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jeudi 16 mars 2023

Cedar BOWERS - Astra

Gallmeister - 23€80 - 321 p. - Janvier 2023


Ma critique :
Astra. Intrigante Astra. Insaisissable Astra.
Astra grandit dans une communauté autonome auprès de son géniteur et des membres de ce groupe.
On va suivre sa vie, dès la naissance, épisode par épisode, racontée par ceux qui l'ont côtoyée.

C'est une construction narrative que j'ai adoré : roman choral et passages clefs de la vie de l'héroïne. Personnages secondaires tout aussi intéressant qu'elle et qu'on voit évoluer tout comme elle.

Un roman que j'ai beaucoup aimé, mais il manque un je-ne-sais-quoi pour en faire un coup de cœur. Peut-être trop de longueurs ou un style d'écriture trop plat, je ne saurais dire.
Citation : "Certaines de ces personnes lui donnent trop d'espace et Astra, se croyant mal-aimée, devient si vulnérable et désespérée qu'elle les pousse à l'abandonner. D'autres l'étouffent et projettent leurs attentes sur elle, une attitude qu'Astra tolère de bonne grâce, jusqu'à ce qu'elle commence à suffoquer."

Mots clefs : Héroïne - Tranche-de-vie - Communauté - Relations humaines

Ma note : 16/20

jeudi 29 juillet 2021

Trevanian - L'été de Katya

Gallmeister "Totem" - 9€90 - 280 p. - 3 juin 2021


Ma critique :
A l'été 1914, juste avant la guerre, le jeune médecin Jean-Marc Montjean s'installe à Salies, au pays basque, ville dont il est originaire mais qu'il avait quittée.
Là-bas, il va être amené à soigner Paul Tréville, le frère jumeau de la belle et indépendante Katya Tréville. Très vite, il va s'intéresser à elle et la revoir. Une amitié ambigüe va se nouer entre eux, qui n'a pas l'air du goût de Paul.

Sous des abords d'amourette estivale se cache un roman empli de mystères. L'intrigue va progressivement, au rythme de l'été et de l'évolution des relations entre les personnages.
On a une ambiance toute particulière dans ce roman, à la fois très début du XXème siècle, très estivale et très mystérieuse. Les personnages sont tous captivants à leur manière, intéressants et très bien construits. Même les personnages secondaires que sont le père des Tréville ou encore le docteur Gros, confrère de Jean-Marc Montjean.

J'ai lu ce roman avec plaisir et curiosité. Je me demandais où on souhaitait me mener. Je me demandais si je devais m'inquiéter ou non, j'avais peur d'avoir peur presque. Et en même temps, c'est un roman d'été, on boit des verres en terrasse, on se prépare pour des fêtes, on flirte un peu, ce qui confère beaucoup de légèreté à tous ces mystères.

J'ai passé un excellent moment de lecture, je me suis bien prise au jeu et je n'ai pas été déçue de la résolution de l'ensemble. 

Mots clefs : Secrets de famille - Lecture d'été - Amitié - Romance - Mystère - Psychologie

Ma note : 16/20

mercredi 16 juin 2021

Louisa May ALCOTT - Les Quatre filles du Dr March

Gallmeister - 13 € - 636 p. - 1ère ed. 1868 

Ma critique :
C'est avec un peu (beaucoup) de retard que je viens vous parler de ce livre.
A savoir que je l'ai d'abord commencé il y a de longs mois, que je l'ai mis en pause, et que je l'ai repris lors de la lecture commune organisée par @mrsbookyarmond dans le cadre de L'empoche classique.

Au départ, si je l'ai mis en pause et gardé en lecture secondaire occasionnelle, c'est que j'ai trouvé le début un peu long : on suit la vie des filles à travers divers petits épisodes de leur quotidien, tout cela ponctué de bons sentiments et d'un côté moralisateur. Je n'arrivais pas à adhérer totalement.

