mercredi 22 avril 2015

Jandy NELSON - Le soleil est pour toi

Gallimard "scripto" - 15€90 - 470 p. - Mars 2015

Ma critique :
Noah & Jude sont jumeaux. Ils sont artistes, comme leur mère : Noah peint, immensément bien, Jude sculpte, en cachette. A leur 16 ans, leur famille a changé. Jude est inscrite à l'institut d'art tandis que Noah ne l'est pas. Qu'est-ce qui a à ce point changé depuis leur 13 ans ?
On suit leur histoire par l'alternance de longs chapitres : on suit Noah à 13 ans, ses premières amours, sa manière de peindre tout le temps, même dans sa tête. On suit Jude à 16 ans, accompagnée du fantôme de sa grand-mère.

Morceau par morceau, dans le passé ou dans le présent, on découvre leur histoire. Pourquoi à 16 ans ils ne se parlent plus, quels secrets entourent leur famille. Chacun culpabilise, pense avoir quelque chose à se reprocher mais quoi ?

On découvrira ce qui les a mené à ce stade de leur vie en compagnie de différents personnages secondaires : leurs parents qui, bien que n'étant pas au centre de l'histoire, sont à l'origine de beaucoup. Brian, qui ouvrira les yeux de Noah. Guillermo et Oscar, personnages abimés par la vie, qui les aideront à avancer par leur présence. (J'éprouve un profond attachement pour Guillermo, ce sculpteur bourru qui s'insinue dans la vie de Jude pour la laisser se révéler)

Je n'avais jamais lu cet auteur et j'ai vraiment beaucoup beaucoup aimé ce livre. Il est prenant. Chaque page semblait révéler quelque chose de plus sur les personnages ou leur histoire, qui ils sont, leurs relations. Je me suis laissée embarquer à leur côté avec plaisir. 

Alors à votre tour, laissez vous porter.

Citations :
"C'est comme si son appareil photo avait trouvé cette autre fille, celle que j'aimerais être." 

"Personne ne vous dit jamais à quel point l'absence est cruelle, ni combien de temps elle dure."

"On courait sans le savoir les uns vers les autres. Certaines personnes sont peut-être faites pour habiter la même histoire, quoiqu'il arrive"

Ma note : 18/20

lundi 6 avril 2015

Marie PAVLENKO - Marjane T.1 La Crypte

Pocket Jeunesse - 17€90 - 381 p. - Mars 2015

Ma critique :
Marjane est une jeune ninn, une espèce de vampire, qui vit chez son père, n'a pas connu sa mère. Comme tous les jeunes ninn, elle attend sa majorité pour voir le monde, car elle ne connaît que la résidence secrète où vivent les siens au cœur de Paris.
Sa vie se déroule paisiblement en compagnie de Jack, son corkan et d'Ashley sa meilleure amie lorsque survient un événement qui va tout changer.
Là, elle devra fuir en compagnie d'Andras, son majordome, et elle découvrira que le monde n'est pas celui qu'elle croyait et qu'il est peuplé, en plus des humains, de multiples créatures fantastiques.

S'ensuit un récit haletant, digne du thriller, à la recherche de la vérité sur ses origines.

Un chouette univers que dépeint là Marie Pavlenko. On suit les interrogations et périples de Marjane en même temps qu'elle. On s'attache à son corkan, on veut en savoir plus sur cet univers fourni. Ce premier tome, mise en place et contextualisation, nous rend impatients de connaître la suite des aventures de cette jeune héroïne.


Citation :
"Même leurs disputes étaient enviables ! Car se fâcher impliquait d'être deux : il fallait une personne en face, une personne réelle, qui crie et s'agace."

Ma note : 17/20

Du même auteur :


vendredi 27 mars 2015

MOURLEVAT & BONDOUX - Et je danse aussi

Fleuve - 18€90 - 280 p. - Mars 2015

Ma critique : Pierre-Marie Sotto, écrivain reconnu, reçoit un mystérieux paquet d'une dénommée Adeline Parmelan. Alors qu'il lui répond via son adresse mail qu'il refuse de lire des manuscrits et souhaite le lui renvoyer, une correspondance entre eux s'engage.

