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vendredi 25 juillet 2025

Cormac McCarthy & Manu Larcenet - La route

Dargaud & L'Olivier - 2024 & 2008 - 160 & 256 p.


La route - Cormac McCarthy

Après, une nouvelle fois, des semaines d'absence, la meuf revient, et c'est pour râler.
Non mais je comprends pas. Expliquez-moi. C'est quoi qui justifie le succès et le prix Pulitzer de ce bouquin ??

Sur le papier, il avait tout pour me plaire : une relation père-fils, un monde post-apo, une ambiance sombre pour un roman difficile.
Ah parce que ça oui on me l'a répété et je l'ai lu et relu "qu'est-ce qu'il est dur ce roman !" euh, ouais ? Lisez Sukkwan Island et on en reparle non ? 
Bon, j'arrête d'être désagréable. ah bah non je ne peux pas : je n'ai pas encore parlé de l'écriture ni de l'histoire.

L'histoire : un homme et son fils sont sur une route dans un environnement post-apocalyptique : quasi pas de survivant, tout est cramé. Ils marchent, ils visitent des baraques pour essayer de trouver de quoi survivre. Et voilà, sorry, j'ai spoilé, je vous ai raconté tout le livre du début à l'avant dernière page.

Il ne se passe RIEN ! Et les 3 micros éléments qui sortent de cette trame passent inaperçus malgré leur glauquitude (ouais, si je veux) à cause du style.

Ou plutôt du non-style. On pourrait aussi se dire "ouaaaais c'est la traductioooon" mais en fait non, je pense que la traductrice est au top, elle a l'air de s'être méga documenté et elle a parfois recueilli l'avis de Cormac McCarthy him-self.

Du coup c'est un fait, c'est juste mal écrit. Des phrases au style bateau contenant des milliers de "et" sans pour autant en faire de looongues phrases soulignant la loooongueur de la route. Nan, c'est juste plat.
Le tout à la 3ème personne, sauf 2 fois ou on passe à la 1ère personne sans que, là non plus, cela ne serve quoique ce soit dans l'histoire, comme si l'auteur avait juste bugué.
Et des personnages juste nommés "l"homme" et "le petit" ; il s'est cassé, l'auteur, pour les appellations et les synonymes, non ?

Bon, cette fois, j'arrête, j'ai plus rien à en dire je pense. 

Ah si ! Passez votre chemin ! Ou plutôt, votre route ! Ah ah ah ah !
Citation : 
"On oublie ce qu'on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu'il faut oublier"
"Les gens passaient leur temps à faire des préparatifs pour le lendemain. Moi je n'ai jamais cru à ça. Le lendemain ne faisait pas de préparatifs pour eux. Le lendemain ne savait même pas qu'ils existaient."

Ma note : 6/20 

vendredi 31 janvier 2025

Matt HAIG - Les Radley (trad. par Françoise du Sorbier)

Nami - 19€90 - 446 p. - Octobre 2024

Présentation de l'éditeur : 
Un pavillon dans une banlieue British, deux enfants au lycée, des dîners entre voisins… En apparence, Helen et Peter Radley ont tout du couple « parfait ». Mais quand leur fille Clara se fait agresser en rentrant seule d’une fête et commet l’irréparable, ils sont confrontés à la vérité qu’ils essaient de dissimuler depuis plus de vingt ans. 
Obligés d’expliquer à leurs enfants pourquoi ils ne peuvent pas manger d’ail sans s’asphyxier ni sortir de chez eux sans se tartiner d’écran total, Helen et Peter craignent que leur régime végétarien ne convienne plus à ces jeunes vampires en pleine crise d’adolescence. Et lorsque le frère de Peter arrive en ville, bien décidé à leur prouver qu’ils ne peuvent pas refouler indéfiniment leurs instincts, les Radley comprennent que les jours paisibles sont derrière eux… et que l’avenir pourrait se révéler plus ensanglanté qu’ils ne l’imaginaient.

Ma critique :
On a ici un parfait mix entre Desperate Housewives et Fascination (Twilight quoi).
La première est ma série préférée, le second un roman qui renouvelait la littérature ado à sa sortie, et passionnée de vampires, que j'avais adoré.
C'est donc un peu ça qu'on retrouve ici : une vie de banlieue pour une famille atypique car vampires.
Ce qui va différer un peu, c'est la narration, plus lente que pour Fascination. Une narration qui prend son temps pour poser le décor. Puis au fur et à mesure, on se prend au jeu, quelque chose se passe, et ça démarre enfin.
Sans que ça soit LA lecture de l'année, j'ai passé un très bon moment avec ce roman qui renouvelle plus que carrément le genre vampirique.
C'est un peu le roman de vampire pour qui aime les romans tranquilles, les lectures faciles, pour lire sans se prendre la tête.

