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vendredi 25 juillet 2025

Cormac McCarthy & Manu Larcenet - La route

Dargaud & L'Olivier - 2024 & 2008 - 160 & 256 p.


La route - Cormac McCarthy

Après, une nouvelle fois, des semaines d'absence, la meuf revient, et c'est pour râler.
Non mais je comprends pas. Expliquez-moi. C'est quoi qui justifie le succès et le prix Pulitzer de ce bouquin ??

Sur le papier, il avait tout pour me plaire : une relation père-fils, un monde post-apo, une ambiance sombre pour un roman difficile.
Ah parce que ça oui on me l'a répété et je l'ai lu et relu "qu'est-ce qu'il est dur ce roman !" euh, ouais ? Lisez Sukkwan Island et on en reparle non ? 
Bon, j'arrête d'être désagréable. ah bah non je ne peux pas : je n'ai pas encore parlé de l'écriture ni de l'histoire.

L'histoire : un homme et son fils sont sur une route dans un environnement post-apocalyptique : quasi pas de survivant, tout est cramé. Ils marchent, ils visitent des baraques pour essayer de trouver de quoi survivre. Et voilà, sorry, j'ai spoilé, je vous ai raconté tout le livre du début à l'avant dernière page.

Il ne se passe RIEN ! Et les 3 micros éléments qui sortent de cette trame passent inaperçus malgré leur glauquitude (ouais, si je veux) à cause du style.

Ou plutôt du non-style. On pourrait aussi se dire "ouaaaais c'est la traductioooon" mais en fait non, je pense que la traductrice est au top, elle a l'air de s'être méga documenté et elle a parfois recueilli l'avis de Cormac McCarthy him-self.

Du coup c'est un fait, c'est juste mal écrit. Des phrases au style bateau contenant des milliers de "et" sans pour autant en faire de looongues phrases soulignant la loooongueur de la route. Nan, c'est juste plat.
Le tout à la 3ème personne, sauf 2 fois ou on passe à la 1ère personne sans que, là non plus, cela ne serve quoique ce soit dans l'histoire, comme si l'auteur avait juste bugué.
Et des personnages juste nommés "l"homme" et "le petit" ; il s'est cassé, l'auteur, pour les appellations et les synonymes, non ?

Bon, cette fois, j'arrête, j'ai plus rien à en dire je pense. 

Ah si ! Passez votre chemin ! Ou plutôt, votre route ! Ah ah ah ah !
Citation : 
"On oublie ce qu'on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu'il faut oublier"
"Les gens passaient leur temps à faire des préparatifs pour le lendemain. Moi je n'ai jamais cru à ça. Le lendemain ne faisait pas de préparatifs pour eux. Le lendemain ne savait même pas qu'ils existaient."

Ma note : 6/20 

mercredi 16 juin 2021

Louisa May ALCOTT - Les Quatre filles du Dr March

Gallmeister - 13 € - 636 p. - 1ère ed. 1868 

Ma critique :
C'est avec un peu (beaucoup) de retard que je viens vous parler de ce livre.
A savoir que je l'ai d'abord commencé il y a de longs mois, que je l'ai mis en pause, et que je l'ai repris lors de la lecture commune organisée par @mrsbookyarmond dans le cadre de L'empoche classique.

Au départ, si je l'ai mis en pause et gardé en lecture secondaire occasionnelle, c'est que j'ai trouvé le début un peu long : on suit la vie des filles à travers divers petits épisodes de leur quotidien, tout cela ponctué de bons sentiments et d'un côté moralisateur. Je n'arrivais pas à adhérer totalement.

Puis quand je l'ai repris, au bout de 200 pages quasi, je ne sais pas si j'étais mieux disposée ou en tous cas préparée, mais cela s'est beaucoup mieux passé ! J'ai pris beaucoup beaucoup de plaisir à voir les filles grandir et évoluer, changer, s'affirmer. Le ton du livre est resté le même, comme une sympathique balade aux côtés d'une famille pieuse, humaine et bien pensante, mais cela ne m'a plus pesé, je me suis attachée aux personnages.

