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mardi 2 décembre 2025

Camille ENDELL - De prose & de nuit

Solleyre - 18€90 - 544 p. - 18 Septembre 2025


Présentation de l'éditeur : "Élève de l’Académie qui forme l’élite du royaume à la magie des mots, Calliopé refuse les règles des Muses : elle est trop à l’étroit dans le carcan des formules lisses et versifiées qu’on lui enseigne. Rejetée de tous, à l’exception de Phénix, une créature d’ombre – son seul ami et son plus grand secret –, elle est loin de se douter qu’Alstair, le prince héritier du royaume, étudiant comme elle à l’Académie, cache lui aussi des vérités inavouables… Mais lorsqu’un imprimeur dissident sème le chaos dans la capitale avec ses publications et que les mots deviennent brusquement hors de contrôle, Calliopé et le prince se retrouvent au cœur de machinations qui les dépassent. Le temps leur est compté : et si le pouvoir de Calliopé était la clé ?" 

Ma critique : 
Je vous reviens très vite, une fois n'est pas coutume, afin de vous parler du méga coup de cœur que j'ai eu pour ce livre, à ce jour, ma meilleure lecture de 2025.

Déjà, c'est un livre qui m'a de suite attirée par son titre prometteur et son aspect magnifique : couverture ET jaspage bleu nuit avec dorures et dessins de plumes et d'engrenages ; et qui a fini de me convaincre avec son résumé annonciateur d'un univers où les écrits ont une place de choix.

Et, spoiler alert, la promesse est tenue.
On est dans un univers où les mots choisis, la plume, ont la plus haute importance puisque les vers sont rois là où la prose est bannie, car dangereuse.

Le tout porté par des personnages que j'ai beaucoup aimés, qui ne sont ni tout noir, ni tout blanc, qui font des erreurs, avancent, et apprennent et s'apprivoisent. Les relations qu'ils entretiennent les uns avec les autres ne sont pas si simples et sont évolutives.

L'ambiance Dark Academia, quant à elle, laisse une place d'honneur au verbe et à l'univers de l'imprimerie développé tout juste comme il faut, pour nous plaire et nous convaincre sans nous ennuyer ou nous perdre.

Et enfin, la fin est parfaite, toute en nuance elle aussi.

Que les amateurs de livres, de fantasy et de littérature ado ne passent surtout par leur chemin ! 

Mots clefs : Dark Academia - Prose - Art - Magie - Imprimerie - Versification - Livres

Ma note : 19/20

mardi 14 juin 2022

Michiko AOYAMA - La bibliothèque des rêves secrets

Editions Nami - 19 € - 352 p. - Mai 2022


Ma critique :
Au Japon, dans une bibliothèque de quartier, des inconnus vont se voir conseiller par une étrange bibliothécaire qui fabrique des peluches en feutre, des livres qu'ils ne seraient jamais venus chercher d'eux-mêmes et qui vont changer leur vie.

On y croise donc différents personnages à un tournant de leur existence, qu'ils s'en rendent compte ou non, et dont la vie va prendre un nouveau départ.

C'est un roman très intéressant qui soulève les problèmes personnels ou encore professionnels que l'on peut rencontrer dans la vie et qui leur trouve une solution inattendue dans les livres.

C'est un roman qui m'a énormément plu car j'adore les romans qui mêlent différents personnages, et donc personnalités, que l'on recroisera parfois sans s'y attendre.

Mais c'est surtout une ode aux livres et à la lecture, qui met en avant le métier de bibliothécaire (mais où l'on peut s'identifier même libraire ;)) et qui montre qu'un livre peut changer une vie.
Citation : "Je vois, tu traverses la phase du manège. [...] le célibataire envie le marié, le marié envie le parent, et le parent envie le célibataire. C'est un manège qui tourne en rond."
Mots clefs : Littérature japonaise - Tranche-de-vie - Bibliothèque

Ma note : 17/20

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mercredi 27 avril 2022

Matt HAIG - La Bibliothèque de Minuit (trad. par : Dominique Haas)