Puis quand je l'ai repris, au bout de 200 pages quasi, je ne sais pas si j'étais mieux disposée ou en tous cas préparée, mais cela s'est beaucoup mieux passé ! J'ai pris beaucoup beaucoup de plaisir à voir les filles grandir et évoluer, changer, s'affirmer. Le ton du livre est resté le même, comme une sympathique balade aux côtés d'une famille pieuse, humaine et bien pensante, mais cela ne m'a plus pesé, je me suis attachée aux personnages.

Chacune des sœurs a d'ailleurs sa propre personnalité affirmée, ma préférence allant à l'indépendante et non-conventionnelle, Jo, ainsi qu'à la douce et émotive Beth. L'aînée, Meg, et la plus jeune Amy, se ressemblant plus et étant toutes deux assez loin de ce que j'aime, s'attardant sur l'apparence, l'argent ou l'art de plaire.
Il y a aussi Laurie, leur voisin, très présent dans l'histoire, que l'on voit, tout comme elles, évoluer. Un personnage que j'ai aussi beaucoup aimé.

Chacune a aussi son activité de prédilection : art, couture, écriture. Si les corvées et l'apprentissage des bonnes manières sont centraux dans le livre, les loisirs ont une grande grande place et l'on se divertie en suivant les passions et centres d'intérêt de chaque fille.

Une lecture très particulière dans le ton et l'ambiance, on retrouve bien l'époque dans laquelle l'histoire se déroule. Une lecture un peu comme un retour en enfance lorsqu'on a connu, comme moi, le dessin animé.

A savoir que le lendemain de la fin de ma lecture, j'ai regardé le dernier film sorti, celui avec Emma Watson, et contrairement à mes réticences, je l'ai trouvé très juste, à 2-3 détails près. J'ai vraiment retrouvé la même ambiance et les mêmes épisodes qui m'avaient fait sourire dans le livre, ce qui est plutôt rare lors des adaptations.

A lire donc, si vous aimez les classiques, si vous êtes nostalgiques, que vous aimez les histoires de famille et de fratrie et que les bons sentiments ne vous font pas peur :)

Mots clefs : Famille - Fratrie - XIXème siècle

Ma note : 15/20

jeudi 25 mars 2021

David VANN - Komodo (trad. par Laura Derajinski)

Gallmeister - 22€80 - 304 p. - 4 mars 2021
Ma critique :
Dans ce nouveau roman, que j'hésitais à lire car j'avais peur d'être trop malmenée, mais que j'ai lu avec plaisir et sans regret, David Vann nous plonge au cœur de Komodo, dans la tourmente d'une femme.

Après plusieurs années sans l'avoir vu, Tracy et sa mère partent faire un stage de plongée sur l'île de Komodo avec Roy, le frère et fils.
Ce stage va être l'occasion pour nos personnages de renouer et pour Tracy de souffler de son quotidien. Mais l'on comprendra très vite que Tracy a de la rancœur envers son frère, rancœur qu'il soit toujours chouchouté et pardonné par leur mère, rancœur qu'il ait divorcé d'un mariage idyllique, là où elle-même peine à sortir la tête de l'eau de son quotidien auprès de jumeaux en bas âge difficilement supportables et auprès d'un mari absent.

C'est une fois de plus dans une tragédie psychologique que semble nous mener David Vann. L'on sent dès le départ que Tracy est à fleur de peau, au bord de la rupture.
Le contexte de l'océan, si vaste, nous enferme pourtant dans ce qui ressemble à un huis-clos. Loin de tout et sous l'eau, point d'échappatoire.
Sous le décor magnifique des poissons et des coraux, comme Tracy, nous sommes au bord de la suffocation. On s'y croirait, l'on voit les paysages sous nos yeux. Mais aussi enchanteurs soient-ils, ils n'empêchent pas l'étouffement, la montée du ressentiment.

