lundi 17 août 2015

Audren - Wild girl

Albin Michel "Litt" - 15 € - 2 septembre 2015


Ma critique :
Un roman qui m'a réellement enthousiasmée ! Et en ce moment, ce n'est pas simple.

Milly, 19 ans, quitte l'est américain au profit de l'ouest. On est au XIXème siècle, l'époque des far west. Après un voyage de 3 mois, elle sera institutrice pour les enfants de la ville de Tolstoy.

C'est une autre vie qu'elle découvrira, où il n'y a pas vraiment de justice et où les rares indiens sont craints. Ici, elle sympathisera avec sa voisine, la mystérieuse Marcelline, avec Elwood et avec Finn le forgeron. Elle s'attachera à ses petits élèves mais sera en désaccord avec la mère de quatre d'entre eux, très stricte et puritaine. Elle sera indécise quand Joshua, jeune homme de 17 ans, frère d'un bandit, souhaitera rejoindre sa classe...

Milly est une héroïne comme on les aime : elle rêve de liberté, est joyeuse, déterminée et ne se laisse pas faire, ni par la religion, ni par ceux qui estiment qu'une femme doit se comporter différemment des hommes.

En suivant son quotidien, on suivra ses amitiés, ses espoirs, ses désillusions et sa découverte de l'ouest américain.

Un roman sans prétention, dépaysant, instructif (pour ceux qui comme moi ne connaissent pas trop l'Amérique) et surtout très plaisant.


Ma note : 19/20


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lundi 10 août 2015

Lewis Carroll - Alice au pays des merveilles

Soleil - 25 € - 92 p. - Mars 2010
Ma critique :
L'histoire, je pense que vous la connaissez. Alors que sa soeur lui fait la lecture, la petite Alice aperçoit un lapin blanc en redingote et portant une montre à gousset. Elle décide de le suivre et se retrouve dans un endroit étrange peuplé de drôles de personnages.

L'univers d'Alice au pays des merveilles et son iconographie est lui aussi très connu. Ainsi, si je n'avais jamais lu le livre, j'avais déjà vu le Disney, le Tim Burton, joué au "Alice retour au pays de la folie" et j'en passe. Et j'étais donc déjà complètement conquise par cet univers farfelu et onirique, cette jeune fille candide et ces personnages étonnants.

J'ai choisi d'acheter cette édition, car elle collait parfaitement avec ce que m'inspirait Alice au Pays des merveilles. Les dessins d'Amoretti colle parfaitement au XIXème siècle et ils traduisent merveilleusement bien l'univers de Lewis Carroll.
Je n'ai aucun regret quant à ce choix, j'ai en ma possession un très très beau livre.

L'histoire en elle-même et l'écriture m'ont, comme je m'y attendais, complètement plu. Un voyage surprenant dans un monde décalé.




Ma note : 20/20

mardi 4 août 2015

Delphine de VIGAN - D'après une histoire vraie

JCLattès - 20 € - 479 p. - 26 août 2015


Ma critique :

Après le succès de son précédent roman à caractère autobiographique, Delphine traverse une passade compliquée entre incompréhension de certains membres de sa famille, sollicitation de ses lecteurs. C'est à ce moment-là qu'elle rencontre lors d'une soirée, L., qui semble l'amie parfaite : elle comprend ses états d'âmes, partage avec elle de nombreux points communs et souhaite la soutenir sur bien des points, notamment en ce qui concerne l'écriture de son prochain livre. 
Insidieusement, cette amie va se montrer omniprésente, presque envahissante mais toujours généreuse et serviable.

