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dimanche 6 novembre 2016

J.K. ROWLING & J. TIFFANY & J. THORNE - Harry Potter et l'enfant maudit

Gallimard Jeunesse - 21 € - 341 p. - 14 octobre 2016

Ma critique :

Un résumé de l'histoire ? Vraiment ? Non, je ne vais pas faire ça. Il vous faut juste savoir que cela se passe 19 ans après la fin du septième tome de la saga Harry Potter et que les personnages principaux sont le fils de Harry, Albus, et celui de Drago, Scorpius.

Si j'avais pensé un jour faire un article sur un nouveau Harry Potter... 

Du coup, qu'en est-il ?
Je pense que je suis déçue, et en même temps, je m'attendais à l'être.

Déjà, la saga a fini avec le septième tome. Pas comme je l'aurais voulu, mais c'est une fin quand-même. Ensuite, cela n'a pas été écrit principalement par J.K. Rowling, elle a juste participé. Enfin, même si le théâtre et un genre que j'adore lire, pour Harry Potter, ce n'est pas assez. La forme théâtrale de permet pas d'entrer pleinement dans l'univers, elle nuit à la mise en place de détails qui rendaient les histoires précédentes si riches.

On ne dirait pas, mais j'ai quand-même vraiment apprécié de retrouver l'univers et les personnages. Les premières pages m'ont happée, m'ont donnée beaucoup d'émotions, comme des retrouvailles avec de vieux amis. La rencontre avec Albus et Scorpius a aussi vraiment était un chouette moment pour moi. Ce sont des personnages auxquels j'ai vraiment pu m'attacher tout au long de l'histoire.

L'histoire, justement, parlons en sans en parler. En fait, je pense pouvoir dire qu'elle ne m'a pas plu. Elle est tellement capillotractée. A la fois, ils se passent énormément de retournements de situations, à la fois, ils sont très abracadabrants et inintéressants. Tout est très fouillis, très machinafric.

Une dernière faiblesse et je m'arrêterai : je n'ai pas reconnu le personnage de Ron. C'est comme si Ron était devenu Arthur, en version amoindri. Et c'est très dommage car Ron est un personnage que j'aime beaucoup. Ginny est assez fade aussi. Pour ce qui est de Harry et Hermione, je les trouve assez fidèle.

Un sentiment mitigé pour l'ensemble donc. J'aurai vraiment espéré mieux mais je savais que c'était inespéré, justement.

Ma note : 12/20

lundi 9 novembre 2015

Jean RACINE - Bérénice

Bordas - 3€55 - 200 p. - 1ère repré. 1670
Ma critique : Bérénice aime Titus. Titus aime Bérénice. Antiochus aime aussi Bérénice. Bérénice est reine de Palestine, Titus empereur de Rome. Titus ne peut pas épouser une reine étrangère. Ils doivent se dire adieu.


Une fois de plus un bonheur de retrouver les alexandrins racinien. Une tragédie différente des autres par son intrigue, le déroulement des événements, et surtout la fin.

Certains aiment le réconfort trouvé dans les romances et comédies romantiques, moi j'aime retrouver le sourire, le plaisir des mots et de la langue française auprès des textes de Racine.

Ma note : 19/20

lundi 20 octobre 2014

Jean ANOUILH - Antigone

La Table ronde - 5€90 - 130 p. - 1ère éd : 1946

Ma critique : Après la mort d’œdipe, le souverain de Thèbes, les frères d'Antigone Eteocle et Polynice se sont entre-tués pour le trône. c'est Créon, le frère de Jocaste, la femme d’œdipe, qui héritera du trône. Alors qu'il fera des honneurs pour l'enterrement d'Eteocle, il choisira de laisser la dépouille de Polynice pourrir, avec interdiction de l'ensevelir, car il serait un traître.

Antigone, décide d'enterrer elle-même son frère. Sa sœur Ismène ne lui viendra pas en aide car elle craint de mourir.

