mercredi 28 janvier 2015

Madeline ROTH - L'été de Léa

Ed. Sarbacane - 7 € 95 - 64 p. - Janvier 2015

Ma critique :
Théo, 12 ans, attend impatiemment l'arrivée de Léa, avec qui il passera, comme souvent, quelques jours cet été.
Léa arrive, c'est beau, les jeux commencent, les sentiments sont intacts.
Cet été-là, il y aura aussi Maxime, un voisin, pour se joindre à leur jeu et transformer le duo en trio.

Un livre tout en subtilité, en émotions douces et sincères, pour décrire les premières amours, aussi compliquées soient-elles, pour cause d'interdit incompris.
La naissance des sentiments, le début de l'adolescence, tout cela traité avec justesse. C'est tout cela, L'été de Léa. 
Et je vous recommande ce court roman car la plume de l'auteur et le thème font de cet amour de vacances une histoire différente.

Ma note : 18/20

mardi 27 janvier 2015

Timothée de FOMBELLE - Le livre de Perle

Gallimard - 16 € - 304 p. - Novembre 2014

Présentation de l'éditeur : "Il vient d'un monde lointain auquel le nôtre ne croit plus. Son grand amour l'attend là-bas, il en est sûr. Pris au piège de notre histoire, Joshua Perle aura-t-il assez de toute une vie pour trouver le chemin du retour?"

Ma critique :
Quand un personnage de conte de fée rencontre notre monde réel, et ce à une époque complexe... cela donne un roman joli, merveilleux et emprunt de réalisme, mais tout aussi complexe à adopter que l'univers mis en place.
Je m'explique :
On alterne les mondes, les époques. Sans transition visible. A chaque paragraphe commencé, il faut comprendre où on est, avec qui, pourquoi. Je n'ai pu rentrer dans le livre, commencer à le comprendre vraiment, qu'à la moitié.
Si le texte est beau et l'idée bonne, j'avais un mal fou à le lire (surtout que je l'ai lu à une période complexe et avec d'autres livres en cours, juste avant et pendant Noël)

Ainsi, nous avons là un beau conte et une belle histoire d'amour noircis par une époque difficile. 
Si vous aimez les contes, si vous êtes bons dans le jonglage entre univers, lancez-vous. Sinon, passez votre chemin.

Ma note : 16/20

vendredi 23 janvier 2015

Michel HOUELLEBECQ - Soumission

Flammarion - 21 € - 300 p. - Janvier 2015

Résumé de l'éditeur : 
Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s'engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l'enseignement, il s'attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu'à provoquer son effondrement.

Ma critique :
Beaucoup, beaucoup en parlent.
Mais peu l'ont réellement lu.

Après quelques jours de repos moral, je l'ai lu.
Ce que j'en retiens tient en peu de mots : c'est un ROMAN (et j'insiste ici sur le mot roman volontairement) que j'ai trouvé assez ininteressant et ennuyant, contrairement à ce que j'avais entendu dire.
On oscille entre basculement politique, scènes de sexe et commentaires littéraires sur l’oeuvre de Huysmans. Et cela donne un grand rien du tout.

Je N'ai PAS été CHOQUEE par le sujet et par la manière dont l'Islam est traité. Peut-être parce que je m'y attendais ou parce que je ne suis pas directement concernée. Surement parce que c'est un roman, qu'on pourrait écrire la même chose avec le christianisme ou le judaïsme, et que l'islam n'y est pas décrié. Au contraire même, parfois.

Je finirai sur un "conseil" : écouter ce que disent les médias, c'est bien, se faire sa propre opinion, c'est mieux, lisez-le.

Ma note : 6/20

jeudi 22 janvier 2015

Fabien TOUME - Ce n'est pas toi que j'attendais

Delcourt - 18€95 - 243 p. - Octobre 2014

Ma critique :

Fabien et sa compagne attendent un heureux événement : une petite sœur pour leur fille Louise.
A la naissance, Fabien reconnaît les signes de la trisomie sur les traits de son bébé.
C'est son histoire, et celle de sa famille qu'il nous raconte dans ce roman graphique.

La trisomie, c'est une maladie à laquelle je n'ai jamais été confrontée personnellement. Mais cette BD m'a de suite attirée par son titre : il reflète ce que l'on peut ressentir à l'annonce d'un tel événement, qui peut pourtant nous arriver à tous.

Je l'ai lu d'une traite. La narration, le sujet, l'histoire de cette famille m'a touché au plus haut point. 
Je comprends ce qu'à pu ressentir l'auteur en découvrant la maladie de sa fille, je comprends sa réaction, aussi négative soit-elle : on est humain, et, confrontés à l'inconnu, nous ne savons pas forcément comment réagir. Il a fallu un "temps d'adaptation" à l'auteur, il lui a fallu passer par beaucoup d'émotions et d'épreuves pour, enfin, faire une place à sa fille.

Au final, c'est beau.

J'espère une suite, qui nous donnerait des nouvelles de cette famille à laquelle je me suis attachée par cette histoire.

Ma note : 20/20

mardi 13 janvier 2015

Romain PUERTOLAS - La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel

Le Diletante - 19 € - 252 p. - Janvier 2015

Ma critique :
En ces temps difficiles & tristes, alors que je devais commencer le dernier livre de Houellebecq, j'ai eu envie de quelque chose de plus léger afin de ne pas continuer à alourdir mon désarroi, mon cœur, ma révolte.
J'avais donc envie de paillettes, de licornes, d'arcs-en-ciel et d'Amûûûr. En gros.
Et c'est ainsi que j'ai jeté mon dévolu sur le dernier Puértolas, le précédent ayant été perçu comme drôle par beaucoup, je me suis dit qu'il m’allégerait peut-être l'esprit.

L'intrigue de base, c'est l'histoire de Providence Dupois qui s'apprête à aller au Maroc adopter une petite fille malade, Zahera, lorsqu'un nuage de cendre d'un volcan islandais empêche les avions de décoller le jour de l'adoption. 
Ne perdant ni courage ni espoir, Providence s'en va apprendre à voler pour aller rejoindre sa fille. S'ensuite moultes péripéties abracadabrantesques et des rencontres avec des personnages surprenants.

De situations incongrues en situations rocambolesques, avec des aller-retour entre les péripéties de Providence et la vie de Zahera à l'hôpital, le narrateur, Léo, contrôleur aérien nous livre (à nous lecteurs et à un coiffeur) une histoire qui a plutôt répondu à mes attentes car assez légère et divertissante, malgré la maladie de Zahera.

Et pourtant, ce n'est pas un roman drôle. Et ce n'est pas qu'un roman léger. Mais c'est un roman d'espoir, qui exprime ce que l'on est capable de faire par amour.

J'avais entendu de mauvaises critiques, mais moi il m'a plu, et il est tombé au bon moment, puisqu'il m'a remis à la lecture après 2 jours sans pouvoir me concentrer, parce que Charlie.
Attention quand-même, on reste tout de même assez loin des paillettes & des licornes.

Ma note : 17/20