauteur de mes attentes ;-)
Cette fois-ci, c'est aux côtés d'Itaï en Nouvelle-Calédonie que nous partons. Et avec elle, nous découvrons cette petite île, ses habitants et ses ressources. Si Itaï ne s'y sent pas à sa place, si elle s'y sent jugée et ne se préoccupe pas du tout du drame écologique qui menace, l'arrivée de métropole de Gaïa va lui faire voir les choses sous un autre angle.

J'ai adoré ce livre : déjà car, vous l'aurez compris, j'adore cette série et chacune de ses protagonistes. Mais particulièrement ce tome-ci, moins aventuresque que le précédent, mais plus collé à la réalité d'une collégienne en questionnement
De plus les thèmes abordés ici me semblent nécessaires à questionner à l'adolescence et encore plus aujourd'hui où notre société est à un croisement dans beaucoup de domaines.

La seule chose à ajouter, c'est que j'attends déjà impatiemment le tome 4 :-D

Mots clefs : Nouvelle calédonie - Ecologie - Adolescence - LGBT

Ma note : 19/20

Les tomes précédents...


mardi 3 mai 2022

Anne-Fleur MULTON - Les Nuits Bleues

Editions de l'Observatoire - 18 € - 208 p. - Janvier 2022

Ma critique :
Les Nuits bleues, ce sont les débuts d'une histoire d'amour à l'heure du confinement. Il n'est pas cité explicitement, mais on sait, par le contexte, qu'il est là.

Deux femmes se sont vues à une soirée. Quelque temps après elles correspondent, et très vite, se correspondent.

Ce sont les prémices de l'amour et du désir qu'Anne-Fleur Multon nous dépeint là, tout en pudeur et sincérité, fougue et vérité. On entre dans l'intime, et pourtant on ne se sent pas en trop, tant le sentiment décrit est universel et beau.
A travers l'autre, une découverte de soi. Le tout porté par une écriture infiniment poétique.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce roman-vrai que j'attendais impatiemment. Encore une réussite pour Anne-Fleur Multon dont je suis déjà avec une attente infinie la saga jeunesse "Allo sorcières"

Mots clefs : Amour - Désir - Sentiment - LGBT - Découverte de l'autre

Ma note : 17/20

Vous aimerez peut-être..

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vendredi 29 avril 2022

Rachael Lippincott - La liste porte-bonheur (trad. par Valentine Vignault)

Michel Lafon - 16€95 - 304 p. -  Mars 22 


Ma critique :
Alors qu'Emily fait du rangement et du tri dans les affaires de sa mère décédée 3 ans plus tôt, elle découvre une liste de choses que sa mère avait décidé de faire lors de sa dernière année de lycée.
Avec l'aide de Blake, la fille d'un proche ami de son père, Emily va tenter de réaliser à son tour les choses de cette liste.

Le début ne donne pas le ton du roman : on assiste à une partie de Bingo de village. Je me suis demandée dans quoi je m'embarquais, j'ai trouvé ça chiant. Heureusement, très vite, l'arrivée de Blake et la découverte de cette liste vont bousculer le roman comme la vie d'Emily.
On va alors assister à l'été d'une adolescente qui tente de se reconstruire après que sa bande d'amis ait explosé suite à quelque chose qu'elle a fait. Cet été sera rythmé par l'amitié, la naissance des sentiments et bien sûr, la réalisation des points de la liste.

J'ai passé un excellent moment avec cette lecture, un roman ado simple et efficace ponctué par une liste à cocher : et j'adore les listes !

Mots clefs : Adolescence - Amitié - Liste - LGBT

Ma note : 17/20

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lundi 12 juillet 2021

Meredith RUSSO - Birthday

Pkj - 17€90 - 336 p. - Mars 2021

Ma critique :
Je suis sortie de ce roman mitigée, je souhaitais mûrir ma réflexion avant de rédiger l'article, et au final, beaucoup plus de temps qu'initialement prévu a passé.

Si je l'ai lu si vite après le précédent de l'autrice, malgré un avis déjà mitigé, c'est qu'il m'a été recommandé et que les critiques étaient assez élogieuses, alors je me suis dit que peut-être...

Tout d'abord, nous passerons sur la polémique autour de l'autrice qui agite le net, mais qui refroidit quand-même quelque peu. Je vous laisse aller voir si vous le souhaitez.

Ensuite, avec 3 semaines de recul, je suis toujours mitigée, voire même déçue.

En quelques mots, on suit l'histoire d'Eric et Morgan, nés le même jour et amis depuis la naissance.  On va les suivre chaque année à l'époque de leur anniversaire, pendant toute l'adolescence. L'un et l'autre, ainsi que leur relation, vont évoluer. En effet Morgan est mal dans sa peau, tandis qu'Eric tentera de s'affranchir de son père.

