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vendredi 13 décembre 2013

Chloé CRUCHAUDET - Mauvais genre

Delcourt - 18€95 - 160 p. - Septembre 2013

Ma critique : Cette BD, c’est une histoire d’amour et une histoire d’après-guerre. C’est la rencontre de Paul et Louise, leur histoire d’amour et leur déchirure. Mais c’est aussi l’histoire de Paul qui devient femme afin de fuir la guerre en restant en vie.

On suit ces deux histoires qui sont liées entremêlées et toutes les conséquences qui y sont associées : la vie n’est pas simple pour un couple dont l’un des deux personnages change de genre tout en restant lui-même. Louise accepte sans problème puisqu’il s’agit de sauver Paul. Mais les chemins que suivront celui-ci ne sont pas ceux suivis par un mari ordinaire et les répercussions sur le couple se font sentir au fur et à mesure de la progression de l’histoire.


C’est une histoire qui prend aux tripes, dont les dessins et la colorisation vont très bien avec l'ambiance générale. J'ai beaucoup aimé.

Ma note : 17/20

vendredi 25 octobre 2013

Sandra LUCBERT - Mobiles

Flammarion - 18 € - 288 p. - Août 2013

Ma critique : On suit ici de jeunes adultes (entre 25 et 30ans) en proie au démon de la société : le boulot. Ils sont jeunes, ils sont diplômés, mais le monde semble ne pas vouloir d’eux : que ce soit l’infirmière, la prof, la comédienne, celui qui bosse en bibliothèque ou encore ceux qui ont montés un squat, la vie leur tourne le dos. Le boulot est complexe ou encore inexistant. On veut qu’ils s’insèrent, ils souhaitent s’insérer, mais dans leur quotidien tout n’est pas si évident.

Ce roman est à la fois une critique de la société actuelle, mais surtout, il n’est qu’un constat : quoiqu’on ait comme diplôme, quoiqu’on veuille faire, on a des difficultés.
Sandra Lucbert nous fait suivre tour à tour les différents personnages, souvent par deux ou plus, pour nous montrer leur quotidien entre boulots foireux, amours compliquées et amitié qui les aide à tenir.

C’est un roman assez amer dans la mesure où notre génération peut facilement s’y reconnaître mais aussi assez simple puisque le fait de suivre les personnages les uns après les autres nous tient en rythme pour suivre ces vies qui nous ressemblent…

Ma note : 16/20

samedi 19 octobre 2013

Daniel MORVAN - Lucia Antonia, funambule

Zulma - 16€50 - 144 p. - Août 2013

Ma critique : Elles étaient les jumelles funambules : Lucia Antonia et Arthénice. Arthénice est tombée. Ne reste que Lucia Antonia et ses espoirs détruits, sa peine inguérissable et sa solitude. Ce roman est le journal de son deuil. Lucia Antonia couche dans un cahier ses ressentis, ce qu'elle voit, sa vie maintenant qu'Arthénice n'est plus. C'est le roman d'un deuil toute en finesse et poésie touchant un univers qui m'était inconnu, celui du cirque et de ses funambules.
L'histoire est belle, touchante mais un peu triste et par cela parfois dure à lire. On compatit pour Lucia Antonia, on voudrait en savoir plus sur Arthénice, l'avoir connue nous aussi. Il doit falloir un peu de recul pour lire la lecture de cette triste histoire. Il faut aussi aimer regarder passer la vie d'un personnage, être intéresse par sa reconstruction. Ce livre me laisse, en gros, une drôle d'impression tant positive que négative. L'histoire est belle et touchante, Lucia Antonia est attachante, mais certains passages de contemplations n'ont pas sur me captiver. 

Ma note : 14/20

lundi 30 septembre 2013

Delphine COULIN - Voir du pays

Grasset - 18€ - 272 p. - Août 2013

Ma critique :
Suite à un drame survenu dans la vie de Marine, celle-ci s’engage dans l’armée. Elle n’est pas tardé à être rejointe par Aurore, sa meilleure amie. Les jeunes filles s’engagent pour : voir du pays. Très vite, cependant, elles partent faire la guerre en Afghanistan.
Le livre ne raconte pas la guerre, il raconte les 3 jours qui suivent la fin de la guerre. Aurore et marine, ainsi que Fanny, une jeune infirmière rencontrée en Afghanistan, se retrouvent à Chypre dans un hôtel 5 étoiles. C’est le sas de décompression qui suit la guerre. Tous les militaires ayant fait cette guerre y sont. Là-bas, ils réapprennent la vie simple et frivole tout en suivant des séances de réinsertion où ils sont confrontés à leurs traumatismes de guerre. Il s’agit pour les militaires d’une parenthèse, d’un lien entre l’avant et l’après, entre la guerre et la vie.

