samedi 6 septembre 2025

Ciara Smyth - Je déteste les comédies romantiques

Slalom - 18€95 - 368 p. - 23/03/23

Présentation de l'éditeur :
Saoirse fuit toute relation sérieuse, elle est allergique aux clichés romantiques autant qu'à l'engagement, d'ailleurs elle n'est plus certaine de vouloir faire des études... À quoi bon si c'est pour perdre la mémoire comme sa mère ? Son équilibre réside dans des règles strictes : pas de sentiments, rien de personnel. Mais lorsque la belle Ruby, de passage pour l'été, lui propose seulement des premiers rendez-vous, inspirés de ses films d'amour préférés, Saoirse accepte. Que risque-t-elle après tout si ça ne va pas plus loin ? Sauf que... bien entendu, rien ne va se dérouler comme prévu !

Ma critique :
Cet été, j'ai voulu me plier au jeu de la lecture de saison, estivale donc et sans prise de tête. 

Ce roman, avec son titre, sa couverture et sa 4ème de couverture me semblait cocher toutes les cases : Roman d'amour d'adolescentes, en été, à la plage.
Ce fut un peu le cas, mais pas seulement.
Pas seulement, car, déjà, ici, il s'agit de romance lesbienne et non hétéronormée. Et c'est génial :D
Pas seulement non plus car il y est, beaucoup, question de maladie mentale. Et même si ça casse un peu le trip du roman feel-good d'été, c'est quand-même très très plaisant que ce sujet soit abordé dans un roman pour ado, voire même, dans un roman tout-court.

Pourtant, ce roman me laisse un souvenir en demi-teinte [Souvenir car je l'ai lu il y a déjà un mois]
Déjà, à cause du personnage principal : Saoirse. Elle est insupportable. J'ai failli lâcher le roman à cause de son attitude avec ses proches ou avec ce que l'on sait de ses pensées. Au final, je me suis accrochée pour les thématiques du roman, mais pas pour elle.
Car il y a vraiment de bons sujets, avec la situation amoureuse du père de Saoirse en plus de ceux que j'ai déjà cités.
Ensuite, je m'attendais vraiment à beaucoup de références sur les comédies romantiques et à ce que ce livre en soit une elle-même, ce n'est pas le cas.
Enfin, à cause de sa fin. Peut-être qu'elle conviendra à bon nombre d'entre vous, mais moi, elle me laisse un petit goût de tristesse. Ce n'est pas cette fin dont j'avais besoin en choisissant cette lecture.

Ca reste toutefois un roman efficace qui se lit très bien et qui a des personnages secondaires intéressants, que j'aurais aimé voir creusés davantage.

En somme : bon sujet mais des défauts et un livre qui s'oubliera sans doute très vite...

Mots clefs : Romance - LGBTQI+ - Maladie mentale - Divorce

Ma note : 15/20

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jeudi 31 juillet 2025

Lucy Jane Wood - Rewitched

Calix - 25€90 - 512 p. - Mai 2025

Présentation de l'éditeur :
Croire en soi est la plus puissante des magies. 
Entre son travail chez Lunar Books - sa librairie adorée -, son nouveau patron toxique et l'énergie qu'elle met à dissimuler sa nature de sorcière à son entourage, Belle est épuisée. Perfectionner ses dons est la dernière chose à laquelle elle pense. Alors, quand, à la veille de ses trente ans, elle reçoit une convocation de son coven, Belle panique. Si elle ne prouve pas sa valeur, elle perdra ses pouvoirs. L'aide de sa mère - bien trop optimiste -, d'un mentor - improbable et potentiellement sociopathe - et d'un protecteur - exaspérément beau - lui suffira-t-il pour réussir cette épreuve ?

Ma critique :
J'ai adoré ce livre. Voilà, c'est dit.
Je pense qu'il était tout ce qu'il me fallait à ce moment-là.

Pourtant, je n'étais pas partie gagnante : je l'ai lu car j'en ai entendu du négatif, et, je voulais me faire mon propre avis, pour, si besoin, le revendre tant qu'il était encore prisé 😅

Au final, c'est un très chouette cosy fantasy comme j'ai envie d'en lire en ce moment et ça avait tout pour me plaire : sorcière libraire et magie.

Même ce qui est revenu souvent dans les critiques négatives était pour moi une qualité : le personnage principal. Il a beaucoup été reproché à Belle son manque de confiance en elle. Moi j'ai totalement compati et j'ai trouvé que ça la rendait humaine et attachante. (Comment ça j'ai pu m'identifier ? C'est faux 👀)

Le rythme soit disant longuet du départ ne m'a pas interpellé, c'est un cosy, c'est normal que ça n'aille pas d'action en action, que ça prenne le temps de planter le décor, de ne nous poser.

La romance est vraiment en second plan et cela me va très bien, ce n'est pas ce que je cherchais en premier dans ce roman.