Mazarine - 414 p. - 22€ - Janvier 2022


Ma critique :
Alors qu'elle veut mettre fin à sa vie, Nora est téléportée dans une étrange bibliothèque, la Bibliothèque de Minuit où officie Mme Elm la bibliothécaire de son enfance, celle qui lui a appris a jouer aux échecs. Chaque ouvrage de cette bibliothèque est une chance pour Nora de faire des choix différents, et d'en voir les conséquences. Si elle trouve une vie qui lui plait vraiment, elle y restera jusqu'à mort naturelle. Chaque vie démarre le 28 avril à minuit (tiens, c'est drôle, je rédige cet article le 27 avril). Nora choisit de revivre des moments à partir du Livre des regrets, qui répartie tous les regrets qu'elle a, du plus banal au plus important.

J'ai énormément aimé ce livre, sans doute parce qu'il m'a énormément parlé. Déjà, moi aussi c'est le bibliothécaire de l'école qui m'a appris à jouer aux échecs.
Ensuite, hélas, le thème de la dépression me parle beaucoup. Et les questionnements du type "ai-je fait le bon choix" sont des questionnements quotidiens pour moi.
Et enfin, la thématique des livres est au cœur de ma vie, je ne suis pas libraire pour rien, et ça, c'est un choix que je ne regrette pas (même si j'aurais adoré la traduction, bon, on est d'accord) ;)

En bref, ce livre est à la limite du développement personnel puisqu'il nous fait relativiser sur nos choix, nos erreurs, nos regrets, et nous montre que rien n'est jamais tout rose ou tout noir. Qu'il faut savoir composé avec ce que l'on a et en tirer le meilleur. Regretter ne fait pas avancer.

Mots clefs : Dépression - Vie - Choix - Livre - Bibliothèque

Citations : 
"J'ai l'impression de ne pas pouvoir vivre sans faire du mal à quelqu'un."
"La tristesse fait partie intégrante du tissu du bonheur. On ne peut pas avoir l'un sans l'autre."

 "Si tu veux gagner aux échecs, il faut que tu comprennes quelque chose [...] Et le truc qu'il faut que tu comprennes, c'est que la partie n'est jamais finie tant qu'elle n'est pas terminée. Et elle n'est pas terminée tant qu'il reste un seul pion sur l'échiquier. [...]Et même si tu étais un pion, tu dois te rappeler que le pion est la pièce la plus magique de toutes. Il a peut-être l'air petit et ordinaire, mais ce n'est pas le cas. [...]Un pion est une reine en puissance."


Ma note : 18/20

dimanche 7 mars 2021

Peter SWANSON - Huit crimes parfaits

Gallmeister - 23€40 - 352 p. - 4 février 2021


Ma critique :
Une fois n'est pas coutume, et puisque ca faisait un petit moment, j'ai lu un polar. Mais pas n'importe quel polar, un polar qui parle de libraire spécialisé... polar. Et un polar où on enquête sur des crimes similaires à des crimes de romans policiers célèbres.
On suit donc Malcolm, libraire surnommé Mal, qui est contacté par une agente du FBI au sujet d'une liste qu'il avait rédigée sur le blog de son ancienne librairie et qui relatait, selon lui, huit crimes parfaits.

J'avais un peu peur en me lançant dans ce roman, que malgré le thème il ne me plaise pas. Je redoutais le côté "polar americain", j'avais peur que ça soit trop longuet, trop noir ou trop trash.
Et en fait pas du tout. C'est même plutôt hyper addictif et prenant avec une narration plutôt simple et accessible puisque raconté par quelqu'un comme vous et moi, un libraire !

On suit l'intrigue plaisamment, aux côtés de ce libraire étonné qu'on le contact suite à cette vieille liste, puis, surviennent des rebondissements dont je ne vous parlerai évidemment pas ^^

En somme, un très bon polar plutôt classique comparé à mes thrillers psychologiques habituels, mais très plaisant à lire !