L’histoire m’a attiré car elle n’était pas banale. J’ai lu beaucoup de livres, aucun ne traitant de cette période juste après la guerre, aucun dont les soldats seraient des soldates. J’ai aimé suivre Marine et Aurore, ces filles comme tant d’autre (comme moi pourrais-je dire) s’engager sans savoir et aller de désillusion en désillusion. Car la guerre, ça reste la guerre avec toutes les horreurs que cela comporte.
J’ai eu l’honneur d’entendre l’auteur, Delphine Coulin, parler de son livre dans le cadre d’un festival littéraire. Elle pose un regard juste et poser sur ces femmes-militaires tout en insistant sur un point : elle a créé ces héroïnes pour montrer que la guerre était la même pour tous, homme ou femme, et que la violence n’est pas réservée aux hommes.

N’hésitez pas à le lire : même si violence il y a, ce livre reste très lisible, l’auteur a mis l’histoire par sa construction progressive et ses jeunes héroïnes à portée de tout un chacun. Bien qu’il s’agisse d’un roman, il pousse à la réflexion par le regard que l’on porte sur les expériences vécues par les héroïnes.

Ma note : 19/20 

lundi 23 septembre 2013

Sarah J. MAAS - Keleana l'assassineuse T.1

La Martinière Jeunesse - 16€ - 507 p. - septembre 2013

Ma critique :
Keleana Sardothien est assassineuse. Même la meilleure assassineuse et la plus redoutée. Malheureusement, elle est enfermée depuis plus d’un an dans les mines d’Endovier pour purger sa peine, d’où personne (ou presque) ne ressort vivant. Mais un jour Dorian, le prince d’Adarlan vient la sortir de prison pour en faire son champion. En effet, le roi cherche un champion. Les hommes de sa cours proposent leur champion qui concourront les uns contre les autres afin de gagner le titre de champion du roi. Keleana accepte sous promesse de servir 4 ans le roi avant d’être rendue à la liberté.
On suit l’histoire de Keleana qui va évoluer au château de verre du roi au côté du prince Dorian, du chef de la garde Chaol et de la mystérieuse Nehemia, princesse d’une autre contrée, au royaume pour perfectionner son apprentissage de la langue d’Adarlan.

Je ne suis pas habituée à lire de la fantasy, cela fait même quelques années que je n’en ai pas lu, mais ce roman est un véritable coup de cœur qui me donne envie de m’y mettre.
L’histoire est simple mais avec ce qu’il faut de suspense. Les personnages secondaires sont présents et attachants, l’héroïne est admirable, assassineuse mais humaine malgré tout.
Une histoire qui paye pas de mine mais que l’auteur a su rendre captivante : je n’arrivais pas à lâcher ce livre, je voulais connaitre la suite et encore maintenant, j’ai hâte que le tome 2 soit traduit au français.

Un coup de cœur pour moi.

Ma note : 20/20

Citations : 
« Quand j’avais douze ans, Arobyn Hamel a décidé que j’étais loin d’être aussi douée en escrime avec la main gauche qu’avec la droite. Il m’a donné le choix : soit il me cassait la main droite, soit je le faisais moi-même. » 
« Arobyn m’a dit et répété que la place de second n’était qu’un terme poli pour désigner le premier perdant »   

Lecture Commune avec Letteratura *

dimanche 22 septembre 2013

Julie MAROH - Skandalon

Glénat - 18€50 - 152 p. - 4 septembre 2013

Ma critique : Tazane est un chanteur français érigé au statut de dieu par ses fans : connu et reconnu à l’international, des fans en délire qui l’acclament et rêvent de le rencontrer de le côtoyer…
Mais son succès semble lui monter à la tête : il vit d’excès, toujours un peu plus d’excès, sex, drogue, et rock’n’roll, jusqu’à l’irréparable.
Son entourage essaye de le raisonner, la presse à scandale s’empare de ses faits et gestes toujours un peu plus provoquants/dangereux/violents.

