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vendredi 2 mai 2014

Vanessa TERRAL - Cinq pas sous terre

Editions du Petit Caveau - 18€50 - 178 p. - 2013

Présentation de l’éditeur :
Début de l’été, près de Toulouse.
Jabirah se réveille dans une cave, malade et incapable de faire un geste. Une femme ne tarde pas à la rejoindre. Elle dit s’appeler Muriel et être une engeôleuse d’esprits, une sorte de médium dont le but est de protéger l’harmonie entre les ombres et les humains. Cette illuminée propose à sa prisonnière un marché qui ressemble plutôt à un chantage : la servir, en échange de quoi elle lui rendra son suaire.
Paraît-il que Jabirah est une mâchonneuse de linceul, un vampire nouveau-né dont le corps va pourrir si elle n’ingère pas régulièrement des bouts de son drap mortuaire, et cela jusqu’au dernier fil.

Quant à ce que Muriel demande en retour… Bah, il s’agit de trois fois rien !

Simplement tuer un engeôleur fou qui veut réveiller le passé de la Ville rose…

Ma critique : 
Vanessa Terral nous livre ici un second roman d’urban fantasy qui m’a une fois de plus beaucoup plu. Second roman, si je puis dire ainsi, puisqu’avant d’être publié en un seul livre, cette histoire est parue sous format numérique en cinq épisodes. Cependant, je l’ai vraiment lue comme un tout d’où l’utilisation du terme « roman ».

On découvre ici une histoire de vampire, différente des autres puisqu’ici la jeune vampiresse se nourrit… de son suaire.
Une facette du mythe que je ne connaissais pas avant la lecture de ce roman mais qui, une fois l’étonnement passé, ne m’a pas choquée mais a, au contraire, ajouté une pointe d’originalité fort intéressante à l’histoire.
Le suaire devient l’objectif à atteindre pour Jabirah, notre héroïne.

Jabirah est une jeune femme maghrébine au caractère bien trempé (une fois de plus et pour ne pas nous déplaire) qui apprend à faire ses marques dans une facette de son monde qu’elle ne connaissait pas. On apprend avec elle, on compatit, on espère aussi, pour elle, que les choses s’arrangent ; qu’elle se fasse à sa nouvelle « vie » .

J’ai aussi apprécié le personnage de Muriel. De prime abord, elle parait être une nana sans cœur et égocentrique n’ayant à cœur que ses esprits qu’elle chouchoute mais elle s’avère beaucoup plus intéressante et complexe au fur et à mesure de l’histoire, quand on apprend à la connaître.

Autre intérêt de l’histoire : elle se déroule à Toulouse ! Cela ajoute une proximité avec l’héroïne puisque on peut, si l’on connait Toulouse, reconnaître les lieux où l’héroïne évolue. Ou encore, avoir encore plus envie de visiter Toulouse pour ma part (pour se dire « ah oui c’est là que Jabirah… » « ah et c’est ce parking – cette ruelle – ce château d’eau… ! » :p). Cela change de ces villes américaines où je n’irai probablement jamais^^

Le livre contient, en plus de l’intrigue principale, une nouvelle où l’on suivra Muriel deux ans après la fin cette intrigue. On en saura beaucoup plus sur la personnalité de Muriel mais aussi sur Jabirah. Toutes deux ont évolué. Celle qu’on suit, Muriel, a voyagé et changé, l’autre, Jabirah, a continué à découvrir son nouveau mode de vie. Lorsqu’elles se retrouvent, leur relation évolue.
J’ai beaucoup aimé en savoir plus sur leur relation. J’avais entendu parler de romance, pour être honnête, j’avais un peu flippée, mais au final, cette romance est très bien traitée, pas niaise pour un sou et je me suis bien prise au jeu puisque je l’ai lue d’une traite, ce qui n’était absolument pas prévu^^


Au final & en bref, un court roman original qui m’a plu et m’a diverti puisqu’il utilise un genre qui me plait, l’urban fantasy, tout en y apportant des éléments moins communs notamment dans la manière de traiter le thème du vampire.


Citations : "Le choc fut tel que mon coeur rata une pulsation. Puis la suivante. En fait, il n'avait pas battu depuis que je m'étais éveillais ici. J'étais bel et bien morte"
"Regretter c'est vivre dans le passé"

Ma note : 18/20

mardi 25 mars 2014

Salon du Livre 2014



Vendredi, samedi et dimanche c’était salon du livre pour moi.