Si comme moi vous vous questionnez sur le fait de ne pas connaître les livres dont il est question dans le roman, sachez que ce n'est aucunement dérangeant. Le seul risque étant, si vous êtes amateur du genre, de vous faire spoiler. Sinon, ça donne plutôt envie de les lire :)


Les polars aux crimes parfaits dont il est question tout au long du roman : 
A. A. Milne - Le mystère de la maison rouge
Anthony Berkeley Cox - Préméditation
Agatha Christie - A.B.C. contre Poirot
Kames M. Cain - Assurance sur la mort
Patricia Highsmith - L'Inconnu du Nord-Express
John D. MacDonald - Le Bouillon rédempteur
Ira Levin - Piège mortel
Donna Tartt - Le Maître des illusions


Mots clefs : Polar - Libraire - Littérature policière

Ma note : 17/20

lundi 18 janvier 2021

Sigridur Hagalin Bjornsdottier - La lectrice disparue (trad. par Eric Boury)

Gaïa - 22€50 - 352 p. - Novembre 2020

Ma critique : J'aurai aimé commencer l'année en vous présentant un coup de cœur, ce n'est pas le cas. C'est un roman qui me laisse un fort sentiment mitigé.

Le départ est vraiment bien. On suit une famille atypique : deux mères, un même père, leurs deux enfants Edda et Einar. Il y a plusieurs temporalités narratives, le présent, l'enfance d'Edda et d'Einar et, au présent toujours, les pensées de la mère d'Einar.
Le point de départ est le suivant : Edda a disparu, il faut partir à sa recherche. Edda etait une petite fille qui ne vivait que pour la lecture. Enfermée dans ses livres, elle ne nouait pas de contact. Seul Einar entrait dans son monde. En grandissant, elle a changé, est devenue influenceuse sur les réseaux sociaux. Le jour et la nuit donc.
Toute cette narration m'a plu : leur enfance, la disparition, la quête menée par Einar pour la retrouver.

Cependant à un moment, ça a commencé à me déplaire. Je vais essayer de ne pas trop spoiler, mais en gros, on découvre une thèse qui expliquerait que la lecture serait mauvaise pour l'humanité et viendrait à disparaître. Et la manière dont sont amenées les choses dénature pas mal l'ambiance du roman et son postulat de départ, cet amour de la lecture qui m'a donné envie de le lire, justement.

Enfin, à la toute fin, nous est dévoilée une scène, qui apporte un éclaircissement à un passage, mais qui m'a tout bonnement traumatisée et n'était absolument pas nécessaire. Pour moi, cela a fini de casser tout ce que j'avais pu précédemment aimé dans ce roman.

Honnêtement, je vous suggérerai de vous faire votre propre avis. Je garde un bel attachement pour Einar, Edda et leurs mères. Mais le reste m'a profondément déçue.

Mots clefs : Famille - Lecture - Lien frère/soeur 

Ma note : 12/20
(Je laisse passer les jours, et je la modifierai peut-être...)

lundi 7 décembre 2020

Matthew Dicks - Le monde selon Dan (trad. Claire Breton)

JCLattès - 21€90 - 350 p. - Novembre 2020

Ma critique : En novembre, pour me vider un peu l'esprit, j'ai lu Le monde selon Dan, un roman qui avait tout pour me plaire.
En effet, il s'agissait d'un roman composé uniquement de listes et qui nous racontait la vie d'un libraire. Je ne pouvais que me sentir attirée par ce roman.

Et il a répondu à mes attentes. Les listes en font un roman aéré et par conséquent très léger à aborder. Il n'empêche qu'on arrive à travers ces listes à suivre avec plaisir la vie quotidienne et les états d'âme de ce libraire, disons-le, un peu dépassé par les événements.
En effet, on suit sa vie personnelle avec sa compagne ainsi que sa vie de libraire, toutes les deux à un tournant. Et à travers ça, on arrive même à aborder la reconstruction après un deuil, celui vécue auparavant par la compagne du libraire.

