lundi 25 septembre 2017

Jenni FAGAN - Les buveurs de lumière

Métailié - 20 € - 304 p. - 24 août 2017

Ma critique : Les Buveurs de lumière, c'est un roman lumineux, qui m'a fait beaucoup de bien malgré le contexte dramatique qu'il dépeint.

On suit la vie de deux personnages principaux dans un contexte de nouvelle ère glacière : il fait froid, il y a des icebergs, la circulation devient difficile. 
Dans tout ça Stella se construit : elle cherche sa place dans un monde qui ne la comprend pas, elle cherche à être elle-même malgré les regards des siens. 
Dylan, lui, vit un retour aux sources puisqu'il vient s'installer où vivaient sa mère et sa grand-mère. 
Et bien sûr ces deux personnages se rencontrent et s'apprivoisent par la proximité de leurs habitations. Leurs quotidiens se croisent et s’emmêlent car autour d'eux, il y a Constance, la mère de Stella. Constance qui fréquente toujours le père de Stella, marié, mais aussi, en même temps et depuis longtemps, un autre homme. Constance qui plait à Dylan. 

Ce petit monde vit et survit, nous sommes avec eux, au quotidien. Ils sont terriblement humains, terriblement vrais, terriblement justes et on aimerait vraiment les rencontrer.

Tout est beau dans ce roman, le paysage, les personnages, la plume de l'auteur. J'en redemande et vous recommande de tenter l'aventure, ou plutôt la rencontre de ces êtres cassés mais vivants.

Mots Clefs : Transidentité - Adolescence - Hiver - Famille

Extraits : "Quand les adultes entendent grincer une petite porte sombre dans leur coeur, ils montent le son de la télé. Ils s'enfilent un verre de vin.Ils disent au chat que c'était juste une porte qui grinçait. Le chat sait. Il saute du canapé et sort de la pièce. Quand cette petite porte sombre dans un cœur se met à faire clic-clac clic-clac clic-clac si fort et si violemment qu'on voit littéralement battre leur poitrine - eh bien là ils disent qu'ils ont du cholestérol et ils essaient d'arrêter le beurre, ils se mettent à aller marcher."
"Peut-être que certaines particules d'amour ne disparaissent jamais" 

Ma note : 19/20


mardi 29 août 2017

Amélie NOTHOMB - Frappe-toi le coeur

Albin Michel - 16€90 - 180 p. - 23 août 2017


Si Nothomb reste parmi mes écrivains favoris, il serait mentir de dire que j'ai aimé tous ses romans ces dernières années.


Chaque année, retrouver sa prose est une grande attente : cette année le Nothomb sera-t-il génial ? décevant ?
Retrouver son style d'écriture est toutefois toujours un plaisir.

Pour vous dire deux trois mots sur l'histoire, tout en vous la laissant découvrir par vous-même comme je l'ai fait moi-même : on suit d'abord Marie, personnage clef du roman. Elle donne naissance à Diane mais ne parvient pas vraiment à s'attacher à l'enfant car elle en est jalouse.
Puis on suit Diane, qui se construit comme elle peut malgré cette (non-)relation difficile.
D'autres personnages s'ajouteront à cette histoire pour en faire un roman sur la maternité, la construction de soi et la jalousie.

Le fin mot de mes attentes, c'est que celui de cette année, je l'ai aimé. Il m'a fait passer un très bon moment.
J'y ai retrouvé des personnages forts et marquants aux caractères particuliers qui me plaisent tant chez Amélie Nothomb.
Le seul bémol pour moi est ici l'accélération dont fait preuve le roman. Je pense qu'il y aurait eu quelque chose de plus à creuser en ce qui concerne la vie de Marie et celle de Diane. Mais ce n'est pas très grave en soi non plus.

Ma note : 17/20

Mots Clefs : Maternité - Jalousie - Relation parent/enfant - Construction de soi

mercredi 9 août 2017

Paula HAWKINS - Au fond de l'eau

Sonatine - 22 € - 407 p. - 8 juin 2017

Ma critique : Alors, ce bouquin, j'avais quelques réticences à le lire. Déjà, le sujet me branchait moyen. Ensuite, j'avais beaucoup aimé le premier roman de l'auteur, La Fille du Train, et je m'attendais donc à être déçue par celui-là.
Et en fait, j'ai complètement adhéré.