Chacune des sœurs a d'ailleurs sa propre personnalité affirmée, ma préférence allant à l'indépendante et non-conventionnelle, Jo, ainsi qu'à la douce et émotive Beth. L'aînée, Meg, et la plus jeune Amy, se ressemblant plus et étant toutes deux assez loin de ce que j'aime, s'attardant sur l'apparence, l'argent ou l'art de plaire.
Il y a aussi Laurie, leur voisin, très présent dans l'histoire, que l'on voit, tout comme elles, évoluer. Un personnage que j'ai aussi beaucoup aimé.

Chacune a aussi son activité de prédilection : art, couture, écriture. Si les corvées et l'apprentissage des bonnes manières sont centraux dans le livre, les loisirs ont une grande grande place et l'on se divertie en suivant les passions et centres d'intérêt de chaque fille.

Une lecture très particulière dans le ton et l'ambiance, on retrouve bien l'époque dans laquelle l'histoire se déroule. Une lecture un peu comme un retour en enfance lorsqu'on a connu, comme moi, le dessin animé.

A savoir que le lendemain de la fin de ma lecture, j'ai regardé le dernier film sorti, celui avec Emma Watson, et contrairement à mes réticences, je l'ai trouvé très juste, à 2-3 détails près. J'ai vraiment retrouvé la même ambiance et les mêmes épisodes qui m'avaient fait sourire dans le livre, ce qui est plutôt rare lors des adaptations.

A lire donc, si vous aimez les classiques, si vous êtes nostalgiques, que vous aimez les histoires de famille et de fratrie et que les bons sentiments ne vous font pas peur :)

Mots clefs : Famille - Fratrie - XIXème siècle

Ma note : 15/20

dimanche 27 janvier 2019

J.R.R. TOLKIEN - Le Seigneur des Anneaux T.1 La Communauté de l'anneau

 
Pocket - 7€90 - 767 p. - 1ere éd : 1954

Ma critique :
Comme quoi, tout arrive ! 
15 ans après un échec critique de lecture de Bilbo le Hobbit, et avec un certain ras le bol des nouveautés et une quasi panne de lecture, je me suis lancée dans le Seigneur des Anneaux !

J'avais un peu peur, j'avoue. Peur de ne pas aimer après la désastreuse expérience Bilbo. Peur que ça soit illisible, trop dense, trop de descriptions comme ce que j'entends souvent dire.

Mais en fait non. C'est bien pour ça que beaucoup d'enfants de 10/11 ans le lisent sans problème. J'ai vécu ce tome 1 comme un récit initiatique, un road trip entre plusieurs personnes qui ne se connaissent pas mais ont une mission commune au bout du chemin.
Du coup, j'ai pris beaucoup de plaisir à ma lecture. C'est presque une promenade bucolique. Enfin c'est comme ça que je l'ai vécu. 

L'univers est tel que je m'y attendais car j'avais vu les films.
Les personnages, j'ai pu les découvrir de manière plus approfondie que dans les films par contre, que j'avais regardé distraitement il est vrai. (Et eux, je les trouve bien plus longuets pour le coup, même si j'ai hâte de revoir le 1 après lecture)
Frodon m'indiffère assez. Il est présent mais effacé en même temps. Je le trouve assez creux, pas développé.
Sam est beaucoup plus travaillé, plus fort comme personnage, avec une vraie personnalité, des défauts (il fouine beaucoup, se mêle de tout), des qualités (on peut compter sur lui, il est très protecteur), une présence (ses actes nous font découvrir qui il est)
Aragorn est celui que j'ai préféré. A la fois mystérieux, fiable, fort. Silencieux et discret, n'intervenant qu'avec justesse.
Les autres apparaissent au final assez peu. Gandalf, s'il est présent, m'a laissé de marbre. Bilbo, je n'ai pas accroché.
Au final, même si j'ai vraiment pris plaisir à ma lecture et hâte de lire les tomes suivants (que j'ai achetés^^), ce n'est pas l'immense coup de coeur qu'il est pour beaucoup. Juste une lecture sympathique, un classique à découvrir.