David Vann nous mène ainsi jusqu'au deux tiers du roman. Puis laisse la place à la vie de Tracy. Où là aussi, comme sous l'océan, elle étouffe et est enfermée. On a ici une vision de la maternité loin d'être idyllique, mais qui existe et à laquelle il est important de donner corps et vie.

Si j'ai adoré cette lecture en apnée, le dénouement m'a quant à lui laissée sur ma faim. Il manque un quelque chose, un je-ne-sais-quoi, ou enfin plutôt, si j'ai une petite idée de ce qu'il m'aurait fallu, je ne vais pas vous la dire afin de vous laisser la surprise et vous faire votre propre avis.

Mots clefs : Famille - Mal-être - Maternité - Portrait de femme - Tension psychologique

Ma note : 16/20

Du même auteur :

dimanche 7 mars 2021

Peter SWANSON - Huit crimes parfaits

Gallmeister - 23€40 - 352 p. - 4 février 2021


Ma critique :
Une fois n'est pas coutume, et puisque ca faisait un petit moment, j'ai lu un polar. Mais pas n'importe quel polar, un polar qui parle de libraire spécialisé... polar. Et un polar où on enquête sur des crimes similaires à des crimes de romans policiers célèbres.
On suit donc Malcolm, libraire surnommé Mal, qui est contacté par une agente du FBI au sujet d'une liste qu'il avait rédigée sur le blog de son ancienne librairie et qui relatait, selon lui, huit crimes parfaits.

J'avais un peu peur en me lançant dans ce roman, que malgré le thème il ne me plaise pas. Je redoutais le côté "polar americain", j'avais peur que ça soit trop longuet, trop noir ou trop trash.
Et en fait pas du tout. C'est même plutôt hyper addictif et prenant avec une narration plutôt simple et accessible puisque raconté par quelqu'un comme vous et moi, un libraire !

On suit l'intrigue plaisamment, aux côtés de ce libraire étonné qu'on le contact suite à cette vieille liste, puis, surviennent des rebondissements dont je ne vous parlerai évidemment pas ^^

En somme, un très bon polar plutôt classique comparé à mes thrillers psychologiques habituels, mais très plaisant à lire !

Si comme moi vous vous questionnez sur le fait de ne pas connaître les livres dont il est question dans le roman, sachez que ce n'est aucunement dérangeant. Le seul risque étant, si vous êtes amateur du genre, de vous faire spoiler. Sinon, ça donne plutôt envie de les lire :)


Les polars aux crimes parfaits dont il est question tout au long du roman : 
A. A. Milne - Le mystère de la maison rouge
Anthony Berkeley Cox - Préméditation
Agatha Christie - A.B.C. contre Poirot
Kames M. Cain - Assurance sur la mort
Patricia Highsmith - L'Inconnu du Nord-Express
John D. MacDonald - Le Bouillon rédempteur
Ira Levin - Piège mortel
Donna Tartt - Le Maître des illusions


Mots clefs : Polar - Libraire - Littérature policière

Ma note : 17/20

mardi 29 septembre 2020

Tiffany McDaniel - Betty (trad. François Happe)

 

Gallmeister - 26€40 - 720 p. - Août 2020

 [J'avais espoir d'être à nouveau plus assidue ici, on constatera que ce n'est pas le cas. Alors que les 3 articles suivants ont été rédigé il y a environ 1 mois... Encore une fois, mieux vaut tard que jamais :)]

Ma critique : Betty, c’est une fresque familiale de 700 pages, où l’on suit la jeune Betty, la « Petite indienne ». Car le père de Betty est Cheroquee, comme lui, elle est typée, sa peau est plus foncée que celle de ses frères et sœurs.

Ainsi, on suit la vie de Betty, qui doit trouver sa place dans sa famille nombreuse composée de 6 enfants : un grand frère, deux grandes sœurs et deux petits frères. Betty, qui doit trouver sa place dans sa propre vie, auréolée d’un racisme ambiant.