Cette BD traite avant tout, en fond et en avant, des problèmes de notre société, qui se crée des idoles pour modèle, et de ses idoles qui perdent plus ou moins pied avec la réalité. Personne ne veut plus être responsable de rien.

La postface nous confirme que Julie Maroh soulève un problème déjà posé par d’autre : les limites et faiblesses de l’humanité.
Elle ne propose pas de solution, raconte juste avec ses mots, son histoires, ses dessins.

Elle a un style particulier qui colle avec ce qu’elle raconte : c’est la vie, c’est comme ça, ce n’est pas toujours rose, mais ses BD rendent ça artistiquement beau.

Définition du mot grec "skandalon" extraite de la postface :
« Skandalon est un terme grec qui littéralement signifie « pierre qui fait trébucher ». Cette notion se retrouve dans les écrits hébraïques et le Nouveau Testament pour désigner tout ce qui peut pousser quelqu’un au péché, et elle est identifiée par René Girard comme un processus qui déclenche les rivalités mimétiques en société. Skandalon, c’est le désordre.  

Ma note : 17/20

jeudi 15 août 2013

David LEVITHAN - A comme Aujourd'hui

Les Grandes Personnes - 17 € - 384 p. - Septembre 2013


Ma critique :
Le français n’ayant pas de pronom neutre pour parler des personnes, j’utiliserai dans cet article, pour des raisons évidentes que vous comprendrez vite, le pronom « él » qui est pour moi une juste contraction du « il » et du « elle »

Chaque jour, A, le personnage principal, emprunte le corps de quelqu’un. Il s’agit toujours d’une personne de son âge, proche géographiquement d’où él était la veille. A n’a donc pas de corps fixe, donc pas de genre. El est tantôt fille, tantôt garçon. Mais él existe et est surtout, une personnalité, avec des sentiments, des envies, des rêves, des espoirs.
Pour A, sa vie a toujours été comme ça. Dans son enfance él pensait qu’il en allait de même pour chaque personne : chaque matin, on se réveille dans une famille différente, en étant quelqu’un d’autre et en essayant de s’accommoder à la vie de ce quelqu’un d’autre, de coller à sa personnalité, sachant que tout au fond, on est nous-même quelqu’un.
Tout allait bien jusqu’à ce qu’à 16 ans, A se retrouve dans le corps de Justin le temps d’une journée. Là, A rencontre la petite amie de Justin (puisqu’elle est pour ce jour SA petite amie) et en tombe amoureux. Mais alors comment faire ? Demain, A sera peut-être à plusieurs heures de routes et sera surtout dans un autre corps que cette fille, Rhiannon, ne connait pas. Dans son mode de vie, A n’est jamais deux fois la même personne et les chances de revoir Rhiannon sont faibles.
Le lendemain, dans un tout autre corps, celui d’une jeune fille, A décide quand-même de la revoir. Là él s’apprête à chambouler une vie, celle de la personne dans laquelle él est aujourd’hui. Mais Rhiannon l’a bouleversé, él prend le risque.
Ainsi, l’histoire évoluera autour de la relation avec Rhiannon, des questionnements et chamboulements par rapport à ses vies qu’él emprunte. Y’a-t-il des possibilités d’avoir une vie la plus normale possible en étant chaque jour quelqu’un d’autre ? En sachant qu’on ne pourra jamais s’endormir et se réveiller dans les bras d’une même personne ?

A travers le regard d’A, on traverse la vie d’une multitude d’adolescents de 16 ans tout en étant confronté à leur vie « normale » ou à leur soucis : avoir des frères et sœurs, des parents attentionnés ou non ou alors connaitre la drogue, le décès d’un proche, la dépression, la transidentité…
Par le biais emprunté par l’auteur, les thématiques du genre et de l’orientation sexuelle reviennent fréquemment : A n’est ni fille ni garçon et peut sortir tour à tour avec une fille ou un garçon, être tour à tour dans la peu d’hétéro ou d’homo : pour él, c’est normal, nous ne sommes pas qu’un corps mais avant tout une personnalité. J’ai trouvé cette réflexion continue très vraie.

J’ai beaucoup beaucoup aimé ce roman et ce pour tout ce que je viens d’en raconter. L’histoire est très originale : ça s’est peut-être déjà vu, mais moi je ne connaissais pas et je trouve que l’auteur l’a très bien menée, tout semble crédible car il arrive à répondre à toutes les questions que peut engendrer ce changement de corps quotidien.
De plus, j’ai aimé le fait que l’auteur se serve de ce sujet pour aborder plusieurs thématiques et problématiques de la vie à travers ces portraits d’adolescents tous différents et plus ou moins attachants. David Levithan nous sert une très belle galerie de personnages.

