mardi 13 septembre 2022

Elodie GARNIER - Juste une fois pour essayer

Harper Collins - 7€30 - 288 p. - Avril 2022

Ma critique :
Une fois n'est pas coutume, petit article à chaud alors que je referme juste le livre (et que j'ai bien d'autres chroniques en retard...)

Juste une fois pour essayer nous raconte l'histoire de la rencontre entre Elodie, lesbienne assumée, et Sara, mère de jumeaux, en couple et fiancée. Avant son mariage, Sara lance par défi qu'elle coucherait bien avec une femme, juste une fois pour essayer. Cette femme, ça sera Elodie.
Sauf que, contre toute attente, une idylle naitra entre les deux femmes, bientôt suivie d'une passion avec tout ce que cela peut avoir de destructeur. Car Sara ne compte pas quitter sa famille malgré la naissance de sentiments, et parce qu'Elodie tombe amoureuse à en avoir mal, d'être dans l'attente de la moindre miette que pourra lui laisser celle qu'elle aime.

Bien qu'ici les protagonistes soient deux femmes, c'est une histoire universelle dans laquelle chacun pourra se retrouver, ce que j'ai apprécié.

J'ai beaucoup aimé ce roman pour son sujet qui est, avant tout, la passion et ses ravages.

Un petit bémol sur le style d'écriture qui serait, selon moi, à améliorer car trop scolaire. Mais la lecture n'en reste pas moins très fluide, facile d'accès et addictive.
Citation : "Mais vouloir oublier quelqu'un, c'est finalement y penser tout le temps"

Mots clefs : LGBT - Passion - Expérience - Relation amoureuse - Romance

Ma note : 16/20

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dimanche 11 septembre 2022

Pauline DELABROY-ALLARD - Qui sait

Gallimard - 19€50 - 208 p. - 18 août 2022


Ma critique :
Ce fut ma première lecture de cette rentrée littéraire.
L'histoire m'intéressait énormément : l'autrice partait en quête de l'origine de ses 3 autres prénoms : Jeanne, Jérôme et Ysé. Ce sont ses prénoms, mais d'où viennent-ils, pourquoi ses parents les ont-ils choisis?
Ainsi, on se retrouve dans un roman en trois parties, chaque partie étant la recherche autour d'un des prénoms. En parallèle, Pauline nous raconte cette enfant qu'elle attendait, sa vie, sa douleur.

C'est un roman que j'aurais pu adorer, vraiment. Mais qu'au final je n'ai pas apprécié pour une raison simple : c'est long, long, long.
S'il avait été en 70 pages au lieu de 200, cela aurait été parfait : intéressant et sensible, cette quête d'identité et de soi-même à travers son nom.
Mais au final j'en retiens surtout de l'ennui. Et l'impression qu'elle n'est pas allée au fond des choses. Pour moi, il manque une fin à cette quête.

C'est un peu le ressenti que j'ai, avec le recul, sur la deuxième partie de son premier roman "Ca raconte Sarah".

Ainsi, hélas, je vous conseillerais de passer votre chemin.

Mots clefs : Quête identitaire - Histoire familiale

Ma note : 10/20

De la même autrice :



jeudi 8 septembre 2022

Loïc DEMEY - Je, D'un accident ou D'amour

Cheyne - 17 € - 44 pages - 2014


Ma critique : 
Cela faisait longtemps que j'avais ce livre dans ma ligne de mire. Un OLNI dont rien que le titre me bouleversait. 
Je me demandais si le texte serait à la hauteur de mes attentes, car texte très court, assez cher. Pour ne rien vous cacher, je l'ai acheté d'occasion. 
Et c'est un OUI : un titre prometteur et qui tient sa promesse.

Mais en fait, quelle merveille !
C'est un roman-poème, ou une poésie-romancée, dans tous les cas c'est une histoire d'amour, plus précisément, d'une rencontre amoureuse, et c'est magnifique.
Cette forme d'écriture, sans verbe, ou les noms deviennent action, renforce les émotions que l'on ressent à la lecture. La forme poétique accentue le sentiment amoureux ressenti par le narrateur.

Un OLNI, certes, mais surtout un bijou que vous devez lire, si vous êtes touchés par les mots et la langue littéraire.

Mots clefs : Roman - Poésie - Romance - Littérature - Amour

Ma note : 19/20

Une autre histoire d'amour en vers...


vendredi 26 août 2022

Sandrine COLLETTE - On était des loups

JCLattès - 19€90 - 208 p. - 24 août 2022



Ma critique : Aujourd'hui, je viens pour vous parler de mon premier coup de cœur de cette rentrée littéraire, le nouveau roman de Sandrine Collette.
Les livres de Sandrine Collette et moi, c'est toute une histoire : chaque fois ils me tentent, mais je ne prends jamais le temps de les lire. Et voilà que c'est chose faite.

On nous parle ici d'une famille qui vit en pleine nature, de cultivation et de chasse, loin de la société. Mais dès le départ, un incident fait que le père se retrouve seul avec son fils de 5 ans, Aru, dont il ne sait que faire. En effet, c'est sa mère qui s'en est occupé jusque là, et en plus de sa peine, ce père bourru mais moins dénué de sentiments que ce qu'il pense, doit gérer sa peine de la perte de sa compagne, et cet enfant qu'il voit presque comme un inconnu, et surtout comme un obstacle à sa tranquillité.

Ce roman, c'est la quête de ce père, en recherche de solution pour s'occuper de son fils. Et à travers cette quête transformée en voyage, c'est lui-même qu'il découvrira.

J'ai adoré ce roman, il a des côtés Gallmeisteriens, très Nature writing et portant des personnages perdus, déchirés par la vie.

Je vous le recommande chaudement, malgré sa thématique de prime abord assez triste, c'est un roman lumineux. Et je suis certaine que ce n'est pas le dernier de l'autrice que je lirais.

Mots clefs : Nature - Relation père/fils - Marge de la société

Ma note : 18/20

vendredi 19 août 2022

Amélie NOTHOMB - Le livre des soeurs

Albin Michel - 18€90 - 194 p. - 18/08/22

Ma critique : S'il y a bien quelque chose que je n'aime pas faire, ce sont les critiques négatives. Encore plus lorsqu'elles concernent Amélie Nothomb. Mais il faut bien l'avouer, je ne suis qu'humaine et je ne peux pas tout aimer, et ces dernières années les Nothomb ne sont plus ce qu'ils étaient.

Alors celui-ci parle de deux sœurs, comme son titre l'indique, très intelligentes, peu choyées par leurs parents qui ont, entre eux, une relation fusionnelle ; et de leurs tantes et cousine, pas très aidées par la vie, mais certainement plus aimantes.

Cela pourrait être une réflexion intéressante sur la sororité et les liens familiaux, et pourtant, même si on les voit évoluer, je n'ai pas compris où l'autrice voulait en venir, et je n'ai pas pris plaisir à la lecture. Et ce jusqu'à la fin que j'ai trouvé complètement wtf, mais dans un sens péjoratif, comme si elle n'avait pas su finir le roman.

Je n'ai rien de plus à en dire, je n'ai pas apprécié, du début à la fin.
Extrait : " - Statistiquement, tu es plus attirée par les hommes ou par les femmes ?
- Cette statistique n'existe pas. Je suis attirée par des individus, pas par un sexe en particulier."

Mots clefs : Sororité - Relation fusionnelle 

Ma note : 8/20

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