Ma note : 16/20

Vous aimerez peut-être... 
https://les-lectures-de-nebel.blogspot.com/2016/12/richard-adams-watership-down.html


lundi 9 novembre 2015

Jean RACINE - Bérénice

Bordas - 3€55 - 200 p. - 1ère repré. 1670
Ma critique : Bérénice aime Titus. Titus aime Bérénice. Antiochus aime aussi Bérénice. Bérénice est reine de Palestine, Titus empereur de Rome. Titus ne peut pas épouser une reine étrangère. Ils doivent se dire adieu.


Une fois de plus un bonheur de retrouver les alexandrins racinien. Une tragédie différente des autres par son intrigue, le déroulement des événements, et surtout la fin.

Certains aiment le réconfort trouvé dans les romances et comédies romantiques, moi j'aime retrouver le sourire, le plaisir des mots et de la langue française auprès des textes de Racine.

Ma note : 19/20

lundi 20 octobre 2014

Jean ANOUILH - Antigone

La Table ronde - 5€90 - 130 p. - 1ère éd : 1946

Ma critique : Après la mort d’œdipe, le souverain de Thèbes, les frères d'Antigone Eteocle et Polynice se sont entre-tués pour le trône. c'est Créon, le frère de Jocaste, la femme d’œdipe, qui héritera du trône. Alors qu'il fera des honneurs pour l'enterrement d'Eteocle, il choisira de laisser la dépouille de Polynice pourrir, avec interdiction de l'ensevelir, car il serait un traître.

Antigone, décide d'enterrer elle-même son frère. Sa sœur Ismène ne lui viendra pas en aide car elle craint de mourir.

Il m'aura fallu du temps pour enfin me lancer dans la lecture de cette pièce, rapide à lire et qui m'attirait pourtant. Mais ça y'est, je l'ai lue, et je l'ai aimée.
Antigone, héroïne tragique, dans un monde déroutant. Celle dont on a toujours préféré la sœur, bien plus belle, en choisissant d'ensevelir son frère, se présente à la mort.
Si vous aimez les tragédies, n'hésitez plus.

Extrait : Dialogue entre Créon et Antigone :
ANTIGONE : Et vous l'avez fait tout de même. Et maintenant, vous allez me faire tuer sans le vouloir. Et c'est cela, être roi !
CREON : Oui, c'est cela !
ANTIGONE : Pauvre Créon ! Avec mes ongles cassés et pleins de terre et les bleus que tes gardes m'ont faits aux bras, avec ma peur qui me tord le ventre, moi je suis reine.

Ma note : 17/20

dimanche 19 janvier 2014

Jane AUSTEN - Orgueil et Préjugés

Le Livre de Poche - 6€60 - 512 p. - 2011 (1ère ed. : 1813)

Présentation de l'éditeur : Élisabeth Bennet a quatre soeurs et une mère qui ne songe qu’à les marier. Quand parvient la nouvelle de l’installation à Netherfield, le domaine voisin, de Mr Bingley, célibataire et beau parti, toutes les dames des alentours sont en émoi, d’autant plus qu’il est accompagné de son ami Mr Darcy, un jeune et riche aristocrate. Les préparatifs du prochain bal occupent tous les esprits… Jane Austen peint avec ce qu’il faut d’ironie les turbulences du coeur des jeunes filles et, aujourd’hui comme hier, on s’indigne avec l’orgueilleuse Élisabeth, puis on ouvre les yeux sur les voies détournées qu’emprunte l’amour… 