Vous l'aurez compris, en cas de besoin de lecture détente, et si en plus vous êtes comme moi, amoureux des listes, ce livre est fait pour vous. Lecteur exigent, passez votre chemin ;)

Mots clefs : Librairie - Vie quotidienne - Liste - Grossesse

Citation : "Une habitude n'est qu'une obsession qui se prétend volontaire et contrôlable."

Ma note : 17/20

dimanche 20 mars 2016

Thomas MONTASSER - Une année particulière

Presses de la Cité - 16 € - 174 p. - Mars 2016
Voici la lecture qui m'a accompagnée lors de mon voyage bloguesque à Helsinki. Je l'ai lu dans l’aéroport et dans l'avion, pour penser à autre chose et me détendre. Pour ça, il remplit plutôt bien son rôle.

Présentation de l'éditeur : "« Ma nièce Valérie doit s'occuper de tout. » Se retrouver un beau matin avec une librairie sur les bras, Valérie ne s'y attendait pas. Pour elle qui se destinait à une brillante carrière de consultante internationale en économie, quel cadeau empoisonné ! La jeune femme va pourtant se laisser prendre au jeu et, indépendamment des comptes de la boutique au bord de la faillite, découvrir peu à peu la littérature. Kafka, Dickens, Calvino, Pessoa... Une tasse de thé à ses côtés, elle dévore avec joie tout ce qui lui tombe sous la main. Texte après texte, échange après échange avec les clients peu banals du magasin, Valérie commence à prendre goût à sa nouvelle vie, mais c'est un roman singulier intitulé. Une année particulière et la rencontre d'un charmant inconnu qui l'aideront à écrire le chapitre décisif de son existence... "

Un roman fort prometteur mais qui tient peu ses promesses.
Certes, on plonge au coeur d'une librairie, et c'est bien agréable. les quelques incipits et livres cités sont un réel plaisir, de vraies découvertes. Mais l'histoire semblait promettre quelque chose de plus profond, de plus énigmatique, qui ne vient jamais.
La fin ne donne ma réponse aux questions que l'on ne se pose.
C'est un peu comme si l'on attendait tout le long que quelque chose se passe mais qu'il ne se passe rien.
Ce roman m'a apporté le plaisir et le divertissement que j'en attendais, mais cela ne va pas plus loin. J'aurai pu amplement passer mon chemin et c'est très dommage. Seule l'ambiance de la librairie a répondu à mes attentes

Ma note : 14/20

vendredi 26 juin 2015

Antoine LAURAIN - La femme au carnet rouge

J'ai lu - 6€90 - 224 p. - Mai 2015 (ed. poche)


Ma critique :
J'avais envie d'un roman léger, non prise de tête pour me remettre d'une panne de lecture de quelques jours (ma première, dramatique)
J'ai fait le tour et encore le tour de mon rayon poche. Et puis je me suis arrêté sur ce livre.

C'est l'histoire d'une femme, qui se fait agresser et voler son sac à main.
C'est l'histoire du libraire qui trouve le sac, le ramène à la police, qui n'en veut pas.
Le libraire ouvre le sac,  fait l'inventaire du contenu à la recherche d'indices permettant d'identifier la jeune femme. Il y trouve, entre autres, du parfum, un carnet, ses clefs et un livre dédicacé.
De là, le jeu de piste commence. Pendant ce temps, la jeune femme est à l'hôpital et ignore ce qui se trame.
Et un chassé croisé se joue entre les deux personnages.

Bonne pioche, j'ai lu en quelques jours ce petit roman distrayant, sans prétention. Histoire conventionnelle au final, mais contexte qui m'a parlé (milieu du livre oblige) et personnages attachants. 

Ma note : 16/20



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jeudi 12 juin 2014

Jean-Paul DIDIERLAURENT - Le liseur du 6h27

Au Diable Vauvert - 16€ - 218 p. - Mai 2014

Ma critique :
Guylain Vignolles travaille au service de recyclage des livres invendus. Il côtoie une immense machine qui broie les livres, un gardien qui parle en alexandrin et un supérieur et un collègue revèches. Quand il prend le RER le matin pour aller travailler, le 6h27, il lit à voix haute dans le wagon des pages qu'il a sauvé de la broyeuse. 