Ma note : 15/20

Mots clefs : Vampire - Desperate Housewives - Twilight - Secret de famille - Différence

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dimanche 23 avril 2023

Janice GALLOWAY - Penser à respirer (trad. par Elisabeth Luc)

Cambourakis - 22 € - 288 p. - Janvier 2016

Ma critique :
Ce livre m'a été conseillé pour répondre à ma demande, à un besoin. Je cherchais un roman sur un deuil.
Il s'agit donc du journal d'un deuil. Et de la dépression qui suit.
Quand on ne sait plus quoi faire de soi. Que dire aux autres. Qu'on a mal mais qu'on ne se sent pas entièrement légitime de porter cette douleur. Qu'il faut avancer mais qu'on n'y arrive pas.
Une construction erratique, des interruptions en pleine phrase, qui retranscrit bien le bordel que ça peut être dans notre tête quand plus rien n'a de sens. 
Des rapports de dialogues avec le corps médical aussi, vains. Des cartes postales d'amis. Des écarts qu'on fait parce qu'on est perdus.
Ce livre est juste et bien.

Citations : "On ne peut s'extirper de l'intérieur de sa tête"
"J'avais oublié que j'en attendais toujours trop. 
J'avais oublié que je faisais toujours ce qu'il ne fallait pas"
"Comme tout le monde, je voulais être aimée"
"Avoir besoin de quelqu'un tout en ayant peur des gens, ça me crève"
"Je veux défaire des morceaux de ma tête et ne pas me sentir comme ça. On ne peut se détacher de 'l'intérieur de sa tête"
"Il est normal d'avoir des jours sans.
On ne peut obliger les autres à vous aimer pour vous faire exister.
Tout ce qui vaut la peine est difficile à obtenir"

Mots clefs : Deuil - Dépression

Ma note : 16/20

mercredi 18 janvier 2023

Emily ST. JOHN MANDEL - Station Eleven (trad. de l'anglais (canada) par Gérard de Chergé)

Rivages - 22 € - 560 p. - Août 2016
(disponible en poche)


Ma critique :
J'avais ce livre dans ma PAL depuis sa sortie, soit depuis 2016. Et c'est LE livre de ma PAL qui me tentait le plus. Mais les nouveautés, la vie de libraire, ont fait que je ne l'ai lu qu'en novembre 22. Oui, j'ai un peu de retard sur mes articles.

Pour le pitch de base, un acteur, Arthur Leander, meurt sur scène en jouant le Roi Lear. En même temps, une pandémie de grippe foudroyante survient. 
Et la vie va continuer des années après.

Ainsi, nous allons faire des aller-retours entre la vie de cet acteur avant la pandémie, et la vie d'une troupe itinérante de comédiens et musiciens, La Symphonie itinérante, 20 ans après celle-ci. On va particulièrement suivre Kirsten, qui était toute jeune au moment de la pandémie et qui va être un lien entre les deux époques, via des manuscrits de comics qu'elle aura gardé avec elle.

On va donc suivre différents personnages entre ses deux époques, dans des instants de leur vie, qui, si au départ paraissent indépendants les uns des autres, vont finir par s'imbriquer pour former le puzzle qu'est ce roman. Mais rassurez-vous, tout est fluide, claire, l'autrice ne nous perd pas en route. Elle nous mène d'un point A à un point B petit à petit, en prenant son temps, en nous faisant découvrir ses personnages ainsi que la vie d'avant et celle d'après.

Station Eleven c'est aussi et surtout un roman de survie : comment les humains ayant échappé à la pandémie vont ils survivre ? En formant diverses petites colonies que la Symphonie Itinérante va visiter les unes après les autres afin de transmettre l'art à travers Shakespeare et la musique. C'est ce qui m'avait attiré dans l'histoire, le théâtre dans un contexte post-apocalyptique. Certaines colonies ne seront pas bienveillantes, à l'image de l'être humain. D'autres se seront attachées à garder des vestiges du monde d'avant.

Si les références au théâtre sont moins présentes que dans mes attentes, j'ai tout de même adoré ce roman.
Sa thématique, ses personnages, sa construction en cascade forment un tout très bien ficelé et addictif.

Citation : "L'enfer, c'est l'absence de ceux qu'on voudrait tant avoir auprès de soi."