Je ne peux que recommander cet ouvrage riche et intense en histoires et émotions.

Ma note : 19/20

Citations : 
"Les gens sont rarement attirants dans la réalité que dans le regard de ceux qui en sont amoureux" 

"Je ne suis jamais tombé amoureux de quelqu'un parce qu'il s'agissait d'une fille ou d'un garçon. Je suis tombé amoureux d'individus en raison de ce qu'ils m'anifestaient d'unique"

lundi 5 août 2013

Cécile COULON - Le rire du grand blessé

Viviane Hamy - 17 € - 136 p. - Août 2013


Présentation de l'éditeur :
"Dans un pays sans nom dirigé par Le Grand, les « Manifestations À Haut Risque » – lectures publiques hebdomadaires et payantes ayant lieu dans les stades – sont la garantie de l’ordre social. En retirant son caractère privé à la lecture, les élus ont transformé un certain type de livres en outil de parfaite manipulation. 
Dans l’arène, des Liseurs « surjouent » des histoires préécrites – et destinées à rester inédites – devant un public captif, haletant, qui absorbe ce qu’il croit ne jamais pouvoir posséder. Et le spectacle commence dans les rangées des consommateurs : dûment encadrées par les Gardes, les passions et les émotions, la rage et le désespoir, l’hystérie collective ont droit de cité pendant une heure, le temps, pour chaque citoyen, d’atteindre un semblant d’assouvissement. Jusqu’à la prochaine Manifestation. 
1075, né dans les campagnes abandonnées en périphérie de la ville, est, lui, parfaitement analphabète. Pour exister, la Société ne lui propose qu’une issue : intégrer l’élite des Gardes au service du système. Formés dans des conditions extrêmes, ces jeunes gens ont pour unique et simple règle de ne jamais apprendre à lire. 1075 devient le meilleur des Agents. Sa vie bascule, pourtant, le jour où, mordu par un molosse, il découvre qu’un animal féroce est bien plus efficace et rentable qu’un Garde. 
À l’hôpital, où il s’ennuie, il s’en veut de ne pas avoir été à la hauteur de sa tâche, à la hauteur de ce que l’on attendait de lui. Jusqu’à ce qu’un hasard facétieux lui permette d’assister à la curieuse leçon d’alphabet qu’une jeune femme donne à l’étage où sont parqués les enfants. Le désir comme le besoin de comprendre sont des pièges délectables..."

Ma critique : Alors que toi, tu peines à écrire une critique convenable pour son livre, l'auteur, elle, plus jeune que toi d'un an, écrit un livre coup de poing-frappant-marquant (rayer la mention inutile est inutile, il n'y en a pas)
Un roman d'anticipation basé sur les livres & la lecture, je ne pouvais qu'aimer : c'est chose faite.
Un seul regret : j'ai lu ce roman dans des conditions non idéales qui font que, bien que le livre m'ait captivée, je n'ai pu me plonger pleinement dans ma lecture (interruption de lecture, brouhaha alentour, impossible concentration) et pourtant, je n'ai pas voulu le lâcher pour le lire plus tard car il me plaisait et je souhaitais continuer à me plonger dans l'univers des lectures publiques aux côtés du personnage de 1075, je voulais savoir ce qu'il allait se passer lorsqu'il a, par hazard, commencé à s’intéresser à la lecture.
J'espère avoir l'occasion de le relire au calme, à tête reposée, en une seule fois car l'écriture,  le style incisif de l'auteur et l'histoire m'ont plus et méritent qu'on s'y attarde.
La description faite par l'éditeur en dit assez, alors je me tais. Il vous suffit juste de savoir que ce livre est prenant et que vous le lirez sans doute en une seule fois et avec beaucoup de plaisir. 
Amateur de SF ou non, lancez-vous, vous qui lisez, vous qui faites partis de notre société actuelle, ce roman vous interpellera forcément.