Si on peut saluer l'originalité de l'histoire, la première chose qui me vient à l'esprit lorsque je pense à ce livre, c'est qu'il ne m'a rien apporté : pas vraiment de plaisir de lecture, pas de réel attachement au personnage, pas d'histoire captivante et même parfois du dégoût.
J'ai poursuivi l'histoire jusqu'au bout pour voir où elle allait, si quelque chose était cohérent, ce n'estp as vraiment le cas.
Après, si on recherche une histoire simple pour se détendre, le livre peut faire l'affaire. Par ce côté, il me rappelle (un peu), La liste de mes envies.

Ma note : 13/20

jeudi 20 février 2014

Katherine STURTEVANT - La jeune fille à la plume

Bayard - 11 €90 - 320 p - 2009


Ma critique : Meg est une jeune fille de 16 ans au XVIIème siècle. Fille de libraire, elle voue une passion aux livres et rêve d'être autorisée à exercer sa passion : l'écriture. Mais une jeune fille de 16 ans doit avant tout penser à son avenir et être courtisée. Or, autour d'elle gravite Will, l'apprenti de la librairie et Edouard, le frère de son amie Anne, qui n'a que faire des livres.
Ce dernier doit partir pour l'Italie et propose un cadeau à Meg : celle-ci rétorque que son plus beau cadeau serait qu'il soit capturé par des pirates afin qu'elle ait quelque chose à écrire de captivant. Et c'est ce qu'il advint.

Quand j'ai choisi de lire ce livre, je n'avais pas saisi la portée de la quatrième de couverture : je pensais que ce que Meg écrivait se réalisait, un récit fantastique en somme. Or, ce n'est pas le cas du tout. Au final, c'est même l'inverse. Je me suis tout de même laissée prendre au jeu.
Sous couvert d'une romance, l'auteur aborde de plein fouet deux vastes sujets : la vie d'une jeune femme au XVIIème siècle en Angleterre, avec ses interdits, ses obligations et tout de même ses rêves : ici le rêve de Meg est l'écriture. Celle-ci, ainsi que le milieu de la librairie de l'époque, tiennent donc une grande place dans le roman. Le deuxième sujet traité est la perception des pays du Maghreb et de l'Islam à cette époque, et tous les préjugés qui la composent.
Ces deux thèmes font de ce roman un livre aux allures historiques intéressant.

Ma note : 16/20

samedi 8 février 2014

Chris COLFER - Le Pays des contes

Michel Lafon - 16€95 - 414 p. - Octobre 2013

Ma critique : Alex et Conner sont jumeaux. Ils vivent une période de leur vie difficile puisqu'il doivent apprendre à vivre après la mort de leur père. Un beau jour, la mère de ce dernier, leur grand-mère, leur offre son vieux livre de contes, celui qu'elle leur lit depuis leur plus tendre enfance. Là, un drôle de phénomène se passe en présence d'Alex : le livre vibre de plus en plus intensément chaque jour. Jusqu'au jour où les jumeaux se retrouvent prisonniers du pays des contes. Bien qu'émerveillés, ils s'inquiètent très vite de savoir comment rentrer chez eux. Un homme-grenouille leur suggère de partir en quête du sortilège des vœux. Ce sortilège est une quête de plusieurs objets à trouver dans différents royaumes : celui de la reine Petit Chaperon Rouge, celui de la reine Cendrillon, etc. Une fois les éléments réunis, les jumeaux pourront rentrer chez eux. Mais ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