Mots clefs : Littérature - Art - Survie - Pandémie - Relations humaines - SF

Ma note : 18/20

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mercredi 27 avril 2022

Matt HAIG - La Bibliothèque de Minuit (trad. par : Dominique Haas)

Mazarine - 414 p. - 22€ - Janvier 2022


Ma critique :
Alors qu'elle veut mettre fin à sa vie, Nora est téléportée dans une étrange bibliothèque, la Bibliothèque de Minuit où officie Mme Elm la bibliothécaire de son enfance, celle qui lui a appris a jouer aux échecs. Chaque ouvrage de cette bibliothèque est une chance pour Nora de faire des choix différents, et d'en voir les conséquences. Si elle trouve une vie qui lui plait vraiment, elle y restera jusqu'à mort naturelle. Chaque vie démarre le 28 avril à minuit (tiens, c'est drôle, je rédige cet article le 27 avril). Nora choisit de revivre des moments à partir du Livre des regrets, qui répartie tous les regrets qu'elle a, du plus banal au plus important.

J'ai énormément aimé ce livre, sans doute parce qu'il m'a énormément parlé. Déjà, moi aussi c'est le bibliothécaire de l'école qui m'a appris à jouer aux échecs.
Ensuite, hélas, le thème de la dépression me parle beaucoup. Et les questionnements du type "ai-je fait le bon choix" sont des questionnements quotidiens pour moi.
Et enfin, la thématique des livres est au cœur de ma vie, je ne suis pas libraire pour rien, et ça, c'est un choix que je ne regrette pas (même si j'aurais adoré la traduction, bon, on est d'accord) ;)

En bref, ce livre est à la limite du développement personnel puisqu'il nous fait relativiser sur nos choix, nos erreurs, nos regrets, et nous montre que rien n'est jamais tout rose ou tout noir. Qu'il faut savoir composé avec ce que l'on a et en tirer le meilleur. Regretter ne fait pas avancer.

Mots clefs : Dépression - Vie - Choix - Livre - Bibliothèque

Citations : 
"J'ai l'impression de ne pas pouvoir vivre sans faire du mal à quelqu'un."
"La tristesse fait partie intégrante du tissu du bonheur. On ne peut pas avoir l'un sans l'autre."

 "Si tu veux gagner aux échecs, il faut que tu comprennes quelque chose [...] Et le truc qu'il faut que tu comprennes, c'est que la partie n'est jamais finie tant qu'elle n'est pas terminée. Et elle n'est pas terminée tant qu'il reste un seul pion sur l'échiquier. [...]Et même si tu étais un pion, tu dois te rappeler que le pion est la pièce la plus magique de toutes. Il a peut-être l'air petit et ordinaire, mais ce n'est pas le cas. [...]Un pion est une reine en puissance."


Ma note : 18/20

lundi 26 juillet 2021

Sally ROONEY - Normal People

L'Olivier - 22 € - 320 p. - 4 mars 2021


Ma critique : J'ai lu ce livre en mode total imprévu, totalement par hasard. Sans rien calculer par rapport à sa date de sortie ou par rapport à tout ce que j'ai déjà à lire chez moi. Et je crois que ça fait un bien fou. Voir un livre sur une étagère, décider de le lire, le lire. Une saveur toute particulière.

Dans ce roman, on suit Connell et Marianne, du lycée à la fac. Au lycée, Connell est assez populaire, il a son groupe d'amis, tout va bien. Marianne est plutôt solitaire, pas forcément très appréciée. Une histoire va commencer à se tisser entre ces deux-là car la mère de Connell travaille chez les parents de Marianne. On ne sait pas trop quelle est la nature de leur relation au départ. Juste ils se côtoient en dehors des cours, s'ignorent au lycée.
A la fac, la tendance s'inverse, Marianne a plein d'amis, c'est moins facile pour Connell. Ils continuent à parfois se côtoyer, parfois non, dans une relation floue mais un peu moins, parfois juste amicale, souvent sexuelle, parfois plus distante. Ils gravitent l'un autour de l'autre au fil des années.

J'ai adoré suivre ces deux protagonistes. Ca m'a un peu rappelé Un jour que j'ai lu il y a pas mal d'années. J'ai trouvé que je lisais ce livre comme j'aurai regardé une teen série. C'était plaisant, divertissant, simple et léger. Certains ont reproché le manque d'approfondissement. Pas moi. J'ai trouvé que c'était juste des passages de vie de deux jeunes en construction.
J'ai trouvé la construction et les personnages très américains. A souvent en oublier que l'intrigue se situait en Irlande. Peut-être car j'ai une certaine méconnaissance de l'Irlande, je l'ignore.

