lundi 17 février 2025

Pierre PEVEL - Le Paris des merveilles

Bragelonne - 17€90 - 1ère ed. 2003 - 382 p.


Présentation de l'éditeur : 
Paris, début du XXe siècle. 
Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons ; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens. Mais ce n’est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l’entendons : la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats-ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées. 
Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien… 
Bienvenue dans le Paris des Merveilles. 

Ma critique :
Voici ici, une relique de PAL que j'ai lue en Lecture Commune (LC) avec Lubie_lubillule, Leslecturesdekibachan et Macabane_auxpepites.

C'est un roman que j'avais eu en Service de Presse il y a quelques années déjà, à une réunion de présentation Bragelonne qui s'était déroulée en présence de l'auteur. Depuis ce temps, sa couverture et son univers me donnaient fort envie, mais, parce que la vie, il dormait tranquillement sur une étagère de bibliothèque.

Cette lecture, nous l'avons faite jour après jour et par groupement de 2 ou 3 chapitres, échangeant quotidiennement sur notre ressenti. Enfin, au final, plus elles que moi. Car j'ai assez vite senti qu'il y avait un décalage entre leur engouement pour le roman, et le mien. Page après page, j'attendais de voir.
Mais la fin arrivée, les avis se sont confirmés, les leurs comme le mien, et il a bien fallu rendre compte.

Ne vous méprenez pas : j'ai apprécie ma lecture, et je lirai volontiers le tome suivants avec elles. Seulement, ce ne fût pas le coup de cœur que j'attendais.

Si mes comparses ont adoré le petit côté cosy mystery du roman, il est ce qui, pour ma part, ne l'a pas fait. Les cosy mystery ne m'ont jamais attiré, tout simplement car je n'aime pas les enquêtes. Ainsi, ici, j'espérais que cela ne serait qu'une partie de l'histoire, et en fait non.
De plus, l'un des deux personnages principaux m'a insupportée. C'est un personnage que j'ai trouvé irritant par ses côtés que j'ai trouvé dédaigneux et capricieux, un peu comme un enfant gâté à qui l'on doit tout.
L'univers, quant à lui, permet de cataloguer pleinement le livre comme un roman de cosy fantasy, et ça, j'adore. Les créatures fantastiques et ce Paris suranné m'ont beaucoup plu. J'ai particulièrement aimé les talents des chats ailés ou encore les gargouilles.
Et ce que j'ai vraiment adoré, ce sont les incursions de l'auteur durant la lecture : quand celui-ci s'adresse à nous, lecteurs, au détour d'un paragraphe.
Au final, ce qui m'a le plus plu, nous plongeant dans l'univers sans enquête, c'est la petite nouvelle présente en fin d'ouvrage.

N'hésitez pas à vous faire votre propre avis en découvrant cet univers envoutant.

Ma note : 14/20

Citations : 
"Si vous en doutez, relisez le premier chapitre de ce livre. Vous gagneriez cependant du temps en me faisant confiance. Vous ai-je déjà menti ?"
"De sorte qu'un cercle vicieux bien connu, source de tous les racismes, avait survécu aux siècles. On évitait les mages parce qu'on les redoutait ; on les connaissait mal puisqu'on ne les fréquentait guère ; et de l'ignorance naissait la crainte et les plus folles rumeurs"
"La mémoire est un ciment solide. Si solide et durable que la nostalgie survit parfois longtemps à l'amitié"

Mots clefs : Steampunk - Cosy mystery - Cosy fantasy - Enquête - Créatures fantastiques - Urban fantasy

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vendredi 31 janvier 2025

Matt HAIG - Les Radley (trad. par Françoise du Sorbier)

Nami - 19€90 - 446 p. - Octobre 2024

Présentation de l'éditeur : 
Un pavillon dans une banlieue British, deux enfants au lycée, des dîners entre voisins… En apparence, Helen et Peter Radley ont tout du couple « parfait ». Mais quand leur fille Clara se fait agresser en rentrant seule d’une fête et commet l’irréparable, ils sont confrontés à la vérité qu’ils essaient de dissimuler depuis plus de vingt ans. 
Obligés d’expliquer à leurs enfants pourquoi ils ne peuvent pas manger d’ail sans s’asphyxier ni sortir de chez eux sans se tartiner d’écran total, Helen et Peter craignent que leur régime végétarien ne convienne plus à ces jeunes vampires en pleine crise d’adolescence. Et lorsque le frère de Peter arrive en ville, bien décidé à leur prouver qu’ils ne peuvent pas refouler indéfiniment leurs instincts, les Radley comprennent que les jours paisibles sont derrière eux… et que l’avenir pourrait se révéler plus ensanglanté qu’ils ne l’imaginaient.