Chris Colfer, auteur et acteur de plus en plus reconnu, nous livre là un roman divertissant dans la lignée de ces contes que nous aimons tant. L'histoire est bien ficelée, les personnages des jumeaux sont bien travaillés et crédibles, Alex la jeune fille sage et curieuse, Conner, plus casse-cou et je-m'en-foutiste. 
Le roman nous fait voyager en proposant pour chaque royaume une sorte de suite aux contes classiques. On découvre de nouvelles facettes des princesses de contes devenues reines et de la Méchante Reine. 
Attention, le livre est vraiment destiné à un jeune public, l'univers reste très enfantin. Ce qui n'enlève pas le plaisir de lecture de ceux qui aiment les contes et les histoires du soir :)

Ma note : 17/20


Citation : 
"Le monde choisit toujours ce qui l'arrange, et non la vérité. Il est plus facile de haïr, d'accuser et de craindre que de comprendre."

dimanche 8 décembre 2013

David BOLLER - Un ciel infini

Virtual Graphics - 22 € - 278 p. - Janvier 2013

Ma critique : Une BD autobiographique : David Boller quitte sa Suisse natale afin de devenir dessinateur de comics aux Etats-Unis.

On suit ses pérégrinations : son entrée à l’école, la rencontre avec celle qui deviendra sa femme, etc.
On suit sa vie, et j’aime bien.

De plus, on en apprend sur l’univers du comics aux Etats-Unis : comment ça marche, comment se faire éditer etc.

J’ai passé un très bon moment à lire cette BD. 

Les dessins qui l'accompagnent (en noir et blanc) m'ont assez plu pour que l'absence de couleur ne me gêne pas alors qu'habituellement, c'est un frein pour moi^^

Ma note : 17/20

lundi 5 août 2013

Cécile COULON - Le rire du grand blessé

Viviane Hamy - 17 € - 136 p. - Août 2013


Présentation de l'éditeur :
"Dans un pays sans nom dirigé par Le Grand, les « Manifestations À Haut Risque » – lectures publiques hebdomadaires et payantes ayant lieu dans les stades – sont la garantie de l’ordre social. En retirant son caractère privé à la lecture, les élus ont transformé un certain type de livres en outil de parfaite manipulation. 
Dans l’arène, des Liseurs « surjouent » des histoires préécrites – et destinées à rester inédites – devant un public captif, haletant, qui absorbe ce qu’il croit ne jamais pouvoir posséder. Et le spectacle commence dans les rangées des consommateurs : dûment encadrées par les Gardes, les passions et les émotions, la rage et le désespoir, l’hystérie collective ont droit de cité pendant une heure, le temps, pour chaque citoyen, d’atteindre un semblant d’assouvissement. Jusqu’à la prochaine Manifestation. 
1075, né dans les campagnes abandonnées en périphérie de la ville, est, lui, parfaitement analphabète. Pour exister, la Société ne lui propose qu’une issue : intégrer l’élite des Gardes au service du système. Formés dans des conditions extrêmes, ces jeunes gens ont pour unique et simple règle de ne jamais apprendre à lire. 1075 devient le meilleur des Agents. Sa vie bascule, pourtant, le jour où, mordu par un molosse, il découvre qu’un animal féroce est bien plus efficace et rentable qu’un Garde. 
À l’hôpital, où il s’ennuie, il s’en veut de ne pas avoir été à la hauteur de sa tâche, à la hauteur de ce que l’on attendait de lui. Jusqu’à ce qu’un hasard facétieux lui permette d’assister à la curieuse leçon d’alphabet qu’une jeune femme donne à l’étage où sont parqués les enfants. Le désir comme le besoin de comprendre sont des pièges délectables..."