Il m'aura fallu du temps pour enfin me lancer dans la lecture de cette pièce, rapide à lire et qui m'attirait pourtant. Mais ça y'est, je l'ai lue, et je l'ai aimée.
Antigone, héroïne tragique, dans un monde déroutant. Celle dont on a toujours préféré la sœur, bien plus belle, en choisissant d'ensevelir son frère, se présente à la mort.
Si vous aimez les tragédies, n'hésitez plus.

Extrait : Dialogue entre Créon et Antigone :
ANTIGONE : Et vous l'avez fait tout de même. Et maintenant, vous allez me faire tuer sans le vouloir. Et c'est cela, être roi !
CREON : Oui, c'est cela !
ANTIGONE : Pauvre Créon ! Avec mes ongles cassés et pleins de terre et les bleus que tes gardes m'ont faits aux bras, avec ma peur qui me tord le ventre, moi je suis reine.

Ma note : 17/20

mardi 22 octobre 2013

Marie-Aude Murail - 3000 façons de dire je t'aime

L'école des Loisirs - 16 € - 266 p. - Août 2013


Ma critique : Chloé, Bastien et Neville découvre le théâtre au collège ensemble à la vue de Dom Juan de Molière. Puis le temps passe, ils oublient le théâtre. Jusqu’au jour où il se retrouve pour passer les épreuves d’entrer au cour d’art dramatique de monsieur Jeanson. Ils sont pris tous les 3. On suit leur parcours à la recherche des rôles qui leur iront, à la recherche de leur personnalité théâtrale par l'apprentissage de rôles variés à tenter de s'approprier. On suit aussi, bien sur, leur amitié, amitié-amoureuse qui semble aller de soi sauf pour Chloé qui cherche à choisir entre ses deux amis. Tout cela mêlé à leur vie privée pas forcement évidente : Chloé est en prépa et ses parents ne comprennent pas son engouement pour le théâtre, Neville vit avec sa mère asthmatique, bavarde et inquiète et a de fâcheuses tendances à voler ce dont il a besoin et Bastien n’apprend pas son théâtre, ne veut que faire le pitre, faire rire pour épater la galerie.

Un bon roman de Marie-Aude Murail qui nous fait entrer de plein pied dans le monde du théâtre à travers trois personnages charismatiques auxquels il est facile de s'identifier.
Le roman est conté par un « nous » dont on ignore l’identité puisque ce « nous » parle de chacun des trois protagonistes à la troisième personne. Ce "nous" renforce le lien entre les personnages qui semblent indistinguable et indivisible les uns des autres. C'est ensemble qu'ils ont découverts le théâtre, c'est ensemble qu'ils en affrontent les épreuves les doutes mais aussi les réussites. 
A ces trois héros modernes s'ajoute un personnage secondaire important, monsieur Jeanson, leur professeur. Il est celui qui leur laisse leur chance malgré leurs erreurs et leurs difficultés, il se fait vieux dans le métier et souhaite voir une dernière fois ses élèves entrer au Conservatoire.

Un roman tour à tour touchant et drôle sur l’apprentissage du métier de comédien.

Ma note : 17/20

jeudi 21 mars 2013

Ionesco - Rhinoceros

Folio - 7€40 - 246 p. - 1972


Résumé (www.annabac.com) : "Les habitants d'une petite ville, atteints de « rhinocérite », se sont tous transformés en rhinocéros ; seul Bérenger, incarnation symbolique du « résistant », refuse cette situation. En proie au doute, il se demande s'il ne va pas à son tour être gagné par l'inquiétant conformisme de la « rhinocérite ». "

Mon avis : Un classique, ça faisait longtemps. J'ai bien aimé cette pièce bien que je trouve qu'elle traîne un peu en longueur. J'aurai aimé l'étudier, elle a une portée philosophique importante sur le libre-arbitre. Je pense que ce classique reste abordable du fait qu'il soit une pièce de théâtre ce qui permet donc un texte aéré et dynamique. 


Ma note : 14/20