Honnêtement, je ne pense pas que ce livre me marquera et que j'en garderai souvenir dans quelques semaines, mais il m'a divertie et je n'en demandais pas plus.

Mots clefs : Amitié - Relation - Roman d'apprentissage 

Ma note : 16/20

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mardi 23 février 2021

Candice CARTY-WILLIAMS - Queenie

Calmann Lévy - 20€90 - 368 p. - 10 février 2021

Ma critique :
Queenie est une londonienne d'origine jamaïcaine de 25 ans. On la découvre à un tournant de sa vie, après que son copain ait mis leur relation en pause. On va ainsi faire connaissance avec ses amies et assister à sa recherche personnelle à travers ses relations aux hommes. On va la suivre en déroute vis à vis de son travail et par sa place dans sa famille. Et on va aussi voir le regard que les gens portent sur une jeune femme noire.

C'est une lecture qui m'a plu, qui se lit assez vite, qui a des airs de chick litt tout en abordant des sujets sérieux tels que le racisme ou la dépression. On prend plaisir à faire connaissance avec Queenie, on s'inquiète pour elle, on est parfois exaspéré par son entourage.

Par contre deux gros bémols. 
Le premier est que Queenie est un livre truffé de fautes ou coquilles. En 50 pages, j'en avais déjà repérées 5. Pour un livre publié et non une épreuve non corrigée, je trouve ça plus que limite de la part de l'éditeur.
Le second, pour moi, est la présence de scènes sexuelles très explicites. Je comprends qu'il faille les mentionner pour nous montrer ce que traverse Queenie, qu'il faille insister sur leur violence parfois. Mais certains détails n'apportent rien à l'histoire et m'ont plusieurs fois donné envie de reposer le livre. Heureusement, cela s'estompe à la moitié du livre environ.

En somme, une lecture légère en apparence mais abordant des sujets délicats, que je recommande tout de même à un public adulte ou, du moins, prévenu.

Mots clefs : Chick litt - Racisme - Rupture - Dépression - Sexualité

Ma note : 14/20

lundi 7 décembre 2020

Matthew Dicks - Le monde selon Dan (trad. Claire Breton)

JCLattès - 21€90 - 350 p. - Novembre 2020

Ma critique : En novembre, pour me vider un peu l'esprit, j'ai lu Le monde selon Dan, un roman qui avait tout pour me plaire.
En effet, il s'agissait d'un roman composé uniquement de listes et qui nous racontait la vie d'un libraire. Je ne pouvais que me sentir attirée par ce roman.

Et il a répondu à mes attentes. Les listes en font un roman aéré et par conséquent très léger à aborder. Il n'empêche qu'on arrive à travers ces listes à suivre avec plaisir la vie quotidienne et les états d'âme de ce libraire, disons-le, un peu dépassé par les événements.
En effet, on suit sa vie personnelle avec sa compagne ainsi que sa vie de libraire, toutes les deux à un tournant. Et à travers ça, on arrive même à aborder la reconstruction après un deuil, celui vécue auparavant par la compagne du libraire.

Vous l'aurez compris, en cas de besoin de lecture détente, et si en plus vous êtes comme moi, amoureux des listes, ce livre est fait pour vous. Lecteur exigent, passez votre chemin ;)

Mots clefs : Librairie - Vie quotidienne - Liste - Grossesse

Citation : "Une habitude n'est qu'une obsession qui se prétend volontaire et contrôlable."

Ma note : 17/20

lundi 25 septembre 2017

Jenni FAGAN - Les buveurs de lumière

Métailié - 20 € - 304 p. - 24 août 2017

Ma critique : Les Buveurs de lumière, c'est un roman lumineux, qui m'a fait beaucoup de bien malgré le contexte dramatique qu'il dépeint.

On suit la vie de deux personnages principaux dans un contexte de nouvelle ère glacière : il fait froid, il y a des icebergs, la circulation devient difficile. 
Dans tout ça Stella se construit : elle cherche sa place dans un monde qui ne la comprend pas, elle cherche à être elle-même malgré les regards des siens. 
Dylan, lui, vit un retour aux sources puisqu'il vient s'installer où vivaient sa mère et sa grand-mère. 
Et bien sûr ces deux personnages se rencontrent et s'apprivoisent par la proximité de leurs habitations. Leurs quotidiens se croisent et s’emmêlent car autour d'eux, il y a Constance, la mère de Stella. Constance qui fréquente toujours le père de Stella, marié, mais aussi, en même temps et depuis longtemps, un autre homme. Constance qui plait à Dylan. 