Ma critique :
On a ici un parfait mix entre Desperate Housewives et Fascination (Twilight quoi).
La première est ma série préférée, le second un roman qui renouvelait la littérature ado à sa sortie, et passionnée de vampires, que j'avais adoré.
C'est donc un peu ça qu'on retrouve ici : une vie de banlieue pour une famille atypique car vampires.
Ce qui va différer un peu, c'est la narration, plus lente que pour Fascination. Une narration qui prend son temps pour poser le décor. Puis au fur et à mesure, on se prend au jeu, quelque chose se passe, et ça démarre enfin.
Sans que ça soit LA lecture de l'année, j'ai passé un très bon moment avec ce roman qui renouvelle plus que carrément le genre vampirique.
C'est un peu le roman de vampire pour qui aime les romans tranquilles, les lectures faciles, pour lire sans se prendre la tête.

Ma note : 15/20

Mots clefs : Vampire - Desperate Housewives - Twilight - Secret de famille - Différence

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vendredi 17 janvier 2025

Baptiste Beaulieu - Tous les silences ne font pas le même bruit

L'Iconoclaste - 20€90 - 366 p. - Octobre 2024


Présentation de l'éditeur : 
L'Histoire d'une différence. Tu es un garçon de 8 ans. Un dimanche soir, en famille, tu regardes un film qui se moque d'un couple d'hommes. Qu'y a-t-il de si drôle ? Tu deviens un adolescent que l'on insulte : " Sale pédé ! " Tu contemples l'eau noire du canal du Midi, prêt à abandonner. Sur tes épaules, un sac à dos rempli de pierres et ton secret. Te voilà jeune homme, tenant la main de ton amoureux au risque d'être tabassé, puis père à ton tour. Un médecin révolté, un écrivain qui ne peut plus se taire. C'est l'histoire d'un homosexuel, aujourd'hui, en France. Son récit nous fait entrer dans sa peau et adopter son regard. Il raconte les préjugés, le harcèlement, la mise à l'écart et les silences qu'il doit affronter. Il y a l'homophobie qui nous révolte et celle que l'on ne soupçonne pas, logée en chacun de nous. Un grand texte, bouleversant et universel.

Ma critique :
J’ai lu ce livre il y a quelques semaines déjà. Quand je l’ai lu, je pensais lire un roman autobiographique. Mais en fait on est ici beaucoup plus proche d’un essai sur « être homosexuel en France de nos jours » que sur un roman. Mais tout ça par la plume de Baptiste Beaulieu, donc très accessible et agréable à lire. Et du fait du sujet, très intéressant, très documenté. 

Déjà, Baptiste Beaulieu sait de quoi il parle, car il est lui-même concerné : concerné par l’homosexualité puis qu’il aime les hommes, par l’homophobie puisqu’il la subit, par l’homoparentalité car il a un petit garçon en bas âge avec son conjoint. 

De plus Baptiste Beaulieu est médecin et romancier. Et tout ça, il le vit encore plus dans son premier métier, puisqu’il côtoie du monde, pros de la santé, patients ; homosexuels outé, homosexuel qui ne le dit pas, personnes en questionnement, personnes fières, personnes honteuses qui ne devraient surtout pas l’être, bref, des humains, de tous âges, de tout milieu pro, etc Et il nous le raconte avec émotions et engagements grâce à son second métier.

C’est par cette expérience, la sienne propre, qu’il nous conte tout ça. Comment il s’est construit, ce qu’il a vécu, ce qu’il a vu. 
Et par ses connaissances et recherches, on aperçoit comment la société a évolué autour de cette question qui n’en est pas une. 

Je voulais en dire beaucoup plus et beaucoup mieux autour de ce livre, mais parce que la vie, notamment la vie de maman, j’ai laissé passé du temps et mes souvenirs entrecoupés de nuits hachées et de charges mentales ne sont pas aussi précis que ce que j’aurais souhaité.

Dans tous les cas, n'hésitez pas à lire ce livre, il est de nécessité publique, et vous y apprendrez forcément quelque chose.

Ma note : 19/20

 

Citations : "On ne devrait pas apprendre à mentir avant de savoir aimer"

 "Pire encore : il est gay et il le montre. IL. LE. MONTRE. Ben, vous savez quoi ? Composez avec. La gêne, elle est de votre côté." 

