Affichage des articles dont le libellé est Gaïa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gaïa. Afficher tous les articles

lundi 18 janvier 2021

Sigridur Hagalin Bjornsdottier - La lectrice disparue (trad. par Eric Boury)

Gaïa - 22€50 - 352 p. - Novembre 2020

Ma critique : J'aurai aimé commencer l'année en vous présentant un coup de cœur, ce n'est pas le cas. C'est un roman qui me laisse un fort sentiment mitigé.

Le départ est vraiment bien. On suit une famille atypique : deux mères, un même père, leurs deux enfants Edda et Einar. Il y a plusieurs temporalités narratives, le présent, l'enfance d'Edda et d'Einar et, au présent toujours, les pensées de la mère d'Einar.
Le point de départ est le suivant : Edda a disparu, il faut partir à sa recherche. Edda etait une petite fille qui ne vivait que pour la lecture. Enfermée dans ses livres, elle ne nouait pas de contact. Seul Einar entrait dans son monde. En grandissant, elle a changé, est devenue influenceuse sur les réseaux sociaux. Le jour et la nuit donc.
Toute cette narration m'a plu : leur enfance, la disparition, la quête menée par Einar pour la retrouver.

Cependant à un moment, ça a commencé à me déplaire. Je vais essayer de ne pas trop spoiler, mais en gros, on découvre une thèse qui expliquerait que la lecture serait mauvaise pour l'humanité et viendrait à disparaître. Et la manière dont sont amenées les choses dénature pas mal l'ambiance du roman et son postulat de départ, cet amour de la lecture qui m'a donné envie de le lire, justement.

Enfin, à la toute fin, nous est dévoilée une scène, qui apporte un éclaircissement à un passage, mais qui m'a tout bonnement traumatisée et n'était absolument pas nécessaire. Pour moi, cela a fini de casser tout ce que j'avais pu précédemment aimé dans ce roman.

Honnêtement, je vous suggérerai de vous faire votre propre avis. Je garde un bel attachement pour Einar, Edda et leurs mères. Mais le reste m'a profondément déçue.

Mots clefs : Famille - Lecture - Lien frère/soeur 

Ma note : 12/20
(Je laisse passer les jours, et je la modifierai peut-être...)

vendredi 6 juin 2014

Katarina MAZETTI - Le Viking qui voulait épouser la fille de soie

Gaïa - 20€ - 256 p. - avril 2014


Quatrième de couverture : "Sur une île du sud de la Suède au Xe  siècle, un homme vit seul à la ferme avec ses deux fils. Le chemin de ceux-ci est tout tracé : naviguer au loin, pour guerroyer au-delà des mers à l’Ouest, ou pour faire commerce sur les voies fluviales de l’Est. 
 De l’autre côté de la Baltique, à Kiev, vivent un marchand de soie et sa famille. Radoslav rêve de devenir soldat, sa sœur Milka est une jeune fille raffinée qui joue avec ses deux esclaves : Petite Marmite et Poisson d’Or. Mais la belle ville d’Orient est sur le point de tomber aux mains des pillards. Milka et Radoslav trouveront refuge auprès de rustres navigateurs venus du Nord. Dès lors le destin des deux familles sera à jamais mêlé. "

Ma critique : Ce roman m'attirait depuis un moment par son titre et sa couverture. Puis le résumé m'intriguait. Mais je n'ai pas aimé du tout Le mec de la tombe d'à côté de cette auteure, alors j'avais tout de même un peu peur.

Et là, surprise, ce roman m'a enchanté. Autant vous dire tout de suite, les vikings, je n'y connaissais rien de rien. Et c'est avec plaisir que j'ai découvert ces guerriers d'une autre époque aux mœurs parfois étonnantes mais auxquelles on s'accoutume assez vite.

Un fil rouge disséminée çà et là guide la narration : alors qu'ils étaient enfants, la mère de Kare et Svarte, les deux frères ennemis, a tout simplement disparue sans laisser de trace. Reste Arnlog, sa soeur, sorte de guérisseuse prêtresse du village. Elle lie les personnages entre eux tout du long.
L'histoire, quant à elle, est faite de péripéties et de surprises autour de la fille de soie, Milka ; et des deux frères Kare et Svarte. On suit tous ces personnages dans les différents moments de leur vie et on découvre un peu le quotidien des vikings et leur préoccupation.
Ce livre est très bien conté, très bien traduit aussi. L'ambiance restituée est à la fois dure et douce, posée.

A la fin, Mazetti le dit elle-même : elle n'est pas historienne mais s'est documentée. L'histoire n'a pas réellement existé mais certains éléments sont tirés de découvertes historiques.
Un roman avec lequel on ne s'ennuie pas et duquel on sort enrichi, enfin, pour ma part.

Ma note : 19/20