Mais Betty est forte et intelligente, on suit son parcours tour à tour émus, choqués, inquiets.

Ce roman est empreint de sagesse, transmise par Landon, le père cheroquee. Mais il est aussi parsemé de violence, celle des hommes et celle des Hommes.

Cette lecture ne m’a clairement pas laissée indemne. J’ai parfois souhaité poser le livre. Mais je ne regrette pas une seconde de ne pas l’avoir fait.

 

Mots Clefs : Enfance - Famille - Amérindien -  Transmission - XXème siècle


Citations : "J'avais les yeux de mon père, et désormais j'avais aussi la souffrance de ma mère."
"Les gens croient que c'est quand ils vous supplient de rester, mais en fait, c'est quand ils vous laissent partir que vous savez qu'ils vous aiment pour de bon."
"Nous avons trop d'ennemis dans la vie pour en faire nous-mêmes partie."

 

Ma note : 17/20

 

D'autres héroïnes fortes...



 

vendredi 12 avril 2019

David VANN - Un Poisson sur la lune (trad. par Laura Derajinski)

 
Gallmeister - 22€40 - 288 p. - Février 2019



Ma Critique :
Un nouveau roman de David Vann, c'est maintenant quelque chose que j'attends avec impatience et sur quoi je me précipite.
Celui-ci, je savais qu'il serait sombre. j'avais entendu dire qu'il était encore mieux et plus fort que Sukkwan Island que j'adore.

En deux mots, David Vann nous narre, en fiction, la dépression et les envies de suicide de son père Jim. On suit ainsi le quotidien sombre, triste et désespéré d'un homme de 40 ans. Son frère est très présent, il souhaite le sauver. Mais le désespoir de Jim semble l'emporter sur tout.

Vous l'aurez compris, le roman est tout sauf joyeux. Ce qui explique le temps que j'ai mis à le lire, plusieurs semaines. Je me jetais plus volontiers sur ma seconde lecture. Et je pense honnêtement que j'aurais dû poser ce livre et y revenir quand j'aurais été plus disposée à lire ce genre de choses. Car à part les 80 dernières pages, je l'ai subi. Je l'ai lu à reculons. Lu parce qu'il le fallait. Et probablement pas apprécié à sa juste valeur.
Alors oui, c'est fort, forcément. Et le thème est très bien retranscrit car en le lisant, on se sent comme face à la dépression, impuissant.

Je ne sais pas si je vous recommande cette lecture. Je pense que les deux autres David Vann que j'ai lu sont mieux. Durs aussi, forts aussi, mais plus intéressants. Je pense qu'il faut lire ce livre si on s’intéresse à cette maladie qu'est la dépression, mais c'est tout.

Mots Clefs : Dépression - Suicide - Famille


Ma note : 14/20

Du même auteur...

https://les-lectures-de-nebel.blogspot.com/2017/02/david-vann-aquarium.htmlhttps://les-lectures-de-nebel.blogspot.com/2015/07/david-vann-sukkwan-island.html

dimanche 1 avril 2018

Gabriel TALLENT - My Absolute Darling (trad. Laura Derajinski)

Gallmeister - 24€40 - 453 p. - Mars 2018 - 9782351781685
Ma critique : J'ai lu un roman époustouflant. Un de ceux qui vous prend aux tripes et que vous n'oubliez pas de sitôt.

Il s'agit de My Absolute Darling.

L'histoire de Turtle, adolescente, qui vit à l'écart avec son père Martin. Un père avec qui elle a une relation très compliquée, très ambiguë. Un père qui l'éduque à la dure. Par exemple, Turtle est plus douée dans le maniement des armes à feu qu'en vocabulaire à l'école.
Martin aime Turtle. Turtle aime aussi Martin. Mais cette affection, de la part de Martin, dépasse les limites.
Turtle essaye de se construire malgré tout, comprend que certaines choses ne vont pas, mais n'a pas toutes les clefs pour s'affranchir de son père.

