samedi 10 novembre 2018

Fabcaro as Fabrice CARO - Le Discours

[Un ralentissement au niveau de mes articles car un gros ralentissement au niveau de mes lectures : un an d'insomnie nuit à tout mon quotidien et à mon temps de lecture. Ou je me couche pour essayer de dormir, ou je m'endors sur mon livre ou mes yeux me brûlent... mais ça reviendra !]


Gallimard "Sygne" - 16 € - 198 p. - 4 octobre 2018 

Ma critique : Ces dernières semaines, j'ai quand-même lu Le Discours de Fabcaro. Adorant ses dernières BDs j'avais hâte de voir ce que cela donnait en roman, de voir si j'aurai enfin quelque chose à conseiller à tous ces clients qui veulent "un livre léger, drôle et facile à lire".

Dès les premières pages j'ai su que la réponse à mes attentes serait : oui ! Car j'ai ri dès la première page.

On suit Adrien, lors d'un repas de famille avec ses parents, sa soeur et son beau-frère. Son beau-frère vient de lui demander de rédiger un discours pour leur mariage pour faire plaisir à sa soeur. De son côté, Adrien vient d'envoyer un message relativement creux à son ex et en attend une réponse.
Ces deux situations pour le moins stressantes nous plongent dans les pensées d'Adrien pendant le déroulement de repas.
Entre recherche d'excuses pour éviter le discours, recherche de discours, hypothèses des non réponses de son ex, on rit. Et ça fait du bien.

Conclusion, j'ai passé un très bon moment avec ce roman. Après, est-ce à la hauteur des BDs ? Je dirai que c'est un peu en dessous car un peu répétitif dans la construction, mais cela n'enlève rien à la bouffée d'air frais conférée par ce texte :)


Citation : "Qu'est-ce qu'il peut bien passer par la tête des invités qui découvrent une bite en contre-plaqué sur le mur de la cuisine d'un couple de tranquilles septuagénaires ?"

Ma note : 15/20

jeudi 27 septembre 2018

Pauline DELABROY-ALLARD - Ça raconte Sarah.

Les éditions de Minuit - 15 € - 192 p. - 6 septembre 2018

Ma critique : Un des livres de cette rentrée qui fait beaucoup parler de lui. Un livre que j'avais hâte de lire.

Un livre que j'ai lu d'un seul souffle, jusqu'à la moitié.
Ça raconte une histoire d'amour. Un amour passionnel. Mais beau. Un amour inattendu. J'avais peur que l'auteure en fasse trop. Que ça soit trop lyrique. Et c'était juste beau. Belle histoire, belle écriture, beaux personnages.

Jusqu'à la moitié.

La deuxième partie s'annonçait aussi prometteuse que la première. Un événement, un retournement de situation. Mais. L'histoire s’enchaîne, nous raconte ce que vit la narratrice, ce qu'elle ressent, ce qu'elle pense. Ouvre des interrogations.
Et laisse tout en suspend.
Jusqu'à la fin, j'ai attendu des réponses. J'ai attendu qu'il se passe quelque chose. Et il ne s'est rien passé.

Si c'est une très belle lecture, cela reste une lecture en demi-teinte pour cette seconde partie, avec une pointe de déception.
Mais tant pis, allez-y quand-même, faites vous votre avis, parce que c'est beau.


Mots Clefs : Histoire d'amour - Passion - Relation - Vie quotidienne 

Ma note : 15/20

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mercredi 12 septembre 2018

Adeline Dieudonné - La vraie vie

L'Iconoclaste - 17 € - 265 p. - 29 août 2018

Critique : La Vraie Vie est l'un des premiers romans de cette rentrée littéraire qui fait le plus parler. Il m'intriguait et me tentait car on me l'avait décrit comme un texte fort.

C'est l'histoire d'une fille que l'on suit de ses 10 à ses 15 ans environ. Son père est chasseur. Sa mère est effacée. Elle et son frère vivottent dans ce climat familial déroutant. Jusqu'au jour où se passe sous leurs yeux un drame qui va casser quelque chose pour son petit frère. Elle n'aura de cesse d'essayer de lui rendre sa part d'enfance.