Ce petit monde vit et survit, nous sommes avec eux, au quotidien. Ils sont terriblement humains, terriblement vrais, terriblement justes et on aimerait vraiment les rencontrer.

Tout est beau dans ce roman, le paysage, les personnages, la plume de l'auteur. J'en redemande et vous recommande de tenter l'aventure, ou plutôt la rencontre de ces êtres cassés mais vivants.

Mots Clefs : Transidentité - Adolescence - Hiver - Famille

Extraits : "Quand les adultes entendent grincer une petite porte sombre dans leur coeur, ils montent le son de la télé. Ils s'enfilent un verre de vin.Ils disent au chat que c'était juste une porte qui grinçait. Le chat sait. Il saute du canapé et sort de la pièce. Quand cette petite porte sombre dans un cœur se met à faire clic-clac clic-clac clic-clac si fort et si violemment qu'on voit littéralement battre leur poitrine - eh bien là ils disent qu'ils ont du cholestérol et ils essaient d'arrêter le beurre, ils se mettent à aller marcher."
"Peut-être que certaines particules d'amour ne disparaissent jamais" 

Ma note : 19/20


lundi 12 décembre 2016

Richard ADAMS - Watership Down

Monsieur Toussaint Louverture - 21€90 - 540 p. - Septembre 2016

Ma critique : Dès qu'on m'a parlé de ce roman, j'ai été intriguée et intéressée, J'ai patiemment attendu de l'avoir entre les mains et très vite j'ai compris que c'était un roman marquant, de ceux que l'on n'oublie pas. 
Watership Down, c'est une épopée, un récit de voyage, une aventure. On s'inquiète, on espère, on vit avec les personnages. 

Mais quelle en est l'histoire ? Un lapin, Fyveer, a un jour un mauvais préssentiment : il sait qu'un grand danger va advenir et prévient les lapins de sa garenne qu'il faut fuir. Mais voilà, il n'est pas pris au sérieux. Seuls quelques un de ses camarades l'écouteront. Ainsi, un petit groupe de lapins, très vite menés par le valeureux Hazel, s'en ira à la recherche d'un lieu idéal pour s'installer et vivre en sécurité. 
Leur chemin va être semé d’embûches puisqu'ils seront confrontés aux dangers du monde moderne, aux autres clans de lapins qui ne seront pas toujours amis, aux autres animaux plus souvent ennemis qu'alliés et au manque de hases pour prospérer. 

Tout cela narré d'une manière qui nous immerge totalement : on apprend la culture des lapins qui ont leur langage mais pratique la langue commune avec les autres animaux, on découvre leurs légendes qui leur donnent espoir et les font frémir, construites autour de personnage Shravil-sha... 
Le monde des lapins m'est apparu sous un jour nouveau : une garenne a son organisation propre, les lapins ont leur caractère bien qu'ils ne soient pas humanisés ici, Les lapins sauvages ne se comportent pas du tout de la même manière que les lapins domestiques. 

L'histoire est portée par des personnages charismatiques, justes et attachants : Hazel est courageux et sait mener ses troupes dans la paix, Fyver est un peu trouillard mais perçoit les choses avant qu'elles adviennent, ou encore Bigwig, très bon guerrier au caractère fort.

Refermer ce livre m'a laissé un grand vide. C'est un véritable coup de cœur, de ces livres qu'il FAUT avoir lu. Alors n'hésitez plus, lisez-le, offrez-le, faites vous plaisir :) 

Ma note : 20/20

mercredi 27 mai 2015

Hollis SEAMON - Dieu me déteste

La Belle Colère - 19 € - 276 p. - Mars 2014
trad. par Marie de Piémonville
(existe en poche chez 10/18)

Ma Critique : Un jeune homme de 17 ans, Richard, est aux soins palliatifs à l'hôpital, il a un cancer. De là, nous suivons quelques jours de son quotidien : ses difficultés à faire les gestes du quotidien, sa mère omniprésente, son oncle qui se fiche un peu des convenances, le personnel de l'hôpital, et surtout, la jeune fille de 15 ans présente elle aussi dans le service. 
Tout ça narré sans langue de bois par Richard, avec un regard posé et réaliste sur sa situation et avec une touche d'humour.