Vendredi, j’y suis allée avec les cours : réveil à 5h30 pour partir de Villefranche-sur-Saône direction Paris. Outch. Arrivés là-bas, nous avions visite libre avec pour mission de visiter un des squares et d’assister à la conférence de Bernard & Roca.

Ainsi, j’ai visité avec plaisir le square cuisine : coin du salon uniquement composé d’éditeurs de livres de cuisine, des plus connus, comme Marabout, au moins connu comme La plage. Et même si j’ai résisté à l’idée d’y acheter des livres, je vais très certainement m’intéresser de plus près à cette dernière maison spécialisé dans les livres de cuisine bio et écolo. Des livres de recettes du monde végétariennes, des livres pour apprendre à cuisiner avec les huiles essentielles ou encore pour cuisiner sans œuf et sans gluten. J’adore, j’adhère.

En ce qui concerne la conférence de Bernard & Roca, elle était malheureusement décevante. Je m’explique : si eux étaient très bien et si leurs œuvres sont superbes, ce n’est pas le cas des questions qu’a posées le conférencier : il n’a cessé de poser des questions négatives du genre « y’a-t-il des discordes entre vous » et autre. Dommage & inintéressant.

J’ai ensuite eu la chance la joie et l’honneur de rencontrer Régis de Sa Moreira à qui j’ai fait dédicacé son livre La vie et avec qui j’ai fait une photo (on est une groupie ou on ne l’est pas :p). Régis de Sa Moreira est quelqu’un de simple et sympathique, très abordable.





J’ai fini ma ballade par une heure trente d’attente pour me faire dédicacer Grimoire de sorcières de Benjamin Lacombe que j’avais acheté sur place.




Samedi, je travaillais sur le stand d’actes sud, rayon Babel francophone jusque 14h00. Encore une très chouette expérience de tenue de stand malgré quelques requêtes bizarres « Avez-vous des seconds romans sans troisième derrière ? Parce que je les collectionne » Puis j’ai vu ma cousine et sa famille pendant ma pause repas. Puis j’ai rencontré la blogueuse Oksambre avec qui je papote depuis quelques mois maintenant. Tout ça fait très très plaisir :D Et puisque j’aime travailler sur le stand, j’y suis retournée de 16h30 à 20h00.

Dimanche, j’ai travaillé toute la journée sur le stand du côté de la littérature étrangère cette fois, avec mes copines libraires et j'en ai profité pour croiser la coupine auteur, Vanessa Terral quelques minutes à la fin de ma pause repas. <3 


Et lundi matin, je suis hélas repartie…

mercredi 29 août 2012

Vanessa TERRAL - L'Aube de la Guerrière

Les Editions du Chat Noir - 19€90 - 290 p. - Septembre 2012


Résumé : A sa mort, Solange se voit ouvrir les portes du Paradis. Or, ce qu'on ne sait pas, c'est que celui-ci n'est pas si "paradisiaque" que ce que l'on nous fait bien croire. Ainsi, Solange se voit affectée à un poste peu convoité, celui de chasseuse de Larves, espèce peu ragoutante qui envahit les différents plans de l'univers. Lors d'une lutte acharnée contre une Larve particulièrement puissante, Solange découvrira des alliés inattendus. 

Mon avis : Vanessa Terral livre ici son premier roman bitlit. D'une plume travaillée mais légère et agréable, elle nous conte l'existence post-mort de son héroïne Solange. De part le style d'écriture de l'auteur, on découvre un personnage attachant, simple et motivée à ne pas se laisser marcher sur les pieds. La manière qu'a Vanessa Terral d'appréhender les mythes de l'Enfer et du Paradis confirme que quoi qu'il arrive rien n'est tout blanc, rien n'est tout noir… 
Un livre captivant à mettre entre toutes les mains.

Extrait : "Je levai les yeux du magazine. Une femme se tenait à la porte située derrière l'accueil et tapotait sa cuisse avec un dossier qu'elle avait roulé en tube. Mon dossier, sans doute. Je posai le journal sur la table du hall d'attente, puis me dirigeai vers l'agent du Saint-Office. J'avais appris à mes dépens qu'il s'agissait ici du nom donné à l'administration et non de la congrégation à tendances inquisitrices. Je n'avais donc pas à craindre un interrogatoire serré sur mes croyances et mon comportement, mais plutôt le pointage attentif de mes notes de frais. Le paradis a parfois un sens de l'humour un peu tordu… ou était totalement dépourvu de second degré, je n'avais pas encore tranché à ce sujet."

Ma note : 9/10