Ma critique : Mon premier Austen ! :) Je me doutais qu'il me plairait, et bien c'est chose faite, il m'a plu. Après, il faut aimer les classiques et aimer les romances. Ou les romances classiques :D J'ai particulièrement aimé Elisabeth, héroïne au caractère bien trempé, qui ne se laisse pas faire ni par sa mère et son obsession des mariages, ni par ses prétendants pas toujours aimables et respectueux. Cette héroïne tranche complètement avec l'environnement plein de manière dans lequel elle évolue et c'est un plaisir. J'espère prendre le temps de lire d'autres romans de cette auteure par la suite :) 


Ma note : 18/20

mardi 23 juillet 2013

CHAUVEL & COLETTE (COLIANDRE) - Alice au Pays des Merveilles

Drugstore - 15€50 - 72 p. - 2010

Ma critique :
"Alice au pays des merveilles" adapté en Bande Dessinée. On retrouve donc l'histoire et les personnages charismatiques qui la composent agrémentés de belles illustrations.
Seul bémol : le personnage d'Alice dont les expressions ne m'ont pas paru très adaptée à son attitude. Cela n'est pas gênant dans la mesure où le reste est sublime.


Ma note : 17/20

jeudi 21 mars 2013

Ionesco - Rhinoceros

Folio - 7€40 - 246 p. - 1972


Résumé (www.annabac.com) : "Les habitants d'une petite ville, atteints de « rhinocérite », se sont tous transformés en rhinocéros ; seul Bérenger, incarnation symbolique du « résistant », refuse cette situation. En proie au doute, il se demande s'il ne va pas à son tour être gagné par l'inquiétant conformisme de la « rhinocérite ». "

Mon avis : Un classique, ça faisait longtemps. J'ai bien aimé cette pièce bien que je trouve qu'elle traîne un peu en longueur. J'aurai aimé l'étudier, elle a une portée philosophique importante sur le libre-arbitre. Je pense que ce classique reste abordable du fait qu'il soit une pièce de théâtre ce qui permet donc un texte aéré et dynamique. 


Ma note : 14/20

mercredi 11 avril 2012

Raymond RADIGUET - Le Diable au Corps

Librio - 2 € - 96 p. - 1ère publication : 1923

Résumé Un jeune homme tombe amoureux d'une femme mariée dont le mari soldat est au front durant la guerre de 14-18. Il a 14ans, elle en a 19. Le diable au corps, c'est le récit de leur histoire du point de vue du jeune homme


Mon avis : Une histoire d'amour avec un point de vue différent de celui qu'on a d'habitude, celui du jeune homme. Une histoire d'amour née grâce à la guerre. Une histoire d'amour singulière et pourtant semblable aux autres. On lit avec plaisir le court récit de ce jeune homme qui découvre au côté de Marthe le premier amour et avec lui, d'une certaine manière, la vie.

Ma note : 7/10

mardi 13 décembre 2011

ROUSEAU - Les Confessions - Livres I à IV

Hachette - 2€95 - 320 p. - 1ère publication : 1782


Description : Oeuvre autobiographique. ROUSSEAU entreprend de rédiger cette oeuvre afin de défendre qui il est. Ainsi, il se raconte dès sa naissances : comment il s'est construit, qu'est-ce qu'il a vécu qui l'a rendu lui-même

Mon avis : Les 2 premiers livres moins ennuyant que prévu, les deux autres je m'en serai passé.

Ma note : 6/10

mardi 22 novembre 2011

ROUSSEAU - La Nouvelle Héloïse

GF Flammarion - 8€50 - 610 p. - 1ère publication : 1761


Entrée en matière :
La Nouvelle Héloïse est un roman épistolaire. Il narre l'histoire de l'amour réciproque qui naît entre Julie et son précepteur Saint-Preux. Pour des questions de vertus, aucune union n'est possible entre eux...

Mon avis :
Malgré ces 800 pages et ces quelques longueurs, ce roman m'a réconcilié avec Rousseau. c'est une très belle histoire écrite d'un style pure et laissant agir le sentiment tout en sachant le stopper quand il va trop loin.

Ma note : 8/10