Un livre qui m'a été recommandé par un peu tout le monde, amis, blogs, etc.
Et qui ne m'a fait ni chaud ni froid. 
Je savais que tout ce qui était maladie, toussa, c'était pas mon truc (oui, bon, c'est le truc de personne à la base vous pouvez me dire, mais en ce moment beaucoup y trouvent leur compte..) et ça s'est confirmé.
Tout d'abord je me suis ennuyée : l'environnement (l'hôpital donc), ne me plaisait pas, je n'ai eu aucun attachement ni affinité ni réelle sympathie pour Richard. Sylvie est mignonne et m'a tiré beaucoup plus d’empathie que Richard, mais elle reste un personnage secondaire.
Ensuite, l'histoire ne m'a pas touchée, plutôt blasée même.

Un roman qui m'a laissé de marbre... dommage.

Ma note : 12/20

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dimanche 24 mai 2015

David NICHOLLS - Un jour

10/18 - 9€60 - 621 p. - 2012
trad. de l'anglais par Karine Reigner

Ma critique :
Dexter et Emma se connaissent de vue. Ils ne se côtoient vraiment qu'une nuit après leur diplôme. Elle est plutôt sérieuse, lui plus superficiel. Contre toute attente, de cette nuit-là découlera une belle amitié, qui s'étendra sur des années.
Dans le roman, nous les suivons, chaque 15 juillet. On fait un point sur leur existence, ce qu'ils sont devenus, comment ils ont évolué et où en est leur relation.

Si j'ai beaucoup aimé le principe, retrouver des personnages chaque année à une date donnée, je n'ai pas vraiment accroché au style d'écriture qui me rendait les personnages antipathiques dans une atmosphère assez désagréable, pleine de jugement, superficielle et "crue". 
Au fur et à mesure des pages je me suis habituée et j'ai pris goût à leurs histoires mais ce n'était pas gagné.

Tout le long j'ai eu une drôle d'impression, c'était facile à lire, assez plaisant, et en même temps, je me suis traînée le livre pendant quelques mois. Je l'aurai jugé plus adapté en série télé.

J'en ressors donc mitigée, pleine de "oui, mais..."

Citation :
"Elle n'éprouve aucune émotion particulière à humer l'odeur que dégage la tête d'un nourrisson : elle l'a fait une fois et n'éprouve pas le besoin de le refaire. Ca sentait le cuir de bracelet-montre - rien de plus."

Ma note : 14/20

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 La délicatesse 

jeudi 6 novembre 2014

Jo WALTON - Morwenna

Denoël "Lunes d'Encre" - 21€50 - 334 p. - Avril 2014
Traduit par Luc Carissimo

Résumé : "Morwenna Phelps, qui préfère qu'on l'appelle Mori, est placée par son père dans l'école privée d'Arlinghust, où elle se remet du terrible accident qui l'a laissée handicapée et l'a privé à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Loin de son pays de Galles natal, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres, notamment des livres de science-fiction. Samuel Delany, Roger Zelazny, James Tiptree Jr, Ursula K. Le Guin et Robert Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Alors qu'elle commence à reprendre du poil de la bête, elle reçoit une lettre de sa folle de mère : une photo sur laquelle Morganna est visible et sa silhouette à elle brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est sa mère ? Elle peut chercher dans les livres le courage de se battre."

Ma critique : Morwenna, c'est une jolie histoire, un livre à ambiance, un livre pour les amoureux des livres.
C'est l'histoire d'une reconstruction, celle d'une jeune fille dont le monde est peuplé de fées. Pas de petites femmes ailées, non, des êtres féeriques de toute forme et de tout type, qui n'apparaissent pas en présence de douleur et communiquent comme elles peuvent. Ces fées, seule Morwenna et quelques avertis, dont sa sœur faisait partie, les voient.
C'est l'histoire d'une reconstruction hantée par l'autre, la jumelle, morte en tentant d'éradiquer le mal, représenté par la mère.
C'est l'histoire d'une reconstruction par la science-fiction que Morwenna affectionne et dont le père, nouvellement retrouvé, partage la passion.

C'est une histoire qui me tentait depuis longtemps et qui m'a captivée : je l'ai lu au bon moment. J'aurai pu trouver ce livre trop plat, mais je pense avoir su l'apprécier à sa juste valeur pour ces moments d'espoir, de féerie et de littérature.


Citations : 
"Le prêt entre bibliothèque est une des merveilles du monde et une gloire de la civilisation"
"Bibliotropes. Comme les tournesols sont héliotropes, nous sommes naturellement attirés par la librairie."