L'intrigue est plutôt chouette. Même si quelque chose nous interpelle directement, on se laisse porter et je n'ai, perso, pas tout deviné.

Et enfin, ce qui ne gâche rien : le livre et son jaspage sont magnifiques 😍

En somme c'est pour moi un gros coup de cœur et un quasi sans faute. A vous de vous laisser tenter :)

Citations : "Si tu attends que toutes les étoiles s'alignent avant de prendre une décision qui te rendrait plus heureuse, tu risques de patienter longtemps."

"Tout ce qui a de l'importance est toujours à la bibliothèque, ma chère." 


Mots clefs : Cosy Fantasy - Sorcière - Magie - Librairie - Apprentissage 

Ma note : 18/20

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vendredi 25 juillet 2025

Cormac McCarthy & Manu Larcenet - La route

Dargaud & L'Olivier - 2024 & 2008 - 160 & 256 p.


La route - Cormac McCarthy

Après, une nouvelle fois, des semaines d'absence, la meuf revient, et c'est pour râler.
Non mais je comprends pas. Expliquez-moi. C'est quoi qui justifie le succès et le prix Pulitzer de ce bouquin ??

Sur le papier, il avait tout pour me plaire : une relation père-fils, un monde post-apo, une ambiance sombre pour un roman difficile.
Ah parce que ça oui on me l'a répété et je l'ai lu et relu "qu'est-ce qu'il est dur ce roman !" euh, ouais ? Lisez Sukkwan Island et on en reparle non ? 
Bon, j'arrête d'être désagréable. ah bah non je ne peux pas : je n'ai pas encore parlé de l'écriture ni de l'histoire.

L'histoire : un homme et son fils sont sur une route dans un environnement post-apocalyptique : quasi pas de survivant, tout est cramé. Ils marchent, ils visitent des baraques pour essayer de trouver de quoi survivre. Et voilà, sorry, j'ai spoilé, je vous ai raconté tout le livre du début à l'avant dernière page.

Il ne se passe RIEN ! Et les 3 micros éléments qui sortent de cette trame passent inaperçus malgré leur glauquitude (ouais, si je veux) à cause du style.

Ou plutôt du non-style. On pourrait aussi se dire "ouaaaais c'est la traductioooon" mais en fait non, je pense que la traductrice est au top, elle a l'air de s'être méga documenté et elle a parfois recueilli l'avis de Cormac McCarthy him-self.

Du coup c'est un fait, c'est juste mal écrit. Des phrases au style bateau contenant des milliers de "et" sans pour autant en faire de looongues phrases soulignant la loooongueur de la route. Nan, c'est juste plat.
Le tout à la 3ème personne, sauf 2 fois ou on passe à la 1ère personne sans que, là non plus, cela ne serve quoique ce soit dans l'histoire, comme si l'auteur avait juste bugué.
Et des personnages juste nommés "l"homme" et "le petit" ; il s'est cassé, l'auteur, pour les appellations et les synonymes, non ?

Bon, cette fois, j'arrête, j'ai plus rien à en dire je pense. 

Ah si ! Passez votre chemin ! Ou plutôt, votre route ! Ah ah ah ah !
Citation : 
"On oublie ce qu'on a besoin de se rappeler et on se souvient de ce qu'il faut oublier"
"Les gens passaient leur temps à faire des préparatifs pour le lendemain. Moi je n'ai jamais cru à ça. Le lendemain ne faisait pas de préparatifs pour eux. Le lendemain ne savait même pas qu'ils existaient."

Ma note : 6/20 

dimanche 6 avril 2025

Marie Pavlenko - Traverser les montagnes et venir naître ici

Hello,
Ma présence ici se fait trop rare et anecdotique à mon goût, je n'ai pas encore retrouver un rythme qui allie enfants en bazage et nouveau boulot.
Car oui, depuis quelques semaines, après un premier stage, je suis bibliothécaire jeunesse, je fais un remplacement. Et ça m'épanouie de dingue, bien plus que ce à quoi je m'attendais :D
Bref, brefons, je vais tout de même vous parler d'un livre que j'ai beaucoup beaucoup aimé.

Les Escales - 21 € - 343 p. - 22 août 2024

Présentation de l'éditeur : 
Astrid a tout perdu. À quarante ans, plus rien ne la retient, alors elle part. Elle achète sans l'avoir visitée une maison isolée dans la région montagneuse et sauvage du Mercantour. Parmi ses bagages, un carton marqué d'une croix rouge, ce qu'il lui reste de sa vie passée. 
Soraya a tout laissé derrière elle. Sa Syrie natale, sa famille, ses amis, son insouciance. Elle traverse la montagne pour rejoindre la frontière française en se cachant de la police. Dans son ventre, une vie qu'elle déteste grandit. 
Deux destins de femmes inoubliables. Deux douleurs indicibles qui se rencontrent et s'apprivoisent.