 "[...]ce n'est pas parcequ'un enfant est homosexuel qu'il est viré de chez lui, c'est parce qu'il a des parents homophobes"

  "La tolérance, c'est pour le gluten ou le lactose, tu ne veux pas qu'on te tolère, tu veux qu'on te respecte et jouir des mêmes droits que les autres" 


Mots clefs : Essai - Homosexualité - Société - Homophobie


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vendredi 10 janvier 2025

De retour ?



De retour ?

Après une tentative de retour avorté par blogger qui ne voulait pas que je me connecte, peut-être que cette fois c'est la bonne.
Quelques mois d'absence donc, pour la bonne cause, puisqu'il s'est agit une nouvelle fois de s'occuper d'une future lectrice déjà bien partie pour aimer les histoires.

Nouvelle année et peut-être nouvelle manière d'aborder et la lecture et les publications ?
peut-être se rappeler et assimiler que je n'ai plus d'obligation pro de lire les nouveautés en littérature "blanche" mais que j'aime aussi la litté ado, l'imaginaire, les graphiques, et les titres plus anciens
Ne pas non plus sans cesser chercher à rattraper les chroniques "en retard" et enfin ranger cette pile de livres lus en 2023, il n'y aura rien de dramatique si je ne les critique jamais, même si, avouons-le, ça me chagrine.

Je suis un peu en roue libre mais voilà où j'en suis.
Après une année 2024 où je me suis perdue en route pour la trouver elle, bébé N., j'espère cette année réussir à tout concilier. Je n'ai jamais aussi peu lu de ma vie qu'en cette année 2024, et ça ne m'a pas fait plaisir...

Alors j'espère ne pas me tromper en disant que c'est reparti !

A très vite !

vendredi 10 mai 2024

Ada VIVALDA - Porcelaine sous les ruines

Olympe - 23 € - 393 p. - 1er Février 2024

Présentation de l'éditeur : 
Parce qu'elle a accordé trop de voeux aux humains, Alba a été bannie sur Terre par les Génies. Après une longue errance à travers les siècles, elle a enfin trouvé un refuge et une famille sur l'archipel paisible d'Hibernia. Les habitants de ce qui fut jadis l'Irlande voient désormais en elle Lady Whitmore, la Dame aux yeux sombres, gardienne de ces derniers morceaux de terre verdoyante que la mer grignote chaque jour un peu plus. Mais l'abondance qui règne sur Hibernia commence à susciter la convoitise de Cymru, l'archipel voisin, puissant et surpeuplé. Le Conseil de Cymru envoie alors chez Lady Whitmore un émissaire aussi détestable que séduisant : Lethan Alcor. Tout juste élu Conseiller, Lethan a une mission cruciale : percer le secret de la richesse d'Hibernia. Et pour y parvenir, il est prêt à user de ses stratagèmes les plus redoutables contre Alba et ses proches. La cohabitation risque d'être orageuse... 

Ma critique :
Voici un livre dont j'attendais à la fois beaucoup, étant donné les nombreuses éloges dithyrambiques que reçoit l'auteur pour ce roman et son précèdent, et en même temps pas tant que ça, n'étant pas lectrice de romance.

J'ai fini le roman tout à l'heure et j'en garde à l'heure actuelle un ressenti positif.
Et pourtant ce n'était pas gagné. J'aime à le qualifier de "slow romantasy" pour justifier les longueurs dont il fait preuve pendant la majeure partie de la narration. Ce qui fait que j'ai eu du mal à être pleinement dedans et qu'il m'a fallu un bon bout de temps pour le lire (mais ça, c'est aussi la faute à mon état d'épuisement, coucou neuvième mois de grossesse)

Je me suis tout de même accroché car j'avais fort envie de l'aimer et car l'univers me plaisait, cet "après" tout où les personnages tentent de survivre, reconstruire, et en faire quelque chose de beau, comme une famille aussi.

Et j'ai beaucoup aimé le personnage de Lady Whitmore, personnage ni tout noir ni tout blanc, attachant avec ses qualités et ses défauts.
Le personnage de Lethan Alcor, quant à lui, je l'ai trouvé très caricatural. Mais dans une romance, ce ne m'a pas tant étonnée alors j'ai fait avec.
Leur romance, d'ailleurs, souffre elle aussi de ce travers : caricaturale et téléphonée. Mais là encore, c'est globalement ce que je m'attendais à trouver. Je n'aurais juste pas été surprise.

En somme, une jolie slow romantasy, oui, j'insiste, à l'univers agréable et original mais à la romance très classique, que je recommanderais à ceux qui veulent quelque chose de doux, de lent et de la romance.

Mots clefs : Romance - Fantasy - Post-apo - Ennemies-to-lover - One shot - Immortalité

Ma note : 14/20