Ma note : 18/20 

mercredi 22 octobre 2014

Laurie HALSE ANDERSON - Vous parler de ça

La Belle Colère - 19 € - 299 p. - Octobre 2014
Traduit de l'anglais par Marie Chabin.


Ma critique : Un soir d'été, lors d'une soirée un peu trop arrosée, Mélinda, treize ans, a appelé la police.

A la rentrée, plus personne ne lui parle, tout le monde n'est que mépris à son égard. Elle-même, le plus souvent, se tait. Ses résultats sont en chute libre.
On suit la vie de cette jeune fille, dont les parents semblent rester ensemble par principe, à qui ses amis ne parlent plus, sauf par intérêt, et dont seul le prof d'art semble se soucier d'elle.
Les jours en cours, sont longs, mais elle est vivante. Elle se réfugie : dans un endroit secret et dans le silence. Mais on sait, qu'on ne sait pas tout.

L'histoire se déroule, lentement, simplement, avec une certaine légèreté. La vie d'une ado comme une autre un peu rejetée, qui le vit plus ou moins bien. Qui veut dire quelque chose, mais à qui ?

J'ai su apprécier le ton de l'histoire, l'héroïne qui avance malgré tout. J'ai aimé ce subtil mélange de légèreté qui cache, on le comprend, un sujet délicat.
Un roman à ambiance, une héroïne malgré elle. Une jolie découverte.

Et en bonus, un bel objet : j'aime beaucoup les choix de matière et de style fait par "La Belle Colère".

Ma note : 17/20

jeudi 20 février 2014

Katherine STURTEVANT - La jeune fille à la plume

Bayard - 11 €90 - 320 p - 2009


Ma critique : Meg est une jeune fille de 16 ans au XVIIème siècle. Fille de libraire, elle voue une passion aux livres et rêve d'être autorisée à exercer sa passion : l'écriture. Mais une jeune fille de 16 ans doit avant tout penser à son avenir et être courtisée. Or, autour d'elle gravite Will, l'apprenti de la librairie et Edouard, le frère de son amie Anne, qui n'a que faire des livres.
Ce dernier doit partir pour l'Italie et propose un cadeau à Meg : celle-ci rétorque que son plus beau cadeau serait qu'il soit capturé par des pirates afin qu'elle ait quelque chose à écrire de captivant. Et c'est ce qu'il advint.

Quand j'ai choisi de lire ce livre, je n'avais pas saisi la portée de la quatrième de couverture : je pensais que ce que Meg écrivait se réalisait, un récit fantastique en somme. Or, ce n'est pas le cas du tout. Au final, c'est même l'inverse. Je me suis tout de même laissée prendre au jeu.
Sous couvert d'une romance, l'auteur aborde de plein fouet deux vastes sujets : la vie d'une jeune femme au XVIIème siècle en Angleterre, avec ses interdits, ses obligations et tout de même ses rêves : ici le rêve de Meg est l'écriture. Celle-ci, ainsi que le milieu de la librairie de l'époque, tiennent donc une grande place dans le roman. Le deuxième sujet traité est la perception des pays du Maghreb et de l'Islam à cette époque, et tous les préjugés qui la composent.
Ces deux thèmes font de ce roman un livre aux allures historiques intéressant.

Ma note : 16/20

dimanche 19 janvier 2014

Jane AUSTEN - Orgueil et Préjugés

Le Livre de Poche - 6€60 - 512 p. - 2011 (1ère ed. : 1813)

Présentation de l'éditeur : Élisabeth Bennet a quatre soeurs et une mère qui ne songe qu’à les marier. Quand parvient la nouvelle de l’installation à Netherfield, le domaine voisin, de Mr Bingley, célibataire et beau parti, toutes les dames des alentours sont en émoi, d’autant plus qu’il est accompagné de son ami Mr Darcy, un jeune et riche aristocrate. Les préparatifs du prochain bal occupent tous les esprits… Jane Austen peint avec ce qu’il faut d’ironie les turbulences du coeur des jeunes filles et, aujourd’hui comme hier, on s’indigne avec l’orgueilleuse Élisabeth, puis on ouvre les yeux sur les voies détournées qu’emprunte l’amour… 