Petit à petit, ils feront connaissance sans le vouloir à travers leurs lettres. Et le lecteur les découvrira comme eux se découvrent. ce qui ressemble à une amitié s'instaure alors.
Mais tout n'est pas rose : Adeline vit seule, est complexée. Pierre-Marie est seul après plusieurs mariages. 
De confidences en confidences, on découvrira ce que sont réellement leurs vies car très vite, une intrigue voit le jour, des questions restent en suspend et l'on ne peut décrocher de notre lecture.

Comme beaucoup, j'ai souhaité lire ce livre, intriguée par l'alliance de ces deux auteurs et le thème du livre qui me paraissait un peu loin de ce qu'ils pouvaient faire.
Si j'ai eu peur d'être déçue après avoir vu quelques avis négatifs sur les réseaux sociaux, j'ai été agréablement surprise.
J'ai passé un excellent moment en compagnie de ces deux personnages un peu désillusionnés et de leurs vies simples. Tous les deux se redonnent le sourire et nous redonnent le notre.

Un roman frais et léger qui fait du bien par sa légèreté de ton et ses personnages attachants.


Ma note : 17/20

lundi 16 mars 2015

Benjamin RENNER - Le grand méchant renard

Shampooing - 16€95 - 192 p.- Janvier 2015

Résumé : "Un renard chétif tente de se faire une place de prédateur face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle. Il a trouvé une stratégie : il compte voler des œufs, élever les poussins, les effrayer et les manger."

Ma critique : J'ai commencé à lire. Au début j'étais assez sceptique. Les choses se mettaient en place, on nous présentait les personnages, le renard un peu bébête, le méchant loup, la poule... Les deux premiers, l'un benêt, l'autre plus futé, qui cherchent à manger la 3ème et ses copines, classique. Je ne voyais pas où l'auteur voulait en venir. Et d'un coup il y a eu les poussins, coeur de l'intrigue. Et là, l'histoire a pris place et est devenue une BD drôle, touchante et indispensable. Avec le plus mignon méchant des renards.
Il n'y a pas vraiment de décor sauf le nécessaire qui fait l'ambiance et le contexte : le poulailler, la forêt, le terrier, des dessins simples d'un trait de crayon et d'un coup de pinceau pour représenter les personnages : un bon cocktail pour illustrer les différentes saynètes qui composent cette histoire.
A mettre entre toutes les mains sans hésitation.

Ma note : 19/20

dimanche 15 mars 2015

Jeanne BENAMEUR - Laver les ombres

Babel - 6€60 - 156 p. - 2010

Ma critique : Léa, chorégraphe et danseuse, vit sa vie sous le prisme de la danse. Un jour, un appel de sa mère, précédent une tempête, fait surgir des questions qu'elle tâchait d'enfouir et qui l'ont certainement construites. Il est temps d'en avoir le cœur net. Il lui faudra tout son courage pour aller à la rencontre de sa mère et de son passé familial, pour enfin, peut-être résoudre certains blocages en elle-même.
On suit la vie de Léa en alternance avec des "tableaux" qui nous montre principalement la vie de Romilda, jeune italienne en temps de guerre et parfois Bruno, le compagnon peintre de Léa.

C'est un roman à côté duquel je suis passé. Si l'écriture était belle et les tournures recherchées, elle ne m'a pas touché. Le personnage de Léa ne m'a pas attendri non plus.
Je l'ai lu parce qu'il était cour mais avec la sensation qu'il n'avançait pas. Seule l'histoire de Romilda se déroulait. Les "tableaux" aurait suffit au récit. J'ai trouvé le personnage de Léa étranger au roman comme moi-même j'y suis restée étrangère.
Ce n'était peut-être pas le bon moment, car la thématique aurait vraiment pu me toucher.

Ma note : 14/20