Ma note : 19/20
Extrait : "La liberté ? Ce mot ne signifiait rien d'autre que le souvenir de nuits sans sommeil et d'hivers sans feu. La liberté, tel le vin, les femmes et les Livres, tuait les hommes qui en consommaient trop. Elle les gangrenait, il ne pensaient qu'à elle, comme à une fille qu'on a croisée une fois sans avoir osé l'aborder. Une saleté ! L'illusion du pouvoir, la certitude idiote qu'il nous reste un trésor quand on a tout perdu. 1075 détestait les hommes libres, parce qu'ils n'avaient rien à eux, et qu'ils en étaient fiers."

mercredi 31 juillet 2013

Paolo COGNETTI - Sofia s'habille toujours en noir

Liana Levi - 215 p. - Septembre 2013 - 

Ma critique :
Sofia s’habille toujours en noir, c’est l’histoire d’une petite fille, puis jeune fille, qui grandit auprès d’une mère maniaco-dépressive et d’un père qui travaille beaucoup et fait comme il peut. Sofia évolue dans cet univers et rêve de devenir actrice. Sa vie n’est pas simple auprès de ses parents et elle vivra un temps chez sa tante avant de construire sa vie auprès de colocataires et petits amis qu’elle quittera au gré de ses envies.
Une histoire qui nous est racontée sans ordre précis d’abord la jeunesse de Sofia qui joue aux pirates puis le point de vue du père sur sa fille plus âgée, puis l’adolescence, le point de vue d’un narrateur qui dit « tu » en parlant de Sofia etc... Comme ça, ça peut paraître décousu mais c’est au contraire très fluide dans le roman, on ne s’y perd pas et cela confère au texte et à l’héroïne un charme particulier.

Sofia est attachante malgré son caractère « rebelle », son entourage désœuvré aussi. C’est une simple histoire de vie comme il y en a tant d’autres mais dont le morcellement et le style narratif la rendent tout à fait intéressante, prenante et charmante.

Ma note : 17/20


Citation : "L'intelligence ne consiste pas à savoir faire, mais à savoir apprendre"

lundi 22 juillet 2013

WATAYA Risa - Trembler te va si bien

Picquier - 16 € - 144 p. - Août 2013


Ma critique :
Trembler te va si bien, c’est l’histoire d’une jeune japonaise de 26 ans et de ses deux amoureux : Ni qui est amoureux d’elle et attend désespérément de savoir si oui ou non elle veut sortir avec lui et Ichi, celui qu’elle aime en secret depuis le collège, époque où elle le dessinait en manga sous le nom du « Prince pas futt futt ».
C’est donc la vie et les questionnements de cette jeune fille et les incidences que ses amours vont avoir dans ses relations à son entourage, dans son travail et tout simplement dans sa tête qui nous est narré.

C’est un court roman rafraîchissant, plutôt drôle du point de vue du lecteur grâce aux situations cocasses que la narratrice, un peu perdue, se crée face à ses propres hésitations. Avec ce livre, j’ai passé un bon moment, sourire aux lèvres.

Ma note : 16/20

vendredi 28 juin 2013

Amélie NOTHOMB - La nostalgie heureuse

Albin Michel -  16€50 - 152 p. - Août 2013

Ma critique : Quoi ? Comment ai-je pu autant tarder à vous parler de ce livre ?? 
Alors la nostalgie heureuse, c'est le retour d'Amélie Nothomb au japon après 16 ans d'absence, pour le bien d'une émission télévisée. Ainsi, ce roman, c'est le récit d'une retour aux sources. 
En retournant au Japon, Amélie Nothomb cherche une preuve de son existence. Là-bas, elle retrouvera sa maman japonaise ainsi que son "amoureux" de Ni d'Eve, ni d'Adam Rinri.
Amélie Nothomb marche sur ses propres pas, suit ses propres traces qu'elle a laissé des années auparavant et qui ont pu, depuis, être effacées par les catastrophes subies par le japon, notamment Fukushima. 

J'ai pris plaisir à lire ce livre (lu rapidement dans le train au retour du séminaire d'Albin Michel^^) car cela fait longtemps qu'on n'avait pas eu de livre biographique et que j'aime ses 2 sortes d'ouvrages : les romans et les biographiques. 
De plus, encore une photo de couverture magnifique :)


Citations : ""Natsukashii" désigne la nostalgie heureuse, répond-elle, l'instant où le beau souvenir revient à la mémoire et l'emplit de douceur"
"Des immeubles ont été construits à la place des iris pour ce motif qu'on n'habite pas un iris. J'ai beau être choquée : moi aussi, je suis heureuse de ne pas habiter un iris" 

Ma note : 20/20

Du même auteur: Barbe Bleue