En deux mots, toute l'histoire tourne autour d'un bassin dans lequel des femmes ont été, de tous temps, retrouvées mortes. Plus récemment, une ado Katy y est retrouvée. Puis c'est le tour de Nel. Qu'a bien t-il pu se passer ?
Pour tenter de le comprendre, Jules, la soeur de Nel, Lena, l'amie de Katy et fille de Nel, ou encore des policiers ou des habitants de la ville vont nous exposer ce qu'ils pensent, ce qu'ils ont vécus.

Alors si j'ai adhéré, c'est d'abord grâce à la forme : Non seulement les chapitres sont très courts, ce qui donne beaucoup de rythme au roman, mais en plus c'est un roman polyphonique. J'adore ce type de roman. Avoir le point de vue de différents personnages me permet de vraiment rentrer dans l'histoire, de la vivre comme si j'y étais. (D'ailleurs si vous avez des conseils de romans de ce type, je suis preneuse...)
Pour l'histoire, quant à elle, elle est très prenante : très vite, on veut aussi savoir ce qu'il s'est passé. On veut aussi comprendre. Et on soupçonne tout le monde. Dès qu'on a une piste, une autre se greffe. Jusqu'à la fin, je n'ai eu aucune certitude. Même si je suis bon public, n'est-ce pas ce qu'on attend d'un bon polar ?

J'ai mis quelque temps avant de ne plus pouvoir le lâcher du tout, mais vous aurez compris, je suis conquise :)


Ma note : 17/20

Mots Clefs : Roman policier - Noyade - Roman polyphonique

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 La fille du train  Qui ?

vendredi 28 juillet 2017

Raphaël JERUSALMY - Evacuation

Acte sud - 16€50 - 144 p. - Avril 2017

Ma critique : Ce roman, il m'a "appelé", si je puis dire. Il est sorti il y a quelques temps déjà. Ni son titre, ni sa couverture ne m'attiraient.

Mais ces derniers jours, plusieurs fois, je l'ai feuilleté, j'ai lu la quatrième de couverture, puis j'ai lu le début.

J'ai d'abord été captivée par sa forme : De courts chapitres dans lesquels on retrouve régulièrement, des illustrations de panneaux routiers.

Alors hier soir, je l'ai pris, et je l'ai lu.

De quoi ça parle ? De Naor, de sa copine Yael et de son grand-père Saba. Alors que Tel Aviv est évacuée, tous les trois, vont rester. Et vivre clandestinement dans cette ville désertée. Survivre entre les bombardements.
Oui, mais ils ne sont pas n'importe qui : Naor est étudiant en cinéma, il fera un film au smartphone de ce qu'ils vivront, Yael est peintre, Saba est un littéraire.
Leur histoire est racontée par Naor à sa mère, qui ponctue le récit de ses quelques interventions. Ils voyagent ensemble. Où vont-ils ? vous ne le saurez qu'en lisant le livre.

Tel Aviv m'est inconnue. Mais le sujet, l'errance dans une ville déserte m'a plu. Et la narration, les trois personnages, m'ont vraiment convaincue et touchée. C'est juste, c'est poétique d'une certaine manière. C'est un texte qui ne m'a pas laissée de marbre.

Il n'y a pas de jugement dans ce roman. Juste de la narration. Juste une errance.

Mots Clefs : Errance - Évacuation - Resistance - Survie

Ma note : 17/20


mardi 18 juillet 2017

Marie-Lorna VACONSIN - Le Projet Starpoint T.1

La Belle Colère - 19 € - 380 p. - Mars 2017

Ma critique :
Pythagore Luchon, malgré son prénom, est un élève comme un autre. Il entre en seconde où il doit retrouver sa meilleure amie Louise. Mais voilà que celle-ci l'ignore : elle s'est trouvé une autre amie, une fille étrange aux cheveux rouges, Foresta Erivan.

Jusqu'au jour où la-dîte Foresta vient le chercher pour qu'il l'aide à retrouver Louise qui a disparu, dans un autre monde.

J'ai lu ce roman il y a quelques temps déjà et il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais quand-même une très bonne impression.
C'est un roman auquel on s'attache par l'originalité de son univers. Un univers parallèle aquatique comme l'on en voit peu. Dans lequel on entre par des "angle-morts".
L'intrigue en elle-même n'est pas archi exceptionnelle, on a du déjà vu, mais l'univers et l'écriture très simple malgré les explications scientifiques font qu'on entre vraiment bien dans l'histoire et qu'on prend plaisir à le lire.

En bref, un roman que l'on lit sans se prendre la tête et dans lequel on passe un bon moment.

Mots Clefs : SF - Amitié - Monde parallèle - Adolescence
Ma note : 15/20