Ma critique :
Globalement, tout est dit dans la présentation qu'en a faite l'éditeur.
Le roman alterne un chapitre sur Astrid, un chapitre sur Soraya. On découvre leurs vies, au présent, avec quelques bribes de leurs passés qui sont disséminées au fur et à mesure, sans trop en dire, nous laissant avec nos questions, avancer à tâtons pour découvrir leurs histoires.
Parce qu'après tout, le passé c'est le passé, après, il ne reste que le présent et l'espoir.
Evidemment, il y a des histoires qui se croisent, qui s'apprivoisent, et ça a quelque chose de beau, dans la violence qu'est la douleur.
En se côtoyant, sans forcément s'en rendre compte, elles se reconstruisent.

Ce n'est pas du tout le premier roman que je lis de Marie Pavlenko. Mais c'est pour moi le plus abouti. Il y a une maturité de narration et d'écriture que je n'avais pas ressenti dans ses précédents romans.
Et franchement je dis bravo. Pour son travail, pour ses recherches, pour l'évolution de son style, pour cette histoire.

J'avais très peur de la fin. Je me demandais où elle allait nous mener, si elle allait y arriver. Et la réponse, pour moi, est oui. J'ai entendu qu'elle avait peut-être choisi la facilité. Mais pas forcément. La fin va très bien avec la tonalité du roman.

Bref, à votre tour, lisez-le.

P.S. : J'en avais déjà parlé, mais je vous rappelle quand-même qu'en plus Marie Pavlenko est une belle personne :)

Mots clefs : Deuil - Solidarité - Immigration - Maternité

Ma note : 18/20

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lundi 17 février 2025

Pierre PEVEL - Le Paris des merveilles

Bragelonne - 17€90 - 1ère ed. 2003 - 382 p.


Présentation de l'éditeur : 
Paris, début du XXe siècle. 
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées. 
Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien… 
Bienvenue dans le Paris des Merveilles. 

Ma critique :
Voici ici, une relique de PAL que j'ai lue en Lecture Commune (LC) avec Lubie_lubillule, Leslecturesdekibachan et Macabane_auxpepites.

C'est un roman que j'avais eu en Service de Presse il y a quelques années déjà, à une réunion de présentation Bragelonne qui s'était déroulée en présence de l'auteur. Depuis ce temps, sa couverture et son univers me donnaient fort envie, mais, parce que la vie, il dormait tranquillement sur une étagère de bibliothèque.

Cette lecture, nous l'avons faite jour après jour et par groupement de 2 ou 3 chapitres, échangeant quotidiennement sur notre ressenti. Enfin, au final, plus elles que moi. Car j'ai assez vite senti qu'il y avait un décalage entre leur engouement pour le roman, et le mien. Page après page, j'attendais de voir.
Mais la fin arrivée, les avis se sont confirmés, les leurs comme le mien, et il a bien fallu rendre compte.

Ne vous méprenez pas : j'ai apprécie ma lecture, et je lirai volontiers le tome suivants avec elles. Seulement, ce ne fût pas le coup de cœur que j'attendais.

Si mes comparses ont adoré le petit côté cosy mystery du roman, il est ce qui, pour ma part, ne l'a pas fait. Les cosy mystery ne m'ont jamais attiré, tout simplement car je n'aime pas les enquêtes. Ainsi, ici, j'espérais que cela ne serait qu'une partie de l'histoire, et en fait non.
De plus, l'un des deux personnages principaux m'a insupportée. C'est un personnage que j'ai trouvé irritant par ses côtés que j'ai trouvé dédaigneux et capricieux, un peu comme un enfant gâté à qui l'on doit tout.
L'univers, quant à lui, permet de cataloguer pleinement le livre comme un roman de cosy fantasy, et ça, j'adore. Les créatures fantastiques et ce Paris suranné m'ont beaucoup plu. J'ai particulièrement aimé les talents des chats ailés ou encore les gargouilles.
Et ce que j'ai vraiment adoré, ce sont les incursions de l'auteur durant la lecture : quand celui-ci s'adresse à nous, lecteurs, au détour d'un paragraphe.
Au final, ce qui m'a le plus plu, nous plongeant dans l'univers sans enquête, c'est la petite nouvelle présente en fin d'ouvrage.

N'hésitez pas à vous faire votre propre avis en découvrant cet univers envoutant.

Ma note : 14/20

Citations : 
"Si vous en doutez, relisez le premier chapitre de ce livre. Vous gagneriez cependant du temps en me faisant confiance. Vous ai-je déjà menti ?"
"De sorte qu'un cercle vicieux bien connu, source de tous les racismes, avait survécu aux siècles. On évitait les mages parce qu'on les redoutait ; on les connaissait mal puisqu'on ne les fréquentait guère ; et de l'ignorance naissait la crainte et les plus folles rumeurs"
"La mémoire est un ciment solide. Si solide et durable que la nostalgie survit parfois longtemps à l'amitié"

Mots clefs : Steampunk - Cosy mystery - Cosy fantasy - Enquête - Créatures fantastiques - Urban fantasy

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