Ma critique : Alors que toi, tu peines à écrire une critique convenable pour son livre, l'auteur, elle, plus jeune que toi d'un an, écrit un livre coup de poing-frappant-marquant (rayer la mention inutile est inutile, il n'y en a pas)
Un roman d'anticipation basé sur les livres & la lecture, je ne pouvais qu'aimer : c'est chose faite.
Un seul regret : j'ai lu ce roman dans des conditions non idéales qui font que, bien que le livre m'ait captivée, je n'ai pu me plonger pleinement dans ma lecture (interruption de lecture, brouhaha alentour, impossible concentration) et pourtant, je n'ai pas voulu le lâcher pour le lire plus tard car il me plaisait et je souhaitais continuer à me plonger dans l'univers des lectures publiques aux côtés du personnage de 1075, je voulais savoir ce qu'il allait se passer lorsqu'il a, par hazard, commencé à s’intéresser à la lecture.
J'espère avoir l'occasion de le relire au calme, à tête reposée, en une seule fois car l'écriture,  le style incisif de l'auteur et l'histoire m'ont plus et méritent qu'on s'y attarde.
La description faite par l'éditeur en dit assez, alors je me tais. Il vous suffit juste de savoir que ce livre est prenant et que vous le lirez sans doute en une seule fois et avec beaucoup de plaisir. 
Amateur de SF ou non, lancez-vous, vous qui lisez, vous qui faites partis de notre société actuelle, ce roman vous interpellera forcément.

Ma note : 19/20
Extrait : "La liberté ? Ce mot ne signifiait rien d'autre que le souvenir de nuits sans sommeil et d'hivers sans feu. La liberté, tel le vin, les femmes et les Livres, tuait les hommes qui en consommaient trop. Elle les gangrenait, il ne pensaient qu'à elle, comme à une fille qu'on a croisée une fois sans avoir osé l'aborder. Une saleté ! L'illusion du pouvoir, la certitude idiote qu'il nous reste un trésor quand on a tout perdu. 1075 détestait les hommes libres, parce qu'ils n'avaient rien à eux, et qu'ils en étaient fiers."

mercredi 3 juillet 2013

Regis de SA MOREIRA - Le Libraire

Le Livre de Poche - 6€10 - 190 p. - 2006

Ma critique : Régis de Sa Moreira nous livre ici le portrait d'un libraire atypique à la clientèle encore plus atypique.
La librairie est ouverte 24h/24. Le libraire a 5 frères et 5 soeurs éparpillés de par le monde. Il envoie régulièrement à l'un ou à l'autre une page arrachée à un livre qui lui a fait penser à lui. Le libraire a aussi aimé trois femmes.
A chaque client qui entre dans la librairie, le libraire boit une tisane, qu'il choisit en fonction du client. A chaque client, on entend le poudoupoudoupoudou de la porte d'entrée.
les clients sont multiples : il y a le témoin de jeovah, Dieu, celui surnommé Jacques le fataliste, les couples qui s'expriment en couplicoupla...

Ce roman a des allures de conte de par la magie qui émane de chaque anecdote qui le compose. Le libraire est loufoque, mais attachant. 

On aimerait avoir ses clients, sa librairie ; ce libraire nous fait un peu rêver par son univers décalé avec ses clients étonnants :)


Ma note : 17/20

mardi 5 février 2013

William JOYCE - Les Fantastiques Livres volants de Morris Lessmore

Bayard - 12€90 - 56 p. - Février 2013


Résumé : "Morris Lessmore aimait les mots, les histoires, les livres. Mais quelle histoire ne connaît un jour ou l’autre des bouleversements ? Un album aux très belles images pleines de détails pour partir à la découverte d'un univers où les livres sont vivants." 

Mon avis : Un album poétique et magnifique que je recommande à tous. Cet hommage aux livres nous en met plein à la vue. Coup de coeur. (En plus, il existe en court métrage) 


 Ma note : 20/20

mercredi 21 mars 2012

Sam SAVAGE - Firmin

Babel - 7€70 - 201 p. - Juin 2010

Résumé : Boston, années 1960, dans les caves d'une librairie d'occasion en faillite. Firmin, rat des villes, nourri de Grande Littérature, se rêve en James Joyce ou au moins en Fred Astaire. Mais, ses fantasmes de passion hollywoodienne, d'amitié virile et de gloire littéraire doivent affronter la dure réalité des tractopelles dans un quartier en pleine réhabilitation.

Mon avis : Un livre intéressant dans lequel l'auteur arrive, par l'écriture, à retranscrire l'ambiance des années 50. Un concept original que d'être dans la peau d'un rat.

Ma note : 7/10