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mercredi 4 août 2021

Niccolò Ammaniti - Moi et toi (trad. de l'italien par Myriem Bouzaher)

10-18 - 6€10 - 140 p. - Février 2016


Ma critique : 
Lorenzo, adolescent de 14 ans assez renfermé sur lui-même et sur sa mère, fait croire à cette dernière qu'il part une semaine au ski avec des amis, mais, à la place, s'enferme à la cave avec de quoi se nourrir, des livres et un jeu vidéo.
Tout se passe à merveille quand surgit sa demi-soeur de 23 ans.

Un drôle de court roman, que j'ai apprécié mais qui aurait pu être plus approfondi.
Lorenzo est un ado très intéressant et plein de ressources. On nous le dit différent, mais à part qu'il ait peu voire pas d'ami et qu'il soit si proche de sa mère, je ne l'ai pas vraiment perçu comme tel.
Sa demi-soeur arrive pour bousculer tout ça : la vision du quotidien de Lorenzo, sa vision de sa famille. Il fait connaissance avec quelqu'un qui redistribue les rôles et lui ouvre les yeux sur d'autres éléments de la vie. Mine de rien, elle le fera grandir. 
Même si ce n'est pas explicitement raconté, on le devine aisément.
Ce n'est certainement pas un roman qui me marquera, mais je ne regrette pas de l'avoir lu pour autant, c'est très court et plutôt plaisant.

Mots clefs : Retraite - Adolescence - Liens familiaux - Relation mère/fils - Relation frère/sœur

Ma note : 14/20

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dimanche 13 juillet 2014

Alessandro BARICCO - Mr Gwyn

Gallimard - 18€50 - 192 p. - Mai 2014

Ma critique :
Mr. Gwyn, écrivain reconnu de trois livres, publie un jour un article des 52 choses qu'il ne fera plus. Dedans, il stipule qu'il n'ecrira plus de livres. Ce n'est pas pour plaire à son agent Tom qui tente de rester en contact malgré tout avec lui pour lui faire changer d'avis par l’intermédiaire de Rebecca, son employée.
Après une rencotnre inattendue avec une vielle dame en salle d'attente, Mr Gwyn décide qu'il veut être copiste. A la manière des peintres, il veut écrire le portrait des gens.

Mr. Gwyn fut pour moi une lecture originale et très attrayante. Histoire qui se lit simplement, c'est ma première rencontre avec l'oeuvre d'Alessandro Baricco dont la renommée n'est plus à faire.
Une ambiance particulière aux côtés de ce personnage un peu fantasque qu'est cet auteur anglais et aux côtés de Rebecca, jeune femme dont j'ai aimé le tempérament fait d'entrain et de docilité. Une femme simple, corpulente et séduisante dans la manière dont elle est décrite.
Je ressors satisfaite de cette lecture, histoire simple et réflexion sur l'art. L'idée d'écrire des portraits à la manière de peintre me plait vraiment beaucoup.

Ma note : 18/20

mercredi 31 juillet 2013

Paolo COGNETTI - Sofia s'habille toujours en noir

Liana Levi - 215 p. - Septembre 2013 - 

Ma critique :
Sofia s’habille toujours en noir, c’est l’histoire d’une petite fille, puis jeune fille, qui grandit auprès d’une mère maniaco-dépressive et d’un père qui travaille beaucoup et fait comme il peut. Sofia évolue dans cet univers et rêve de devenir actrice. Sa vie n’est pas simple auprès de ses parents et elle vivra un temps chez sa tante avant de construire sa vie auprès de colocataires et petits amis qu’elle quittera au gré de ses envies.
Une histoire qui nous est racontée sans ordre précis d’abord la jeunesse de Sofia qui joue aux pirates puis le point de vue du père sur sa fille plus âgée, puis l’adolescence, le point de vue d’un narrateur qui dit « tu » en parlant de Sofia etc... Comme ça, ça peut paraître décousu mais c’est au contraire très fluide dans le roman, on ne s’y perd pas et cela confère au texte et à l’héroïne un charme particulier.

Sofia est attachante malgré son caractère « rebelle », son entourage désœuvré aussi. C’est une simple histoire de vie comme il y en a tant d’autres mais dont le morcellement et le style narratif la rendent tout à fait intéressante, prenante et charmante.

Ma note : 17/20


Citation : "L'intelligence ne consiste pas à savoir faire, mais à savoir apprendre"

dimanche 16 juin 2013

Leonardo PATRIGNANI - Multiversum T.1

Gallimard Jeunesse - 15 € - 336 p. - Mai 2013

Ma critique : Jenny vit en Australie. Alex vit en Italie. Ils ne se connaissent pas. Pourtant, fréquemment, ils sont saisis de malaises douloureux, et durant le laps de temps qu’ils restent inconscients aux yeux du monde, Jenny et Alex communiquent : une fraction de seconde, quelques minutes. Depuis leur plus tendre enfance, ils parlent par télépathie.
Une fois arrive où ils communiquent assez longtemps pour se dire où ils habitent et se prouver par des informations vérifiables sur internet qu’ils existent l'un l'autre réellement. 
Sur un coup de tête, Alex prend le premier avion pour l'Australie, avec la complicité de son ami Marco, informaticien de génie. Lorsqu’il arrive au point de rendez-vous, Jenny n’est pas là. Pourtant lorsqu'il réussit à entrer en communication télépathique avec elle, elle lui dit être elle aussi au lieu de rendez-vous et s’inquiète de ne pas le voir. 
C’est Marco qui comprendra : ils sont au même endroit, mais dans des dimensions parallèles.
Dès lors, la question sera : arriveront-ils à se rencontrer ? Quelles conséquences peuvent avoir ces dimensions parallèles sur leur vie ? Surtout qu’un malheur qui leur est lié semble menacer la terre…

Avant de lire ce roman, j’ai été attirée par la thématique : je n’avais encore rien lu sur les dimensions parallèles, j’étais alors intriguée. J’ai trouvé que la manière d’aborder le thème était plutôt bien trouvée : ils communiquent par la pensée, ne comprennent pas vraiment ce qui leur arrivent. Jusque-là l’histoire était sympa et plausible. Mais après, l’événement menaçant la terre, j’ai trouvé que c’était un peu gros et un peu déjà vu dans tous mauvais films catastrophes : eux, jeunes gens qui s’aiment, ne comprennent rien à leur destin, doivent sauver le monde. Youhou.


En bref je suis mitigée même si, avec le recul, je dirai que j'ai bien aimé : un thème super, intéressant à exploiter, des personnages attachants... dommage que l’auteur n’ait pas trouver un scénario plus captivant tournant autour de ces dimensions parallèles. 
Je lirai probablement le tome 2 pour voir où l’histoire va aller.

J'ajouterai deux petits "+" : la couverture est originale et très jolie ; le livre est d'un auteur italien, ça change un peu des américains ;)

Ma note : 16/20

*J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune avec 
N'hésitez pas à consulter leurs critiques pour une plus vaste idée =) *