Ne nous méprenons pas, j'ai pris plaisir à lire cette histoire. Mais, quelques jours après avoir refermé le livre, je peux le dire, je suis déçue et m'attendais à quelque chose de beaucoup plus fort en terme d'écriture.
J'ai trouvé le texte décousu. L'histoire se déroule, et d'un coup, l'auteur introduit des éléments, sans fil conducteur, pour nous dire autre chose des personnages. Et cela nuit à la fluidité de l'histoire.
Pour ce qui est des émotions, il y a des moments d'une violence rare. Ils sont amenés de manière abrupte. Ce qui peut être un effet de style, pour secouer le lecteur. Et ça l'est en quelque sorte. Mais je trouve que l'écriture ne les porte pas assez. Elle est trop plate.
En fait, j'espérais un texte aussi fort que peuvent l'être ceux publiés par les éditions Gallmeister, et ce n'est pas l'effet que cela m'a fait.

J'ai quand-même aimé car c'est un texte déroutant, avec une narratrice très intelligente qui a du cran, et des personnages secondaires très intéressants et bien construits. 
Le père est juste quelqu'un qui s'épanouit dans la violence. La manière dont la mère est décrite, comme totalement passive et effacée, uniquement passionnée par ses chèvres, en fait un personnage fascinant. Et le petit frère donc on espère sincèrement qu'il va s'en sortir et dont on suit l'évolution dans ce climat malsain.

J'ai particulièrement adoré l'incipit, que l'on voit de partout mais à raison et que je vous retranscris dans les citations choisies.

Mots clefs : Famille - Violence - Fratrie

Citations : 
Incipit : "A la maison, il y avait quatre chambres. La mienne, celle de mon petit frère, Gilles, celle de mes parents et celle des cadavres."
"Avec le temps, j'ai compris que c’était une forme de timidité. Il était incompétent en rapports sociaux.Les relations humaine exigeaient une part d'irrationnel"

Ma note : 14/20

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mercredi 5 septembre 2018

Elisa Shua Dusapin - Les Billes du Pachinko

Editions ZOE - 15€50 - 144 p. - 23 août 2018

Ma critique : La narratrice, Claire, qui va avoir 30 ans, passe des vacances au Japon, chez ses grands-parents. Elle veut les emmener en voyage en Corée du Sud d'où ils sont originaires. 
Parallèlement, elle passe du temps avec Mieko, une petite japonaise dont la mère est prof de français, pour lui enseigner la langue.

On suit les journées de la narratrice qui semble peiner à trouver sa place auprès de ses gens à la culture différente. Elle erre d'une famille à l'autre en essayant de trouver ses marques.

Comme Hiver à Sokcho, que j'avais adoré, il s'agit là d'un roman assez contemplatif, à ambiance, qui nous parle de la rencontre entre les cultures.
Il nous parle aussi de liens familiaux et de racines.

L'écriture d'Elisa Shua Dusapin m'a encore beaucoup plu, elle est comme apaisante.

J'ai passé un bon moment de lecture.


Mots Clefs : Japon - Corée du Sud - Culture - Famille - Racines

Ma note : 16/20

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jeudi 30 août 2018

Leni ZUMAS - Les heures rouges

Presses de la Cité - 21 € - 408 p. - 16/08/18

Ma critique : 
Demain. Dans un village près de Salem, dans l'Oregon. 
On suit le destin de quatre femmes, dont l'une nous conte le destin d'une cinquième.

Ro, la biographe, célibataire, souhaite avoir un enfant. Sauf qu'une loi est sur le point d'être mise en place afin que chaque enfant ait un papa et une maman.
Elle est celle qui nous conte le destin d'une cinquième femme, une exploratrice islandaise du XIXème siècle.
Mattie, la fille, est lycéenne. Élève de Ro. Elle souhaite étudier les mathématiques, mais une expérience la contraint à envisager d'autres plans.
Susan, l'épouse, a deux jeunes enfants. Si sa vie semble enviable, elle se sent enfermée.
Gin, la guérisseuse, vit à l'écart de la société et tente de venir en aide aux femmes qui le demandent.
Ces femmes aux vies différentes, sont liées.

Des destins féminins. Des réflexions sur la condition de la femme en arrière plan. Et surtout une ambiance particulière propre à chaque femme à chacun de leur passage narratif.
Je ne sais pas comment décrire ce roman, ni pourquoi il m'a plu, mais il m'a beaucoup beaucoup plu. J'ai aimé suivre chacune d'elles et suivre leur cheminement de vie et de pensée. Elles ont chacune quelque chose à nous apporter.

Une histoire de vies.

Mots clefs : Femmes - Destins - Dystopie - Maternité

Ma note : 17/20

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