Ce roman m'a captivée d'emblée. A la fois histoire d'amitié, histoire qui semble "vraie" et réflexion sur l'écriture.
Je lui ai trouvé différents axes de lecture qui s’enchaînent et s'entremêlent.
Nous avons l'histoire de base, cette amitié qui prend toute la place dans la vie de Delphine. Ici, Delphine de Vigan nous parle de sa vie, de ses enfants, son compagnon, d'auteurs qui sont ses mais et que l'on a pu lire aussi : on est interpellé par tant de sensibilité, tant de confidences que l'auteur semble nous faire.
Semble, car le deuxième axe devient très vite une réflexion et un questionnement intrinsèque au roman : la fiction est-elle moins forte que le réel ? et avec elle tout un tas de réflexions sur l'écriture de soi, l'attente des lecteurs, le vrai et le non-vrai. Tiens, justement Delphine de Vigan semble faire dans ce roman de l'autofiction...
Le dernier axe, si je puis dire, est ce qui coordonne les précédents : la place de Delphine de Vigan, auteur et personnage de ce livre. C'est ce que l'on comprend vers la fin, la résolution, ou non résolution des questionnements pré-cités.

Alors dit comme ça, on semble presque croire à un essai. Mais non, ça reste un roman. Et un roman de Delphine de Vigan et sa plume que j'adore. De ses mots, elle sait nous toucher, nous interpeller. Si certaines choses se devinent, la lecture reste agréable et prenante ; j'avais beaucoup de mal à laisser le livre, je voulais continuer ma lecture.

Citations :
"Être au centre, ne serait-ce qu'un instant, supporter plusieurs regards à la fois, était tout simplement inenvisageable"
"
L. m'était devenue nécessaire, indispensable. Elle était là. Et peut-être avais-je besoin de cela : que quelqu'un s'interesse à moi de manière exclusive."

Ma note : 18/20


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lundi 20 juillet 2015

David VANN - Sukkwan Island

Gallmeister - 8€70 - 199 p. - 2011

Ma critique :
Comment résumer sans trop dévoiler ? là est la question.

Jim, ancien dentiste, décide d'aller passer un an sur une île sauvage d'Alaska, Sukkwan island, avec Roy son fils de 13 ans. Ce dernier n'est pas très emballé, mais il accepte pour faire plaisir à son père.
Bien entendu tout ne se passera pas comme prévu.

On m'avait prévenue, je l'avais lu dans différents commentaires, ce livre est dur, sombre ; il remue ses lecteurs. Alors je pense que je m'étais un peu préparée, et ce n'est pas du luxe.
Effectivement, c'est pas facile. Les vies de ces deux personnages, le père comme le fils, sont sombres. Ce sont deux personnages tourmentés seuls face à la nature. Un huis clos dans une ambiance sauvage. C'est exactement ce que j'avais envie de lire alors il m'a beaucoup plu, malgré l'indicible, l'horreur et le reste.
Je pense que c'est un livre à lire car il est beau malgré tout, beau dans son récit, son ambiance. De toute façon, ce n'est pas nouveau que l'horreur peut abriter la beauté.
Alors soyez prévenu, soyez prêt, mais essayez quand le cœur vous en dira.

Ma note : 17/20

vendredi 3 juillet 2015

Amélie NOTHOMB - Le crime du comte Neville

Albin Michel - Août 2015


Ma critique :
Après une fugue de sa fille Serieuse, le comte Neville apprend de la voyante qui l'a sauvé qu'il commettra un crime lors d'une soirée qu'il va organiser.

Il y a quelque chose que je déteste, c'est être déçue par un roman d'Amélie Nothomb. Non que je lui en veuille et que son style baisse dans mon estime, non, elle a le droit d'être faillible. Mais après, c'est plus dur de la défendre face à ceux qui ne l'aiment déjà pas beaucoup. Bref.

J'ai apprécié ma lecture. Si si. Un nouveau Nothomb est toujours un moment de joie, de détente, de plaisir du verbe. Mais peut-être que j'en attendais trop.

J'ai trouvé les dialogues moins mordant, la mise en contexte un peu longue pour pas grand chose, les personnages pas assez creusé et la fin... inexistante.
Pourtant, l'idée initiale était bonne, le cadre intéressant, Serieuse, prometteuse.

Alors alors, oui, je suis déçue. Ça arrive.

Madame Nothomb reste quand-même mon écrivain de cœur.

Ah, et, comme vous pouvez en juger, la couverture est sublime.

Ma note : 15/20


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