Ma critique : Mon premier Austen ! :) Je me doutais qu'il me plairait, et bien c'est chose faite, il m'a plu. Après, il faut aimer les classiques et aimer les romances. Ou les romances classiques :D J'ai particulièrement aimé Elisabeth, héroïne au caractère bien trempé, qui ne se laisse pas faire ni par sa mère et son obsession des mariages, ni par ses prétendants pas toujours aimables et respectueux. Cette héroïne tranche complètement avec l'environnement plein de manière dans lequel elle évolue et c'est un plaisir. J'espère prendre le temps de lire d'autres romans de cette auteure par la suite :) 


Ma note : 18/20

mardi 10 septembre 2013

Sarah WATERS - Caresser le velours

10X18 - 10€20 - 590 p. - Août 2003

Ma critique :
A Epoque victorienne, là où on impose la jupe aux femmes, Nancy, jeune écaillère de Province anglaise rencontre Kitty, jeune fille qui joue les dandy dans un spectacle de music hall. Pour Nancy, c’est le coup de foudre. De là, sa vie commencera doucement à changer jusqu’à partir à Londres en tant qu’habilleuse de Kitty…

Dur dur de raconter ce roman sans en dire trop, en laissant au lecteur découvrir ce que deviendra la vie de Nancy qui quittait à peine le restaurant d’huîtres de ses parents. Ainsi, je ne dévoilerai que ce début.
Et pourtant, il va s’en passer des choses ! Nancy connaîtra une toute autre vie aux côté de différents personnages féminins plus ou moins bien attentionnés. Tout au long du roman, elle découvre l’amour et ses désillusions, la sexualité, la vie et ses différentes facettes, etc.

Nancy est une héroïne attachante qu’on côtoie tout le long du récit comme un amie qu’on a envie tour à tour d’encourager dans ses idées ou de consoler quand besoin est. Tout cela dans une ambiance et un contexte tour à tour glauques, luxuriants ou encore engagé…

Ce roman est à lire pour le roman d’apprentissage qu’il est, le classique qu’il peut devenir, pour la charmante Nancy ou encore pour découvrir une facette originale de l’époque victorienne.


Un bémol cependant, ce roman est à réservé à un public averti pour les scènes explicitement sexuelles qu’il comporte. J’ai déjà lu plus trash mais j’ai déjà lu plus chaste.

Ma note : 19/20

Info complémentaire : Ce roman existe en série TV sous son titre original "Tipping the Velvet"


lundi 26 novembre 2012

J. K. ROWLING - Une Place à Prendre

Grasset - 24 € - 680 p. - Septembre 2012


Présentation de l'éditeur : Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie. Attendue de tous, J.K. Rowling revient là où on ne l’attendait pas et signe, avec ce premier roman destiné à un public adulte, une fresque féroce et audacieuse, teintée d’humour noir et mettant en scène les grandes questions de notre temps. 

Mon avis : Je ne dirai pas que je ne suis pas déçue par ce livre. Je ne dirai pas non plus que j'ai détesté. En fait, il me laisse perplexe. Comme beaucoup, j'aurai envie de dire "tout ça pour ça ??!". Je suis entrée vraiment dans l'histoire seulement vers la page 150, je me suis prise au jeu d'espionner les pensées et la vie des habitants de cette bourgade, pour qu'au final je m'aperçoive qu'il ne se passe absolument rien tout le long du roman. Mouais. 
Faites vous votre propre avis, après Harry Potter ça reste intéressant (même si décevant) et si vous n'avez pas lu Harry Potter, passez votre chemin.

Ma note : 6/10

jeudi 1 novembre 2012

Sapphire - Precious

Points - 6€30 - 201 p. - Février 2010

Présentation de l'éditeur : Precious, seize ans, claque la porte. Elle ne se laissera plus cogner par sa mère, ni violer et engrosser encore une fois par son père. Jamais. Virée de l'école, elle envisage une nouvelle vie, loin de Harlem et du ghetto afro-américain de son enfance. Elle veut apprendre à lire et à écrire, raconter son histoire à travers des poèmes et élever dignement son fils.

Mon avis : J’ai reçu ce livre dans le cadre d’une édition de « envoie-moi un bouquin » du site madmoizelle. Je ne me serai pas attardée dessus si je l’avais trouvé seule en librairie. Là, on me l’a envoyé, pour donner mon avis rapidement à l’expéditrice, je l’ai lu peu après la réception. Et je n’ai pas réussi à le lâcher. Une belle leçon de vie à travers l’apprentissage de la narratrice. Issue de milieu défavorisée, enceinte du 2ème enfant de son père, elle souhaite apprendre àlire et à écrire correctement pour s’en sortir. On suit son apprentissage de la vie, de l’écriture et des rapports humains tout au long d’un livre touchant.

Ma note : 10/10