Dur d'en dire plus sans spoiler. Et en même temps, je me demande s'il y a quelque chose à spoiler tant l'histoire est téléphonée, tant on comprend dès les premières pages ce qu'il va se passer.
Et ce n'est même pas ça qui m'a dérangée dans cette histoire.

Non, ce qui m'a déplu, c'est que je n'y ai pas cru. Ni aux personnages, ni à leur relation, ni à rien. J'ai trouvé que c'était assez gnangnan, tout en étant loin du conte de fée car dans une réalité américaine machiste et fan de foot. 

Ni trop parti pris belle histoire, ni parti pris réaliste. Ainsi, je suis passée à côté. J'ai presque subi l'histoire. Presque car cela se lit quand-même de manière assez fluide. Mais avec des personnages auxquels je n'ai pas cru et qui m'ont du coup énervée de niaiserie.

Je pense que je n'ai, hélas, rien à en dire de plus.

Mots clefs : LGBT - Amitié - Adolescence - Romance

Ma note : 12/20

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mercredi 23 juin 2021

Samantha SHANNON - Le Prieuré de l'Oranger

De Saxus - 24€90 - 1024 p. - Octobre 2019


Ma critique :
Le Prieuré de l'Oranger est un bien bien gros pavé. L'édition que j'ai a même été découpée en deux tomes.
Un pavé de fantasy donc. Dans un monde imaginaire. Avec un soupçon de magie. Quelques dragons. Une reine et deux héroïnes fortes. De bien bons ingrédients de base donc. Et un très chouette résultat final.

En deux mots :
EAD, à l'ouest, est, d'une certaine manière, infiltrée auprès de la reine Sabran, qu'elle protège en secret.
TANÉ, à l'est, s'entraine pour devenir dragonnière et chevaucher son propre dragon pour, si elle y parvint, lier avec lui un lien indéfectible.
Leur monde est régit par une peur, celle du retour du Sans-nom, un puissant et terrifiant dragon.
Voilà pour les grandes lignes.

Dans le détail, je n'y rentrerai pas, le roman est bien trop dense pour que je lui fasse honneur sans ne rien omettre ou sans ne trop en dire.
J'ajouterai juste qu'il se situe dans un univers mi-médiéval, mi-oriental en fonction d'où l'on se trouve. Que vous trouverez dans sa lecture des conflits et questionnements très actuels au sujet de la société ou de la religion. Que vous croiserez beaucoup de personnages LGBT, et que dans ce monde-ci, c'est plutôt normal, bien plus que dans le notre. Mais que vous côtoierez aussi des pirates. Et tout cela dans un ensemble qui se marie parfaitement.

Je pourrais même dire dans un ensemble très bien amené. Mais au regard de ma propre lecture, je ne suis pas sûre que ça soit le plus juste. Car pour moi ce n'est pas "amené" justement, c'est plutôt nous, lecteurs, qui sommes balancés dans le vif du sujet ! 
Si c'est déstabilisant au départ, cela n'empêche en rien d'apprécier la lecture. Entendez-moi bien : j'ai mis près de 150 pages à entrer dans ma lecture (sur 1024 rappelons-le). Et pourtant il n'a jamais été question de lâcher le roman. J'ai mis du temps à appréhender tout l'univers et ses lieux, tous les personnages et tous les enjeux. Mais j'étais déjà conquise par ce que j'apercevais de l'univers et par les personnages que je croisais. 
J'ai très vite eu un faible pour les deux héroïnes et pour la reine Sabran, bien que celle-ci puisse paraitre froide et antipathique au début.
Je ne vous ai pas encore parlé de Loth, ami d'Ead et de Sabran, mais il est un personnage que j'aime beaucoup aussi.
Je ne vous ai encore rien dit non plus sur Niclays Roos, qui m'est pas mal antipathique, mais qui a ses raisons de l'être.

Vous l'aurez compris, il y aurait beaucoup beaucoup à dire sur ce roman. Il y aurait possibilité de disserter et critiquer pendant des heures. Mais ce n'est pas mon but. Mon but est juste de vous dire que ce roman vaut le coup, qu'il est une véritable lecture détente et plaisir malgré sa densité.

Mots clefs : Fantasy - Femmes - Dragons - Pavé

Ma note : 17/20

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mardi 27 avril 2021

Agathe SAINT-MAUR - De Sel et de fumée

Gallimard - 18€ - 240 p. - Janvier 2021

Ma critique :
Dès le titre, ce livre est un bijou.
En deux mots, on y suit la relation amoureuse entre Samuel, bobo gauchiste & caviar, et Lucas, gaucho-revendicateur & de toutes les manifs. Dès le début du roman (dès le résumé de l'éditeur même), la couleur est annoncée, Lucas meurt. Ne reste à Samuel que le vide, la tristesse et les souvenirs. Alors il nous raconte. Comment il vit la mort de celui qu'il aime. Comment ils se sont rencontrés puis aimés. Des aller-retours entre souvenirs et souffrances, passé et présent. Il nous fait vivre leur monde, il nous fait revivre Lucas.