C'est une histoire dure. Une histoire terrible. Terrible dans le sens où certains passages sont extrêmement difficile. C'est un des rares livres qui m'a donné des haut-le-cœurs. Mais terrible car c'est aussi une historie terriblement belle dans un sens, terriblement forte.
Turtle est quelqu'un qu'on a envie d'aider, de prendre sous son aile, mais pour qui on comprend qu'on ne peut rien. Martin est quelqu'un de haïssable. Qu'on arrive parfois presque à accepter. 
C'est un roman qui ne porte pas de jugement sur ces personnages. Un roman qui aborde une multitude de thématiques sociétales américaines. 

C'est un roman coup de point. Un bijou. Un roman fort. Un roman que j'ai adoré.
Vous avez compris, jetez vous dessus.

Mots Clefs : Construction de soi - Armes à feu - Inceste
Ma note : 19/20

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 Sukkwan island  Dans la forêt


lundi 27 février 2017

Jean HEGLAND - Dans la forêt

Gallmeister - 23€50 - 300 p. - Janvier 2017
Ma critique : Après une pénurie, Eva et Nell, dix-huit et dix-sept ans, se retrouvent seules chez elles, dans leur maison au fond de la forêt et loin de tout. Alors qu'Eva avait des rêves de danse classique, Nell rêvait d'étudier. L'une continue tant bien que mal ses entraînements, pendant que l'autre nous livre leur quotidien qu'elle écrit dans un journal.

On pourrait penser à un roman post-apo ou une histoire de survie supplémentaire. Oui mais non. Je ne sais si c'est du fait que l'histoire nous soit contée par une jeune fille ou quoi, mais il y a quelque chose d'à part dans la lecture de ce livre.
Déjà, l'absence de mélodrame. Certes, la situation est difficile et tragique, mais ce n'est pas exagéré. On suit le quotidien des jeunes filles, leurs craintes et leurs espoirs, leurs tactiques et leurs manières de survivre pour tenir bon tant physiquement que moralement.

Pendant ces 300 pages, nous sommes avec elles dans les bois, nous compatissons et nous espérons. Car l'espoir persiste, l'espoir qu'une autre vie est possible, l'espoir que les choses se rétabliront. 
Cet espoir passe beaucoup par la relation des deux sœurs : elles s'entraident, s'aiment et se soutiennent. Bien sur il y a parfois des accrocs, des désaccords et des rancunes, engendrés par le fait d'être seules, impuissantes et renfermées l'une sur l'autre. Mais c'est grâce à cette relation, au fait qu'elles se serrent les coudes, que la vie est possible malgré tout.

Une vraie belle lecture bouleversante.

Mots clefs : Nature writing - Fraternité - Entraide - Solitude - Survie

Ma note : 17/20

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 Sukkwan Island

lundi 6 février 2017

David VANN - Aquarium

Gallmeister- 23 € - 280 p. - 3 octobre 2016

Ma critique : Chaque jour après l'école, Caitlin, douze ans, attend que sa mère rentre du travail et vienne la chercher à l'aquarium de la ville. Elle est fascinée par tous ces poissons aux multiples aspects, multiples particularités et couleurs chatoyantes.
Un jour, elle y rencontre un vieux monsieur, comme elle, en admiration devant les poissons. C'est une nouvelle amitié qui naît, mais qui très vite, ne conviendra pas à la mère de Caitlin.

J'étais tombée sous le charme de l'écriture de David Vann avec Sukkwan Island, très beau roman mais aussi très dur.
Ici, le roman n'est pas aussi noir que Sukkwan Island ou que les précédents romans de l'auteur. Il reste heureusement très prenant par l'écriture. L'intrigue est assez simple, on peut voir venir certaines choses, mais cela ne m'a pas empêché d'adorer ma lecture. Caitlin est tout aussi attachante que le vieux monsieur ; et la mère de Caitlin, bien que plus dure, reste un personnage charismatique important.
Tout n'est cependant pas joyeux, il y a des passages très très dur, la faute à la vie que mènent Caitlin et sa mère, dans leur petit appartement, et une certaine précarité. Mais je pense que David Vann a un réel talent pour transcrire les moments durs, pour nous captiver sans voyeurisme.

