vendredi 26 février 2021

Barcella - Les Papillons

Cherche midi - 18€ - 224 p. - 8 avril 2021

Ma critique :
Aaaah, Barcella. 
Barcella, est, avant d'être l'auteur de ce roman, un chanteur que j'adore et que je suis depuis que je l'ai vu par hasard en concert en 2013. Un chanteur de la nouvelle scène française, un poète, qui manie les mots avec perfection, humour et délicatesse.
Alors quand j'ai su qu'il sortait un roman, j'étais impatiente de le lire. Et c'est chose faite.

Ce roman nous conte une histoire d'amour, entre Alexandrin et Marie. Banal, me direz-vous. Cela pourrait l'être si cette histoire n'était pas menée par la plume de Barcella. Mais l'on s'aperçoit très vite que cela ne l'est pas, car l'écriture nous plonge directement dans un long poème à la limite du conte.
Tout n'est que rythme et rimes internes dans ce roman. Pour dire, à rimer, rythmer et parler d'Alexandrin, il m'a donné envie de lire encore un Racine. Mais il m'a surtout fait penser, par l'onirisme et le style, aux romans de Mathias Malzieu que, vous le savez si vous me suivez, j'aime aussi beaucoup. 
J'ai retrouvé avec plaisir le style et la maîtrise de la langue que j'aimais déjà tant dans les chansons de Barcella.

On suit cette histoire, de sa naissance au dénouement, comme on suit un doux rêve. Et pourtant, tout n'est pas que soleil et papillons, car la vie pour être entière, comporte des passages parfois plus sombres, et cette histoire d'amour n'en fait pas exception.

Je n'en dirai pas plus et vous laisserai pas vous-même vous imprégner de la magie des mots de cette histoire, lorsque le roman paraitra, en avril.

Mots clefs : Histoire d'amour - Onirisme - Poésie 

Ma note : 17/20

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mardi 23 février 2021

Candice CARTY-WILLIAMS - Queenie

Calmann Lévy - 20€90 - 368 p. - 10 février 2021

Ma critique :
Queenie est une londonienne d'origine jamaïcaine de 25 ans. On la découvre à un tournant de sa vie, après que son copain ait mis leur relation en pause. On va ainsi faire connaissance avec ses amies et assister à sa recherche personnelle à travers ses relations aux hommes. On va la suivre en déroute vis à vis de son travail et par sa place dans sa famille. Et on va aussi voir le regard que les gens portent sur une jeune femme noire.

C'est une lecture qui m'a plu, qui se lit assez vite, qui a des airs de chick litt tout en abordant des sujets sérieux tels que le racisme ou la dépression. On prend plaisir à faire connaissance avec Queenie, on s'inquiète pour elle, on est parfois exaspéré par son entourage.

Par contre deux gros bémols. 
Le premier est que Queenie est un livre truffé de fautes ou coquilles. En 50 pages, j'en avais déjà repérées 5. Pour un livre publié et non une épreuve non corrigée, je trouve ça plus que limite de la part de l'éditeur.
Le second, pour moi, est la présence de scènes sexuelles très explicites. Je comprends qu'il faille les mentionner pour nous montrer ce que traverse Queenie, qu'il faille insister sur leur violence parfois. Mais certains détails n'apportent rien à l'histoire et m'ont plusieurs fois donné envie de reposer le livre. Heureusement, cela s'estompe à la moitié du livre environ.

En somme, une lecture légère en apparence mais abordant des sujets délicats, que je recommande tout de même à un public adulte ou, du moins, prévenu.

Mots clefs : Chick litt - Racisme - Rupture - Dépression - Sexualité

Ma note : 14/20

vendredi 5 février 2021

Sandrine BEAU - La Porte de la Salle de bain

Talents Hauts - 8 € - 96 p. - Octobre 2015


Ma critique : Le livre que je vous présente aujourd'hui, je l'ai découvert dans Quotidien, présenté par La Voix du livre et Le cahier de lecture de Nathan. La thématique des livres présentés était l'inceste.

Ce roman raconte l'histoire de Mia, dont le copain de la mère, Lloyd, entre dans la salle de bain lorsqu'elle prend sa douche. Là, c'est le début de l'enfer et des interrogations pour Mia. Comment doit-elle réagir ? Jusqu'où Lloyd, le gentil copain de sa mère, musicien,  peut-il aller ?

Vous l'aurez compris, le sujet n'est pas évident. Tant par sa thématique que par le traitement de celle-ci. Et bien le roman de Sandrine Beau a tout bon. Il relate, simplement, factuellement, la situation que vit Mia et ce que cela implique pour elle.
Il n'y a rien de sordide dans ce roman. Rien de "trop". Seulement de la justesse.

C'est un roman comme j'aurai aimé en lire plutôt et qu'il faut mettre entre les mains des ados. 
Un roman nécessaire.

Mots clefs : incestuel - adolescence - famille recomposée

Ma note : 18/20

mardi 2 février 2021

Kifaya BELKAALOUL - Débordements

Editions du Rhodon - 16 € - 163 p. - Décembre 2020


Ma critique : Cette fois, c'est d'une lecture atypique pour moi dont je vais vous parler. Atypique car il s'agit du premier roman d'une autrice et du premier roman publié par une toute nouvelle petite maison d'édition à compte d'éditeur. 
Or, à moins qu'il ne s'agisse de roman de quelqu'un de ma connaissance, habituellement, je ne lis jamais de livre de maison d'édition autodiffusée. Car il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et que, hélas, la qualité n'est pas forcément au rendez-vous. Les livres ne sont souvent même pas corrigés. Mais bref passons !

Passons, car j'ai vraiment bien fait de jeter un œil à celui-ci, je l'ai adoré. Si j'ai choisi de faire une exception pour ce livre, déjà c'est car sa couverture était plutôt jolie (comme quoi, soignez vos couvertures^^) et ensuite, car la quatrième de couverture me parlait.

De quoi ça parle, donc, me demanderez-vous ? C'est une histoire d'amour impossible au temps de l'Algérie française.
Plus précisément, Zineb, maintenant âgée, nous raconte sa jeunesse. Elle était une jeune femme indépendante et donnait des coups de main dans un dispensaire et rêvait d'être institutrice. Au dispensaire, elle a fait la rencontre d'un français, différent, qui lui a très vite plu, Antonin. De cette histoire qu'elle nous conte, on aperçoit sa vie familiale, ses amis et les préoccupations de toute une époque.

Une histoire qui pourrait être classique à première vue. Mais le verbe de l'autrice par le biais de sa narratrice est vraiment prenant, vivant, passionnant.

Vous l'aurez peut-être compris, j'ai tout aimé de ce roman : Son lieu et son époque. Son héroïne forte, passionnée, faillible, tragique. Son style narratif.

Alors faites comme moi, laissez vous tenter par ce premier roman


Mots clefs : Algérie - Amour - Tragédie


Ma note : 18/20

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