Si je n'ai lu ce livre que maintenant alors qu'il est sorti en janvier, c'est que j'avais des réticences, que je sais maintenant infondées, sur le fait qu'il puisse être trop politisé. Un roman qui parle de politique et de manifestation, non merci, il y a les infos pour ça. 
Mais rien de tout ça dans ce roman. Enfin, il y a des allusions, évidemment, puisque c'est le contexte de l'histoire. Mais c'est tellement plus que ça. C'est une réelle belle histoire d'amour. La narration de la perte de l'amour, de la survie qu'elle engendre.
Je ne vous le cache pas, étant très émotive en ce moment (merci les hormones), certains passages du début m'ont fait mal. Je ne pouvais le lire qu'à tâtons, petit bout par petit bout, pour ne pas recevoir de plein fouet une vague de douleur.

Mais c'est avant tout, envers et contre toute attente des protagonistes eux-mêmes, une histoire d'amour. La découverte de l'autre. La découverte de sentiments qu'on ne pensait pas possibles, sentiments partagés qui plus est.
Et le tout servi dans une superbe langue. J'ai pris énormément de plaisir à lire les mots et tournures choisies par Agathe Saint-Maur. Poésie de prose.

Vous l'aurez compris, je ne suis pas sortie indemne de ce roman, j'en suis sortie touchée et émerveillée.

Mots clefs : Romance - Deuil - LGBT - Milieu social
Citation : "Les choses qui arrivent sont plus longtemps des souvenirs que des moments présents"

Ma note : 19/20

vendredi 2 avril 2021

Meredith RUSSO - Celle dont j'ai toujours rêvé

PKJ - 17€90 - 320 p. - Février 2017


Ma critique :
Ce roman relate l'histoire d'Amanda, jeune fille trans, qui démarre une nouvelle année scolaire dans une autre région puisqu'elle part vivre chez son père. Elle veut faire table rase du passé, des agressions qu'elle a subie, et avoir enfin le droit d'être elle-même, sans jugement ni crainte.
Ainsi, on suit avec elle ses amitiés et son histoire d'amour naissantes, le renouement de sa relation avec son père et d'une certaine manière, sa renaissance.

Une thématique qui, au départ, semble intéressante et bien abordée. Et pour cause, traitée par quelqu'un qui connait le sujet car l'autrice est elle-même trans et est donc passée par une transition.
Et pourtant, si j'ai un sentiment plutôt positif une fois l'ouvrage terminé, car il se lit tout seul et que c'est toujours bon d'aborder les transidentités en littérature, c'est un sentiment plutôt mitigé que j'ai eu tout au long de ma lecture.

En effet, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à Amanda. Je n'ai pas vraiment réussi à avoir tant d'empathie pour elle, bien qu'elle traverse des choses difficiles. Je pense que cela est dû au fait que sa personnalité ne soit que survolée, ajouté au fait qu'une fois arrivée chez son père, tout se passe à merveille pour elle, ce qui n'est qu'à moitié crédible.
Déjà, elle a un très bon passing. Ce qui signifie que personne ne se doute le moins du monde qu'elle est trans. Elle est belle. On nous le répète. On le lui répète. Trop. Alors bien sûr que certaines personnes trans ont un bon passing et pas de soucis, nous sommes ravis pour elles, mais, l'autrice le dit elle-même dans une note de fin d'ouvrage, ce n'est pas le cas de toutes, loin de là, et c'est loin d'être aussi idyllique pour la majorité des trans dans la-vraie-vie.
De plus, tout va très bien sur tous les plans : elle se fait de supers amies hyper rapidement. Elle plait au garçon qui lui plait, sans aucune anicroche, en deux temps trois mouvements. Son père qui n'était pas compréhensif envers elle dans sa jeunesse l'accueille directement à bras ouvert sans la discriminer. Là encore, on n'est pas vraiment dans la vraie vie. Plutôt dans une teen série US où tout est beau.

Ce qui rattrape un peu tout ça, c'est justement la note de fin d'ouvrage qui explique les choix de l'autrice. Et le fait qu'un livre où tout se passe bien, en regard de la-vraie-vie justement, bah parfois ça fait du bien. Et tout n'est pas si idyllique que ça dans ce roman, la fin rattrape un peu le côté bisounours, sans être pour autant plombante.

En somme, un roman ado sur une jeune femme trans, écrit par une autrice trans, est toujours bon à prendre. Il faut juste garder en tête qu'il s'agit d'un roman.

Mots clefs : Roman ado - Lycée - Transidentité - LGBT - Own voice

Ma note : 13/20

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