En bref, c'est un roman un peu moins fort que d'autres de l'auteur mais dont j'ai tout de même adoré l'histoire, l'ambiance et les personnages principaux


Mots-clefs : Relation familiale, Amitié, Adolescence, Aquarium, Drame


Ma note : 17/20

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mercredi 13 avril 2016

Ellen URBANI - Landfall

Gallmeister - 22€50 - 304 p. - Mars 2016


Landfall raconte le récit de deux existences parallèles et opposées, celles de Rose et de Rosie.


L'intrigue se passe à la Nouvelle Orléans lors du passage de l'ouragan Kathrina. Rose, une jeune fille de dix-huit ans, vient de perdre sa mère. Rosie, du même âge, vient de perdre la vie.
Dans la poche de Rosie, les coordonnées de la famille de Rose. C'est le début d'une quête, pour découvrir l'autre et lui laisser sa dignité en la remettant aux siens. Pour se découvrir soi, continuer d'avancer même dans l'adversité.

On découvre par alternance de chapitres, la vie de Rose. Par ses pensées, on entre dans son passé, aux côtés de sa mère. Mais surtout, on avance avec elle dans sa quête, dans un road-trip riche en rencontres
Lorsque l'on suit Rosie, l'on découvre ses derniers jours ainsi que son passé, sa vie aux côtés de sa mère aussi, bien différente de celle de Rose.

Elles deux ont grandi avec leur mère et le poids de l'absence de leur père.
Deux existences différentes par leur contexte et leur milieu de vie, mais semblables en d'autres points. Deux existences parallèles, qui ne se confronteront jamais.

Un roman qui m'a happée dès l'incipit : j'aime déjà de base l'alternance de personnages pour raconter une histoire. Mais, là, partir de deux jeunes filles du même âge mais totalement opposée, dans un pays et des milieux qui ne sont pas les miens, cela m'a captivée. 
J'ai pris plaisir à les découvrir, je me suis attachée à elle. 
C'est encore un succès pour les éditions Gallmeister car j'ai un coup de cœur pour ce roman et ses deux héroïnes et je vous le recommande chaudement.

Ma note : 18/20

lundi 20 juillet 2015

David VANN - Sukkwan Island

Gallmeister - 8€70 - 199 p. - 2011

Ma critique :
Comment résumer sans trop dévoiler ? là est la question.

Jim, ancien dentiste, décide d'aller passer un an sur une île sauvage d'Alaska, Sukkwan island, avec Roy son fils de 13 ans. Ce dernier n'est pas très emballé, mais il accepte pour faire plaisir à son père.
Bien entendu tout ne se passera pas comme prévu.

On m'avait prévenue, je l'avais lu dans différents commentaires, ce livre est dur, sombre ; il remue ses lecteurs. Alors je pense que je m'étais un peu préparée, et ce n'est pas du luxe.
Effectivement, c'est pas facile. Les vies de ces deux personnages, le père comme le fils, sont sombres. Ce sont deux personnages tourmentés seuls face à la nature. Un huis clos dans une ambiance sauvage. C'est exactement ce que j'avais envie de lire alors il m'a beaucoup plu, malgré l'indicible, l'horreur et le reste.
Je pense que c'est un livre à lire car il est beau malgré tout, beau dans son récit, son ambiance. De toute façon, ce n'est pas nouveau que l'horreur peut abriter la beauté.
Alors soyez prévenu, soyez prêt, mais essayez quand le cœur vous en dira.

Ma note : 17/20